En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

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Thème de l'année 2019-2020  LA PAROLE DONNEE

Avec ce Cahier des Ateliers de la foi, nous ouvrons des questions et touchons des réalités, sources de désarroi de beaucoup de catholiques aujourd’hui dans notre pays. Nous pouvons citer sans attendre celles qui ont été retenues pour les 6 Documents de ce Cahier, et qui nous appellent à une réflexion profonde sur l'Église :

Les 6 Documents de ce Cahier se présentent ainsi :

L'Église en question : des crimes pédophiles par des prêtres ; place des femmes dans l'Église.
Document 1 : Le cri des blessés       et         Document 2 : Des communautés de parole

L'Église s’adresse à notre société : sa parole aura-t-elle prise sur les options de la vie sociale et économique ? À l'échelle de l'avenir du monde, sera-t-elle entendue dans les grands débats: écologie, paix ?
Document 3 : Le cri des sans voix    et         Document 4 : Plaider la cause de l'humanité

L'Église en quête de rencontre avec les autres religions : cette démarche n'est pas immédiatement sereine. Souvent, dans notre société, on cherche à faire taire l'Église, y compris en persécutant ses membres.

 Document 5 : En quête de dialogue   et         Document 6 : Honorer la Parole

Ces réalités sont suffisamment nouvelles et/ou dérangeantes pour qu’on s’y arrête. Nous découvrons ainsi que, souvent, la parole chrétienne n'est plus prise au sérieux : une épreuve majeure pour l'Église aujourd'hui. La parole de l'Église se découvre à elle comme une parole parmi d'autres paroles. Comme si la vérité de sa parole manquait désormais d'évidence, et ne pouvait plus s'imposer d'elle-même, encore moins être imposée à tous, ce qui paraîtrait insupportable aux yeux de nos contemporains.

Épreuve de ce temps : reconnaître que la parole de l'Église est une parole ; et croire que la parole de l'Église est pour le monde, elle qui cherche 'jour et nuit' (1 Th 2. 9) à annoncer la Parole de Dieu.

D'où vient notre désarroi ?

À travers les épreuves du moment, nous découvrons que chacun de nous réagit à sa façon et se situe ainsi plus ou moins dans une des sensibilités catholiques actuelles, écheveau de sensibilités pas facile à démêler. Nous découvrons aussi que 'notre' Église ne nous appartient pas. Certes, elle est le Corps du Christ. Mais ce Corps du Christ est dans le monde, fait partie du, monde ; et quand le monde comprend cela, il commence à comprendre que, d'une certaine façon, l’Église lui appartient aussi.

Évidemment, le monde agit bien quand il demande des comptes à l’Église : les abus sexuels de certains prêtres, la place des femmes dans l'Église, les scandales financiers, etc. Mais le monde agit bien aussi quand il manifeste à l'Église qu'il attend d'elle qu'elle soit comme son cœur battant – le cœur battant qui fait vivre ce monde malgré ses vicissitudes – et pas une institution qui se défend du monde : une Église qui serve la Parole.

L'Église est donnée au monde pour que le monde croie. Quand elle parle du Christ, l'Église commence à parler d'elle aussi ; de même, d'une autre façon, quand elle parle du monde. Si la Parole du Christ lui est confiée, ce n'est pas pour elle, c'est pour le monde ; toute sa vie est d'annoncer la Bonne nouvelle.

Oui, l'Église parle : paroles du pape, des évêques, des prêtres ; paroles des baptisés aussi. Tous parlent pour autant que leurs actes introduisent à cette Parole et la prolongent en gestes qui parlent aussi. L'Esprit souffle aux uns et aux autres des mots de justice et fraternité, des gestes aussi, qui feront reconnaître le visage de l'homme comme l'image vivante du visage du Christ, à l'image de Dieu Père. La liturgie parle aussi, nous invitant, chacun et en communauté, à nous rendre disponibles à la voix de l'Esprit de vie, Esprit à l’œuvre dans le monde.

            « Là où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté » (2 Co 3. 17).

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