En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

La joie de donner et de recevoir

Publié le Mercredi 16 mai 2018


Auguste Renoir, 1841-1919, la cueillette de fleurs, 1875, national gallery of Art, Washington

Dans un décor champêtre un peu féérique, un homme offre des fleurs à une jeune femme. La joie est-elle plus grande pour le jeune homme ou pour la jeune femme ?

Que de lumière, que de fleurs, que de joie sont exprimées ici par Renoir.

Un fort éclairage inonde la scène, provoquant une sensation atmosphérique qui dilue les découpes des silhouettes et des arbres.. Renoir rend cela par de rapides et courtes touches de pinceaux. Le vert domine et des taches de blancs, de mauves, jaunes ou roses donnent la gaîté de la scène.

On contemple ici une scène familière, couper et donner des fleurs, recevoir des fleurs. C’est un des thèmes de prédilection des peintres impressionnistes qui se sont attachés à évoquer des sujets de la vie quotidienne.

Loin de la peinture académique, loin des décors pompeux, les impressionnistes font revivre le monde ordinaire, celui du travail ou des activités de loisir des gens simples.



Le texte biblique

 Veillez sur vous-mêmes, et sur tout le troupeau dont l’Esprit Saint vous a établis responsables, pour être les pasteurs de l’Église de Dieu, qu’il s’est acquise par son propre sang.

 Moi, je sais qu’après mon départ, des loups redoutables s’introduiront chez vous et n’épargneront pas le troupeau.

 Même du milieu de vous surgiront des hommes qui tiendront des discours pervers pour entraîner les disciples à leur suite.

 Soyez donc vigilants, et souvenez-vous que, durant trois ans, nuit et jour, je n’ai cessé, dans les larmes, de reprendre chacun d’entre vous.

 Et maintenant, je vous confie à Dieu et à la parole de sa grâce, lui qui a le pouvoir de construire l’édifice et de donner à chacun l’héritage en compagnie de tous ceux qui ont été sanctifiés.

 Je n’ai convoité ni l’argent ni l’or ni le vêtement de personne.

 Vous le savez bien vous-mêmes : les mains que voici ont pourvu à mes besoins et à ceux de mes compagnons.

 En toutes choses, je vous ai montré qu’en se donnant ainsi de la peine, il faut secourir les faibles et se souvenir des paroles du Seigneur Jésus, car lui-même a dit : Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. »

 Quand Paul eut ainsi parlé, il s’agenouilla et pria avec eux tous.

Tous se mirent à pleurer abondamment ; ils se jetaient au cou de Paul et l’embrassaient ;

 ce qui les affligeait le plus, c’est la parole qu’il avait dite : « Vous ne verrez plus mon visage ». Puis on l’accompagna jusqu’au bateau.

Ac 20,28-38



Commentaires

Nous lisons ici un extrait du discours d’adieu de Paul aux Anciens d’Ephèse. Nous y découvrons les intérêts pastoraux de Paul dans sa tâche d’affermissement de la foi des communautés. Paul livre son testament spirituel. Tout comme dans les scènes de ce genre dans la Bible, on retrouve les motifs traditionnels : approche de la mort, évocation du passé, mandat de veiller sur l’héritage, vision prophétique du futur, exhortation.

Les Anciens sont exhortés solennellement à prendre soin du troupeau de Dieu. L’Esprit Saint a fait d’eux des pasteurs de l’Église. Ils doivent défendre l’Église contre des loups menaçants, les propagateurs de fausses doctrines. Ce mandat est accompagné d’une bénédiction, Paul les confie à Dieu et à la parole de sa grâce qui a le pouvoir d’édifier et d’assurer l’héritage. C’est la Parole que Luc considère comme le vecteur agissant de Dieu dans le monde.

Paul y ajoute la règle qu’il s’est donnée dans son ministère : son désintéressement matériel. Il n’a convoité l’argent de personne, il a travaillé de ses mains pour subvenir à ses besoins et à ceux de ses collaborateurs. C’est en donnant que l’on prend soin des faibles et que l’on se conforme à l’exhortation de Jésus à donner plutôt qu’à recevoir.

On ne trouve cette phrase dans aucun des évangiles, bien qu’elle ait été utilisée dans la littérature sapientiale grecque ou perse, ou le livre de Siracide : « Que ta main ne soit pas tendue pour recevoir et fermée quand il s'agit de rendre. » (Si, 4,31). L’Évangile, Bonne Nouvelle, continue à annoncer cette attention à l’autre qui fait grandir l’humanité.

Paul fait des adieux déchirants, pleurs et embrassades, scène décrite avec beaucoup d’émotion.

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