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Rencontre d’Assise du 27 octobre 2011

Publié le Vendredi 28 octobre 2011

Rencontre d’Assise du 27 octobre 2011

Rencontre d’Assise du 27 octobre 2011

La rencontre d’Assise, voulue par Benoit XVI, rassemblera les représentants des grandes religions du monde dans une démarche qui veut à la fois se souvenir du chemin parcouru depuis la première rencontre d’Assise le 27 octobre 1986 et en même temps « regarder vers l’avenir avec l’intention de continuer, avec tous les hommes et les femmes de bonne volonté, à marcher sur le chemin du dialogue et de la fraternité, dans un monde en mutation rapide »(Communiqué de la salle de presse du Vatican, 2 avril 2011).

Se souvenir du chemin parcouru : la journée du 27 octobre 1986, marque un tournant dans l’histoire religieuse de l’humanité. Jean Paul II accomplit un geste prophétique en réunissant les chefs religieux comme témoins des grandes religions du monde. Il a la conviction que les croyants de toutes les religions ont quelque chose de profond en commun, et que, par ce lien, ils peuvent ensemble s’engager pour la paix. Il ne s’agit pas d’arriver à un consensus, rappelle le pape dans son discours inaugural de la journée, mais que « dans la grande bataille pour la paix, l’humanité avec sa diversité même, doit puiser aux sources les plus profondes et les plus vivifiantes où la conscience se forme et sur lesquelles se fonde l’agir moral des hommes ».( DC 1929, 7 décembre 1986).

Il ne s’agit ni d’un culte commun, ni d’une prière commune, mais d’être « ensemble pour prier ».L’exemple d’Assise est un encouragement pour cette prière de toutes les religions au service de la paix.

Benoit XVI n’a jamais nié l’importance du dialogue, assurant, dès la messe de clôture du conclave que « l’Eglise veut continuer à tisser avec les autres religions un dialogue ouvert et sincère, à la recherche du bien de l’homme et de la société ». Mais le pape estime que le dialogue théologique peut conduire à une impasse et au risque du relativisme. Le discours de Ratisbonne le 12 septembre 2006 a marqué une nouvelle étape, provoquant une onde de choc telle qu’elle a contraint le pontificat à affiner sa stratégie envers l’Islam. Quelques mois plus tard, dans la mosquée Bleue d’Istanbul, Benoit XVI se recueillait avec le grand Mufti dans la direction de La Mecque.

En juin 2007 le cardinal Jean Louis Tauran est nommé à la tête du Conseil Pontifical pour le dialogue interreligieux, mettant fin à une période de transition où l’existence de ce dicastère avait été remis en cause. En 2010, à l’Institut Catholique de Paris, il souligne que le dialogue interreligieux est d’abord un dialogue entre des croyants. Dialogue qui nous oblige à être cohérents par rapport à notre propre foi, à avoir une identité spirituelle bien définie, de manière à rendre raison de notre foi aux autres et également de découvrir les richesses des autres religions.

C’est dans cette ligne que se situe la nouvelle rencontre d’Assise où, évitant tout syncrétisme et tout relativisme, les croyants de toutes les religions vont accomplir un pèlerinage « pour symboliser le chemin que chaque être humain doit parcourir dans la recherche assidue de la vérité et la construction efficace de la justice et de la paix ». L’Eglise initiatrice de ces rencontres est fidèle à l’Esprit d’ouverture commencé par Vatican II. Tout en affirmant la nécessité du dialogue, l’Eglise entreprend avec chaque religion un dialogue spécifique qui tient compte des approches différentes du divin. Nous remarquerons que dans le même état d’esprit, le pape invite des personnalités non croyantes mais engagées philosophiquement qui œuvrent aussi pour la paix.

Une veillée de prière rassemblera les participants en la basilique Saint Pierre , présidée par Benoit XVI, puis le lendemain les délégations arriveront à Assise pour un temps de commémoration et d’approfondissement.

Un déjeuner frugal sera suivi d’un temps de silence, pour que chacun puisse réfléchir et prier vers celui qui est au-delà de nos différences.

Enfin, l’après midi du 27 octobre une marche silencieuse rassemblera les participants, vers la basilique Saint François où ils renouvelleront leur engagement commun en faveur de la paix.

Il est important que chacun se sente concerné par une telle démarche et qu’il s’unisse par sa prière aux croyants des autres religions ; reconnaissant en tant que chrétien, la valeur unique de la prière de chacun, puisque la prière authentique est toujours suscitée par l’Esprit Saint qui est au cœur de tout homme.

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