En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Leonard de Vinci

Publié le Lundi 29 juillet 2019

Leonard de Vinci

Léonard de vinci, Madona Benois, musée de l’Ermitage, st Petersbourg

 

De nombreuses manifestations fêtent le 500e anniversaire de la mort de Lonard de Vinci (1452-1519) , notamment au musée du Louvre à Paris et à Amboise (Val de Loire).

Son génie n’a jamais été mis en doute, ses œuvres sont commentées avec moult louanges mais sont aussi parfois l’objet d’interprétations malveillantes. Leonard de Vinci est soit présenté comme un incroyant et un homosexuel, d’autres commentateurs en font un maître de l’ésotérisme.

Nous qui admirons tant les tableaux mariaux de Léonard, qu’en est-il du message chrétien qu’il peut nous transmettre ?

Le philosophe Giuseppe Formari vient de publier un livre « La beauté et le néant , une anthropologie chrétienne de Leonard de Vinci », désirant remettre les choses à leur juste place.

Leonard situe ses œuvres dans la nature. Sa compréhension de la nature est moderne. La nature est à ses yeux un immense ensemble de forces et de phénomènes que l’homme doit chercher à connaître et sur lesquels il a le droit d’intervenir, là où c’est possible. Pour lui ces forces sont d’ordre essentiellement spirituel, l’esprit étant entendu comme une énergie, une finalité qui n’est pas matérielle, mais est intrinsèque à la nature même et renvoie à une origine transcendante. Ces visions sont très en avance sur son temps, d’où les incompréhensions de ses contemporains.

Dans ses peintures à thème religieux, Léonard fait preuve d’une interprétation ancrée dans la réalité humaine à la lumière d’expériences personnelles difficiles, marquées par sa condition d’enfant illégitime. Cela le conduit a donner une interprétation d’une bouleversante vérité et profondeur aux grands thèmes de l’incarnation, de la paternité de Dieu et de la maternité de Marie.

Regardons le tableau Madona Benois, conservé au musée de l’Ermitage de Saint Petersbourg.

Ce tableau avait été considéré comme perdu, mais l’architecte Benois l’exposa fièrement en 1909 au musée russe avec une partie de la collection de son beau-père.

Il s’agit d’une œuvre de jeunesse.

Marie, presque une enfant, regarde avec un sourire empli d’une joie ingénue et d’une mélancolie secrète, l’enfant qu’elle tient dans ses bras. Jésus est absorbé dans la contemplation d’une fleur. La fleur est en tant qu’élément de la nature, est périssable et rappelle la finitude de l’existence humaine.

C’est la Vierge qui offre l’œillet à l’enfant qui approche les mains de la fleur.

Certains y voient l’évocation de l'histoire personnelle, familiale, affective de Léonard, qu’il relie au message chrétien.

Giuseppe Formari explique que la beauté de l’art est pour Léonard de Vinci le moyen par lequel l’homme s’unit à Dieu. Léonard part d’une vision qui remonte au platonisme florentin selon lequel la beauté atteste l’existence d’une sphère idéale.

Léonard de Vinci a pu utiliser son immense talent pour façonner une « divine beauté » mais aussi pour favoriser par exemple la vanité, l’ambition, la sensualité. La lecture que nous faisons de ses œuvres peut donc rester ambiguë, selon qu'on choisit une orientation authentiquement spirituelle ou un sens plus équivoque et superficiel.

 

(à suivre)

Partagez cette page :

Posez-nous votre question

Articles récents

Joyeux Noel
Joyeux Noel
Publié le Jeudi 19 décembre 2019
Du corps charnel au corps fabriqué
Du corps charnel au corps fabriqué
Publié le Lundi 16 décembre 2019
Vers une Eglise hospitalière 
Vers une Eglise hospitalière 
Publié le Mardi 12 novembre 2019
La Toussaint
La Toussaint
Publié le Jeudi 31 octobre 2019
Tous les articles
cours en ligne

Pour aller plus loin, participez à nos cours en ligne

Voir les cours

Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux

© Cetad 2020 - Tous droits réservés