En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Prêtre de paroisse, moine en monastère

Publié le Vendredi 18 juin 2010

Prêtre de paroisse, moine en monastère

Prêtre de paroisse, moine en monastère

Au cours de toute l'année décrétée « sacerdotale » par le Pape Benoit XVI, beaucoup de prêtres ont témoigné de leur enthousiasme, de leurs difficultés, et toujours des merveilles vécues, une grande diversité se dégage donc.

Rien n'est jamais acquis. Le Père Teilhard de Chardin disait lui-même : « la première communauté  qui m'a accueilli comme vicaire m'a enfanté » comme prêtre, la deuxième comme catéchiste. Aujourd’hui, curé depuis un an, ma communauté m'enfante comme père. Mystère de la vie de Dieu, accomplissement de la vie d'un homme. »

Un curé de paroisse de banlieue parisienne souligne : je peux être amené à être témoin en une journée de ce qu'un homme mettra une vie entière à expérimenter : la naissance, le mariage, la maladie, la mort. Et mon ministère de sanctification, d'évangélisation, de communion et de service doit permettre à l'ordinaire de la vie chrétienne de devenir extraordinaire. Y a-t-il plus belle mission ?

Le prêtre, dans la continuité des apôtres est un témoin de Jésus Christ, de tous les aspects de la vie du Christ. Il est témoin d'une présence de Dieu, d'un amour et même d'un dévouement de Dieu pour chacun.
Je me dois d'oser dire ma foi, d'être proche de tous ceux qui vivent des situations difficiles. Les deux points d'appui de l'apôtre sont le dévouement aux plus pauvres et l'authenticité de la vie spirituelle.

Cela s'apprend en cours de route. C'est exigeant, difficile d'être apôtre. Il ne faut pas craindre d'aller à contre courant. Depuis toujours l'apôtre doit se distinguer pour témoigner de Celui qui l'envoie. C'est l'histoire même de l'Église.

Le moine dans son monastère de la même manière vit pleinement sa vie de prêtre :
C’est Dieu qui m’a appelé à cette vie, et c’est une grande joie de pouvoir se dire, quarante ans plus tard : je suis bien là où Dieu a voulu que je vienne le chercher, là où il m’appelle aujourd’hui. Une vie qui n’est pas toujours facile, mais pour moi elle n’aurait pas pu être plus belle ailleurs que dans cette vocation monastique.
Dans une vie de moine, on peut dire que toutes les trois heures la cloche sonne pour nous appeler à la prière. C’est Dieu qui m’appelle. Donner du temps à Dieu, pour lui donner notre vie, pour marquer que rien n’est plus important que chercher à le connaître et à l’aimer.
Saint Benoît, dans la Règle, demande au moine d’ouvrir son cœur et de dire ses pensées. J’ai beaucoup de reconnaissance pour ceux qui m’ont accueilli ici et formé à la vie monastique : j’avais 20 ans quand je suis arrivé au monastère, ils ne m’ont pas seulement appris à devenir moine, ils m’ont aidé à devenir homme.
Quelle que soit notre vocation...
 

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