En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Pour une rencontre synodale autour de la question Célébrer

Publié il y a 11 jours

Pour une rencontre synodale autour de la question Célébrer

 

Une rencontre synodale

 

Nous souhaitons ici vous donner quelques éléments pour nourrir une rencontre « synodale ».

Il ne s’agit pas d’abord d’une rencontre paroissiale, chaque chrétien pouvant réunir autour de lui quelques personnes intéressées par l’avenir et le renouvellement de l’Eglise.


Il s’agit alors de réfléchir ensemble, puis d’envoyer aux responsables locaux (sur la paroisse, ou à l’évêché) une brève page résumant vos échanges :

        - quelques lignes sur l’état des lieux : ce qui vous paraît aller localement dans le sens d’une marche ensemble, et ce qui vous paraît au contraire diviser.

        - quelques lignes de propositions concrètes pour la façon de « célébrer », pas seulement l’Eucharistie, mais les divers sacrements, les funérailles et les moments de peine ou de joie dans la vie de chacun.

 

Voici le texte proposé par Rome :
 

  CÉLÉBRER :

   "Marcher ensemble ” n’est possible que si ce chemin repose sur l’écoute communautaire de la Parole et sur la célébration de l’Eucharistie. De quelle façon la prière et la célébration liturgique inspirent et orientent effectivement notre “ marcher ensemble ” ? Comment est-ce que cela inspire les décisions les plus importantes ? Comment encourageons-nous la participation active de tous les fidèles à la liturgie et à l’exercice de la fonction de sanctification ? Quelle place est donnée à l’exercice des ministères du lectorat et de l’acolytat ?

 

Texte de Saint Augustin

Pour réfléchir ensemble sur l’Eucharistie, nous vous proposons de partager d’abord autour du texte d’Augustin 

          "Comment donc ce pain est-il son corps ? comment ce calice, ou plutôt ce que contient ce calice, est-il son sang?

          Si l'on dit, mes frères, que ce sont ici des sacrements, c'est qu'ils expriment autre chose que ce que l'on voit en eux. Que voit l’œil ? Une apparence corporelle. Que saisit l'esprit ? Une grâce spirituelle.

 

          Veux-tu savoir ce qu'est le corps du Christ ? écoute l'Apôtre, voici ce qu'il écrit aux fidèles :

« Or vous êtes le corps du Christ et ses membres (1 Co 12, 27) ».

Mais si vous êtes le corps et les membres du Christ, n'est-ce pas votre emblème qui est placé sur la table sacrée, votre emblème que vous recevez, à votre emblème que vous répondez Amen, réponse qui témoigne de votre adhésion ? On te dit : Voici le corps du Christ. Amen, réponds-tu. Pour rendre vraie ta réponse, sois membre de ce corps.

 

         Pourquoi sous l'apparence du pain ? Ne disons rien de nous-mêmes; écoutons encore l'Apôtre, voici comment il s'exprimait en parlant de ce sacrement :

« Quoiqu'en grand, nombre, nous sommes un seul pain, un seul corps (1Co 10,17) ».

Comprenez et soyez heureux. O unité ! ô vérité ! ô piété ! ô charité ! « Un seul pain ». 

        Quel est ce pain ? « Un seul corps ». Rappelez-vous qu'un même pain ne se forme pas d'un seul grain, mais de plusieurs. Au moment des exorcismes, vous étiez en quelque sorte sous la meule ; au moment du baptême, vous deveniez comme une pâte ; et on vous a fait cuire en quelque sorte quand vous avez reçu le feu de l'Esprit-Saint. Soyez ce que vous voyez, et recevez ce que vous êtes. Voilà ce qu'enseigne l'Apôtre sur ce pain sacré.

 

        Mais, sans même en parler, c'est dire suffisamment ce que nous apprend ce calice. Pour former cette apparence sensible de pain, on unit avec l'eau, la farine de plusieurs grains, symbole de ce que dit l'Écriture des premiers fidèles, lesquels « n'avaient qu'une âme et qu'un cœur envers Dieu (Ac, 4,32) » ; ainsi en est-il du vin. Rappelez-vous, mes frères, comment il se fait. Voilà bien des graines suspendues à la grappe ; bientôt elles ne formeront qu'une même liqueur.

       Tel est donc le modèle que nous a donné le Christ Notre-Seigneur ;

       C'est ainsi qu'il a voulu nous unir à sa personne et que sur sa table il a consacré le mystère de la paix et de l'unité que nous devons former.

       Recevoir ce mystère d'unité sans tenir au lien de la paix, ce n'est pas recevoir un mystère qui profite, c'est recevoir un sacrement qui condamne.

 

      Tournons-nous vers le Seigneur notre Dieu, le Père tout-puissant ; rendons-lui avec un cœur pur et dans la mesure de notre faiblesse, d'immenses et sincères actions de grâces ; supplions de toute notre âme son incomparable bonté de vouloir bien agréer et exaucer nos prières ; qu'il daigne aussi, dans sa force, éloigner de nos actions et de nos pensées l'influence ennemie, multiplier en nous la foi, diriger notre esprit, nous accorder des pensées spirituelles et nous conduire à sa propre félicité ; au nom de Jésus-Christ, son Fils. Ainsi soit-il."

Sermon sur la Pâque 272

 


PISTES POUR UNE RENCONTRE SYNODALE

A la suite de l’apôtre Paul, Augustin affirme avec force que les chrétiens qui partagent le pain et le vin deviennent « corps du Christ ».


             Comment cela est-il manifesté dans nos assemblées ?


             C’est l’assemblée qui célèbre, toute la prière eucharistique est en nous : comment voit-on que l’assemblée célèbre, rend grâce de ce qui lui est donné : devenir le « corps du Christ » ?

             Qu’est-ce que cela suppose au niveau de la préparation ? et de la célébration ? 

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