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Thème de l'année 2018-2019 : DES MIGRANTS CHEZ NOUS

 La présence des migrants et des réfugiés occupe les esprits et les débats depuis de longs mois. À l’évidence, les migrations sont appelées à durer. Ce Cahier « Des migrants chez nous » invite à prendre la mesure des réalités en cause : il s’agit de réfléchir et d’agir pour que les situations vécues par les migrants et les réfugiés à nos côtés soient prises en considération, vraiment. Cela commence par organiser l’assistance. Mais ils aspirent à vivre une existence autonome et non pas indéfiniment assistée. Parmi nous, ils cherchent à refaire leur vie en toute dignité, tout en espérant pour certains d’entre eux retourner dans leur pays.

Accueillir : il y a un « dérangement » inévitable. Nos expériences de l’hospitalité, habituellement perçues dans une dimension interpersonnelle, sont mises à mal ; ici, aujourd’hui, les dimensions socio-politiques s’imposent. La présence des migrants bouscule nos usages, nos représentations... Ce temps de dérangement est temps d’ouverture à ceux qui, pressés par les nécessité de l’exil, arrivent chez nous, pour vivre. Dans ce temps de dérangement, nos attitudes contribueront à la fraternité, ou la désagrègeront.

Les 6 Documents de ce Cahier se présentent ainsi :

  1.  Accueillir, être accueilli.
  2.  Migrant aujourd’hui… et demain ?
  3. L’opinion divisée.
  4. Les gouvernants : réglementer, protéger, refouler...
  5. Migrants, associations : exigence de dignité. 
  6. La fraternité : un avenir pour tous ?

L’expérience de l’hospitalité est sans doute moins simple qu’on ne se l’avoue… avant de l’avoir expérimentée (Document 1). Cela dit, l’arrivée des migrants lui donne une dimension particulière. Les migrants, les réfugiés, venus dans des circonstances souvent très violentes, portent avec eux des aspirations qu’on ne saurait ignorer (Document 2).

 Les Documents 3 et 4 ouvrent des questions qui divisent, y compris les chrétiens. Posons ces questions et faisons confiance aux Ateliers de la foi pour les aborder lucidement et avec sérénité.

 Au cœur de ces situations délicates, conflictuelles parfois, les Documents 5 et 6 explorent des voies « possibles », celles qui sont à notre portée immédiate, mais aussi celles qui invitent à réfléchir à l’équilibre de notre société, dans une pespective plus lointaine ; sans oublier que la requête de dignité n’est pas une exigence pour un demain lointain ; c’est aujourd’hui, ici, que les migrants nous sollicitent.

Au regard de notre foi chrétienne, nous savons que l’amour du prochain est toujours dérangeant, comme l’amour de Dieu est lui aussi toujours dérangeant ; et pourtant cet appel à la dignité nourrit une exigence d’humanité ; il nous oriente vers la fraternité. Guidés par « l’Esprit de vérité » (Jn 16, 13), nous sommes ainsi invités à parcourir des étapes marquantes – éprouvantes parfois – de la fraternité, jusqu’à l’espérance de la bénédiction du Père.

Cette fraternité dont nous essayons de vivre ne va pas sans épreuves dans ce monde ; elle conduit à nous engager à la suite du Christ. C’est ce que dit Jésus dans sa prière au Père, avant son arrestation et sa passion : « Ils ne sont pas du monde, comme je ne suis pas du monde... Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les envoie dans le monde » (Jn 17, 14-18). Et Jésus ajoute d’une façon qui nous est peut-être moins familière : « Et pour eux je me consacre moi-même, afin qu’ils soient aussi consacrés par la vérité. » (Jn 17, 19). Le Christ révèle ainsi que sa passion  sera consécration, que cet engagement ultime au service du monde témoigne pleinement de la fraternité, celle qui fait en vérité de nous des fils du même Père.

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