En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Thèmes

Thème de l'année 2022-2023:  AIMER LE MONDE

« Tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation » Saint Paul, 2 Co 5, 18

Le Cahier « Aimer le monde » s’ouvre sur un premier Document « Naître à la vie ». Il nous invite, en finale, à chanter le beau refrain de la Création :

« Il y eut un soir, il y eut un matin » !

Aimer le monde c’est développer des façons de voir, des façons de sentir, des façons de faire, des façons d’être vis-à-vis de ce monde où nous vivons ; nous portons les nôtres ; et d’autres sont possibles.

Quand il s’agit de la nature, les questions ne manquent pas : l’explorer, pour la connaître et nous connaître ? la maîtriser, pour l’exploiter, nous protéger, la plier à nos exigences ? Etc… Et quand on considère la société, on s’interroge aussi : profiter de tous les progrès qu’elle offre ou condamner ses excès, lutter contre ses violences ?

Aimer le monde, c’est y trouver une place, y trouver sa place. Ce n’est pas un enjeu nouveau ; mais chaque époque est marquée par des conditions particulières à ce sujet. Aujourd’hui, trouver sa place c’est ainsi se situer vis-à-vis des réalités complexes de ce monde : le climat, la santé, la faim, la guerre, les inégalités, etc..., qui peuvent troubler notre regard et nos attentes pour bien vivre. Aujourd’hui comme hier, trouver sa place s’inscrit dans des dynamiques personnelles et communautaires où nous pouvons apporter notre contribution, où nous serons heureux de vivre notre vie.

Aimer le monde, c’est l’aimer sans naïveté ; il faut porter le poids des jours en se défendant du repli sur soi. Le parcours de ce Cahier propose 6 voies de réflexion pour aimer le monde, ses réalités, son mystère ; ces voies s’offrent comme 6 ‘‘ouvertures’’ au partage ; soit :

1 – Naître à la vie,
2 – Vieillir et bientôt mourir,

3 – S’investir aujourd’hui, demain,
4 – Partager,

5 –Oeuvrer pour la paix,
6 – Il y eut un soir, il y eut un matin.

Dans tout cela, les chrétiens sont traversés comme tout le monde par des sentiments et convictions divers. D’ailleurs, les évangiles soulignent et la bonté du monde (Jn 1, 10 ; Ac 17, 24-28 ; etc.) et le péché du monde (Jn 15, 18-sv). Cela est bien conforme à la façon dont Jésus a exercé son ministère. Jésus lui-même, dans son entretien avec Nicodème (Jn 3), explicite la mission qu’il a reçue du Père ; cette mission concerne le monde : « Dieu, en effet, a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. » (Jn 3, 16-17). Ainsi, les chrétiens n’ont pas à sauver le monde ! En Jésus Christ le monde est déjà sauvé. Mais la Croix juge le monde : et nos engagements pour la vérité et la justice, et nos mensonges, nos violences ; car le monde n’a pas pris fin. 

Et, tant que le mensonge, la perversité et la violence, la haine, la guerre perdurent, le Ressuscité nous envoie pour annoncer la vérité et la paix, pour discerner leur présence et leur manifestation au cœur du monde, pour rendre grâce de leur éclat. Tel est l’évangile de l’amour (Jn 17, 15-19).

Aimer le monde... Aimer le monde comme Dieu l’aime.

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