En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Le murmure d'une brise légère

Publié le Vendredi 10 juin 2022


Chaïm Soutine, 1893-1943, vent à Auxerre, Washington, 1939, Philipps Collection.

 

Chaim Soutine


Chaim Soutine est un peintre juif russe émigré en France au début du 20e siècle. Il participe à la misère de la vie de bohème de Montparnasse, et ne sera reconnu que dans les années de 1920 avec le collectionneur américain Albert Barnes.

Le vent

Dans les années 20/30, il réalise un bon nombre de toiles montrant le vent, ses effets, de manière réaliste et bouleversante. Sa peinture atteint un monde mouvant, dans lequel il s'aventure et nous entraîne à sa suite.

Il travaille avec ardeur sur les bords des chemins, attendant quelques fois des journées entières attendant que le vent se lève. C'est le vent qui invitera le peintre à peindre, et non lui qui prend l'initiative d'imaginer sa peinture, il ne veut pas fabriquer mais recevoir. C'est dans les imprévisibles tournoiements du vent, dans ces insaisissables messages apportés par le vent qu'il perçoit l'immensité de ce qu'il cherche à fixer sur sa toile.

Les arbres dans le vent


On a dit que Soutine est le peintre qui a rendu le vent visible. A ses ses paysages d'arbres il trouve l'accomplissement de son art. Le culte archaïque des arbres se perpétuait encore à la fin du 19e chez les paysans lituaniens qui déposaient leurs offrandes dans la forêt

Soutine s'attache à représenter des arbres tantôt des géants isolés déployant leurs branchages s'engouffrant dans le tumulte des vents, tantôt des massifs aux branches flexibles ployant sous une brise légère.

 

Les couleurs dominantes de bleus et de verts sont rompues par des touches de blancs, et sont soumises aux ondulations de la lumière et du vent.



Le texte biblique

Lecture du livre des Rois (1 R 19 9-16)

 

Élie se leva, mangea et but. Puis, fortifié par cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu’à l’Horeb, la montagne de Dieu.

 Là, il entra dans une caverne et y passa la nuit. Et voici que la parole du Seigneur lui fut adressée. Il lui dit : « Que fais-tu là, Élie ? »

  Il répondit : « J’éprouve une ardeur jalouse pour toi, Seigneur, Dieu de l’univers. Les fils d’Israël ont abandonné ton Alliance, renversé tes autels, et tué tes prophètes par l’épée ; moi, je suis le seul à être resté et ils cherchent à prendre ma vie. »

  Le Seigneur dit : « Sors et tiens-toi sur la montagne devant le Seigneur, car il va passer. » À l’approche du Seigneur, il y eut un ouragan, si fort et si violent qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers, mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan ; et après l’ouragan, il y eut un tremblement de terre, mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre ;

 et après ce tremblement de terre, un feu, mais le Seigneur n’était pas dans ce feu ; et après ce feu, le murmure d’une brise légère.


 Aussitôt qu’il l’entendit, Élie se couvrit le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la caverne. Alors il entendit une voix qui disait : « Que fais-tu là, Élie ? »

 


  Il répondit : « J’éprouve une ardeur jalouse pour toi, Seigneur, Dieu de l’univers. Les fils d’Israël ont abandonné ton Alliance, renversé tes autels, et tué tes prophètes par l’épée ; moi, je suis le seul à être resté et ils cherchent à prendre ma vie. »

 


 Le Seigneur lui dit : « Repars vers Damas, par le chemin du désert. Arrivé là, tu consacreras par l’onction Hazaël comme roi de Syrie ;

 puis tu consacreras Jéhu, fils de Namsi, comme roi d’Israël ; et tu consacreras Élisée, fils de Shafath, d’Abel-Mehola, comme prophète pour te succéder.

 


1 R 19 9-16



Commentaires

Le prophète Elie 

Le prophète Elie se situe dans l'histoire d’Israël dans le Royaume du Nord après la séparation des deux Royaumes (930) ; sous l'influence des peuples proches, les rois du Nord ont pris l'habitude de sacrifier aux dieux de la fertilité, les Baal.

Elie est un homme de Dieu, il annonce la sécheresse qui s'abat sur la région, il tient tête au roi Achab et va jusqu'à se mesurer seul aux quatre cent cinquante prophètes des Baals. Mais la haine du roi et surtout de la reine Jézabel le poursuit.

Sous la menace de ses ennemis, il prend peur et s'enfuit ; épuisé, il se couche pour mourir. Mais l'ange de Dieu le réveille et lui tend du pain et une outre d'eau, et marche 40 jours et 40 nuits, souvenir de l'exode conduit par Moïse, jusqu'à la montagne de Dieu, l'Horeb. Là Dieu se révèle à lui, étonnamment, dans le silence, à l’opposé de ce qu'Elie pouvait attendre.

Dieu parle dans le silence


Dans ce silence, il perçoit une parole qui le renvoie à sa mission. Dieu ne l'abandonne pas, il s'adresse directement à Elie, à sa manière, progressivement. A l'approche de Dieu, les éléments se déchaînent ; ouragan violent, tremblement de terre, feu. Cela peut rappeler la manifestation de Dieu à Moïse sur le Sinaï, ou faire référence aux pouvoirs attribués aux Baals (dieux de foudre, d'orage..). Mais dans ces manifestations imposantes, puissantes, Dieu n'est pas.

Elie reconnaît la présence de Dieu «à la voix du fin silence absolu », un silence qui le convoque à sortir de sa caverne où il était pour se tenir devant le Seigneur, plein de persévérance. Il a appris que Dieu se fait proche et parle au cœur dans le silence absolu.

 

 


 

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