En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Vendredi saint

Publié le Vendredi 15 avril 2022


 Jean-Georges Cornelius (1880 – 1963), Jésus sur la croix, musée Hieron de Paray le Monial

 

Jean Georges Cornelius

 

Jean Georges Cornelius est né à Strasbourg dans une famille luthérienne, converti au catholicisme en 1931. Il se définit lui-même comme un artiste chrétien qui doit « doit, non pas épater les critiques d’art, mais toucher le passant selon la bonne formule du Moyen-âge ». Il s'est engagé volontaire en 1914, fut blessé. L'orientation de sa peinture vers un mysticisme expressionniste s'origine dans cette expérience marquante.

La passion du Christ

Depuis sa conversion, la passion du Christ a accompagné le peintre presque quotidiennement , au plus profond de son corps souffrant et de son âme tourmentée.

Dans une des lettres écrite à une carmélite, il précise :

« La seule chose qui compte, c’est d’arriver à force d’amour et de pitié à entendre tous les râles de la Sainte Agonie, et puis d’aller attendre que la formidable clarté de la Résurrection se glisse entre les pierres du tombeau. Cela, j’y suis arrivé et j’essaye furieusement de la faire comprendre aux autres par l’image. Il faudrait que l’Art soit une sorte de transfusion d’âme ».

Souffrance du Père et du Fils


Cette peinture de Jésus en croix et de son Père laisse suggérer que Dieu le Père souffre en même temps que son Fils. Le bras gauche de Jésus et le bras gauche du Père sont attachés ensemble.

 



Le texte biblique

Lecture du psaume 70 

 


 En toi, Seigneur, j'ai mon refuge ; garde-moi d'être humilié pour toujours. Dans ta justice, libère-moi ;

  écoute, et viens me délivrer. Sois le rocher qui m'abrite, la maison fortifiée qui me sauve.

  Ma forteresse et mon roc, c'est toi : pour l'honneur de ton nom, tu me guides et me conduis.

  Tu m'arraches au filet qu'ils m'ont tendu ; oui, c'est toi mon abri.

  En tes mains je remets mon esprit ; tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

  Je hais les adorateurs de faux dieux, et moi, je suis sûr du Seigneur.

  Ton amour me fait danser de joie : tu vois ma misère et tu sais ma détresse.

  Tu ne m'as pas livré aux mains de l'ennemi ; devant moi, tu as ouvert un passage.

  Prends pitié de moi, Seigneur, je suis en détresse. La douleur me ronge les yeux, la gorge et les entrailles.

  Ma vie s'achève dans les larmes, et mes années, dans les souffrances. Le péché m'a fait perdre mes forces, il me ronge les os.

  Je suis la risée de mes adversaires et même de mes voisins, je fais peur à mes amis (s'ils me voient dans la rue, ils me fuient).

  On m'ignore comme un mort oublié, comme une chose qu'on jette.

  J'entends les calomnies de la foule : de tous côtés c'est l'épouvante. Ils ont tenu conseil contre moi, ils s'accordent pour m'ôter la vie.

  Moi, je suis sûr de toi, Seigneur, je dis : « Tu es mon Dieu ! » 

  Mes jours sont dans ta main : délivre-moi des mains hostiles qui s'acharnent.

  Sur ton serviteur, que s'illumine ta face ; + sauve-moi par ton amour. 

  Seigneur, garde-moi d'être humilié, moi qui t'appelle. [Mais qu'ils soient humiliés, les impies ; qu'ils entrent dans le silence des morts !

 Qu'ils deviennent muets, ces menteurs, car ils parlent contre le juste avec orgueil, insolence et mépris.]

  Qu'ils sont grands, tes bienfaits ! Tu les réserves à ceux qui te craignent. Tu combles, à la face du monde, ceux qui ont en toi leur refuge.

  Tu les caches au plus secret de ta face, loin des intrigues des hommes. Tu leur réserves un lieu sûr, loin des langues méchantes.

  Béni soit le Seigneur : son amour a fait pour moi des merveilles dans la ville retranchée !

  Et moi, dans mon trouble, je disais : « Je ne suis plus devant tes yeux. » Pourtant, tu écoutais ma prière quand je criais vers toi.

  Aimez le Seigneur, vous, ses fidèles : + le Seigneur veille sur les siens ; mais il rétribue avec rigueur qui se montre arrogant.

  Soyez forts, prenez courage, vous tous qui espérez le Seigneur



Commentaires

 

Puissance de la prière

Nous trouvons dans ce psaume un exemple de la puissance de la prière, pour changer dans le cœur du croyant la tristesse en joyeuse confiance.

Il s'agit d'une prière adressée à Dieu dans une grande détresse. Des commentateurs rapportent ce psaume à la position religieuse dans laquelle David se trouvait quand il fut cerné par les gens de Saul dans le désert de Mâone (1 S 23,25-28).

Prière de Jésus en croix

 

Luc rapporte que Jésus a prié ce psaume sur la croix Alors, Jésus poussa un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit.  Et après avoir dit cela, il expira ». (Lc 23,46)

Les luttes et les prières de David sont donc celles de Jésus-Christ, et sont à appliquer aux luttes et aux prières des chrétiens qui sont les membres du corps du Christ.

 

 

 On peut distinguer cinq temps de la prière

        - Dans la première, le psalmiste exprime sa confiance en l’Éternel (2-9) ;

        - La seconde est un tableau de sa détresse (10-14) ;

        - Dans la troisième, il renouvelle sa prière (15-19) ;

        - Dans la quatrième, il rend grâces de ce que cette prière a été exaucée (20-23) ;

        - Enfin la dernière est une invitation à la confiance en Dieu adressée aux autres fidèles (24-25).

 

 

Prière d'Elisabeth de la Trinité

 

Ne crains pas la souffrance, elle est gage d’amour,
A l’ombre de la Croix, enfouis-toi tout entière
Celui qu’elle soutient te donnera lumière.
Il te fortifiera pour lutter chaque jour.

 


Elisabeth de la Trinité (1880-1906)

 

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