En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

parabole des deux fils

Publié le Mardi 16 décembre 2008


manuscrit 15e, Jésus expliquant la doctrine de Dieu 

Cette illustration en deux temps montre Jésus enseignant à tous les hommes, aux villageois et aux autorités.

Dans la vignette supérieure, Jésus s’adresse à des paysan simplement vêtus ; la campagne est paisible. Il semble dire aux paysans d’aller travailler dans la vigne. L’un dit non en levant les mains en signe de refus, un autre montre le champ et a l’air d’acquiescer.

La vignette inférieure montre un enseignement dans un lieu réservé aux autorités de la ville. Les habits sont beaux, nets. Les gestes des mains ont l’air plein de suffisance



Le texte biblique

Jésus disait aux chefs des prêtres et aux anciens : « Que pensez-vous de ceci ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : ‘Mon enfant, va travailler aujourd’hui à ma vigne.’
Celui-ci répondit : 'Je ne veux pas.' Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla.
Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit : 'Oui, Seigneur !' et il n'y alla pas.
Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier ».
Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu.
Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n'avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole.

Mt 21,28-32



Commentaires

           Jésus est monté au Temple de Jérusalem. Dès son arrivée, des "grands prêtres et des anciens, des docteurs de la Loi" se sont avancés vers lui pour l’interroger.

Jésus leur répond par trois paraboles , dites de « jugement ». Il va tenter de réveiller leur conscience, d’ouvrir leur cœur, de les sortir de leur enfermement et de leur refus de principe d’entendre ce qu’il cherche à leur dire, pour leur bien, pour leur bonheur. Les autorités religieuses croyaient démasquer Jésus et se retrouvent eux-mêmes démasqués !

L’enfant qui dit non à son père, puis s’exécute, vaut mieux que celui qui dit oui, mais n’obéit pas. Car l’homme digne de ce nom se juge à ses actes, mais non à ses intentions changeantes. Remarque qui s’adresse à nous aussi ! Les interlocuteurs de Jésus en conviennent ; mais leur réponse se retourne contre eux, eux qui depuis le commencement donnent toutes les apparences d’une parfaite obéissance à Dieu, mais n’obéissent pas à son commandement, qui est un commandement d’amour.

S’il en est ainsi, les publicains et les prostituées qui ont entendu Jésus leur dire qu’eux aussi étaient aimés de Dieu et pardonnés, et qui se sont convertis, les précédent au royaume de Dieu, ils prennent leur place ! Dès aujourd’hui, ceux-là, par leur repentir, incarnent le peuple nouveau que Dieu fera éclore en Royaume éternel.

La foi ne consiste pas à penser juste mais à agir juste. Les pécheurs essaient de faire la volonté du Père, mais les chefs qui ont vu leurs conversions, n’ont pas fait la même chose, ils ne se sont pas repentis.

Ainsi Matthieu plaide pour une Eglise accueillante aux pécheurs et aux prostituées qui se convertissent, qui se retournent vers Jésus, qui changent de vie.

Partagez cette page :

Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux

© Cetad 2020 - Tous droits réservés