En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Père et fils

Publié le Jeudi 7 juillet 2022


Vincent Van Gogh,1853-1890, : Premiers pas, d'après Millet , 1890, Metropolitan Museum of art, New York

Van Gogh


Van Gogh s'est souvent inspiré des œuvres de Jean-François Millet (1814-1875). Son frère Théo lui a envoyé une photographie d'un pastel de Millet évoquant les premiers pas d'un enfant, Van Gogh la colorie avec des tons tendres et frais et l’œuvre paraît paisible, opposée aux réalisations habituelles de Van Gogh qui utilisait des jaunes éclatants de sa palette provençale.

Les premiers pas d'un enfant


Le sujet est simple, dans un jardin clos d'une barrière sur laquelle le linge sèche. L'homme qui travaillait dans son potager, abandonne sa pelle et sa brouette pour accueillir et célébrer les premiers pas de son enfant, guidé par sa mère.

 


Tout est exprimé dans les mouvements des bras des trois personnages, ceux de la mère qui soutient encore son petit, ceux de l'enfant qui appellent son père vers qui il s'élance, et ceux du père, grands ouverts pour encourager son fils.

Amour et confiance


Ainsi sont traduits l'amour et la confiance qui animent parents et enfant. Le père espère et croit en son enfant, il l'encourage et prendra soin de lui même s'il y a une chute !

Dieu protège, invite à la confiance, encourage et même si nous tombons il garde les bras ouverts pour nous relever et nous inciter à continuer à avancer.

 



Le texte biblique

 Lecture dun livre d'Osée (Os 11, 1-4.8c-9)

 

Oui, j’ai aimé Israël dès son enfance, et, pour le faire sortir d’Égypte, j’ai appelé mon fils.

  Quand je l’ai appelé, il s’est éloigné pour sacrifier aux Baals et brûler des offrandes aux idoles.

  C’est moi qui lui apprenais à marcher, en le soutenant de mes bras, et il n’a pas compris que je venais à son secours.

  Je le guidais avec humanité, par des liens d’amour ; je le traitais comme un nourrisson qu’on soulève tout contre sa joue ; je me penchais vers lui pour le faire manger. Mais ils ont refusé de revenir à moi : vais-je les livrer au châtiment ?

 Vais-je t’abandonner, Éphraïm, et te livrer, Israël ? Vais-je t’abandonner comme Adma, et te rendre comme Seboïm ? Non ! Mon cœur se retourne contre moi ; en même temps, mes entrailles frémissent.

 Je n’agirai pas selon l’ardeur de ma colère, je ne détruirai plus Israël, car moi, je suis Dieu, et non pas homme : au milieu de vous je suis le Dieu saint, et je ne viens pas pour exterminer.

 

Os 11, 1-4.8c-9



Commentaires

Le prophète Osée

Osée est un prophète dont le ministère dans le Royaume du Nord succède de peu à celui Amos (que nous avons lu la semaine dernière), probablement de 750 à 723 av JC

La pression assyrienne se fait de plus en plus forte. Vers 725 le nouveau roi d’Israël tente de se soulever contre l'Assyrie, qui finira par prendre la capitale de la Samarie ; les couches aisées de la population sont expulsées, et d'autres populations déportées sont installées. C'en est définitivement fini du Royaume du Nord.

Les bienfaits de Dieu

Dans notre passage, le prophète Osée appelle Israël à considérer les bienfaits que Dieu a prodigués à son peuple, à considérer son péché, et à reconnaître la sentence inattendue d'acquittement.

Le rappel des bienfaits se fait dans un contexte historique. Osée rappelle que Dieu a aimé son peuple. Il utilise le verbe « aimer » qui désigne aussi bien l'affection entre amis qu'entre époux ou qu'entre parents et enfants. Osée l'emploie pour parler de Dieu, et joue avec les diversités du sens du mot pour ne pas enfermer la figure de Dieu dans une seule image : Dieu est un père plein d'attention pour Israël dans des sens multiples.


Dieu prodigue un amour de père, il appelle Israël son fils ; c'est parce qu'il aime que Dieu appelle. Osée met en parallèle l'appel et la libération d'Egypte, Dieu a appelé son peuple et attend une réponse de sa part.

La réponse d'Israel


Mais Israël va répondre de manière décevante, faite de méconnaissance et de refus .

Dieu aime l'homme et souffre de son indifférence. La colère de Dieu découle de sa sainteté, incompatible avec le péché. Son émotion est exprimée de manière très humaine, littéralement « mes entrailles sont émues », son cœur est bouleversé.

Dieu ne punit pas


Pourtant le débat est tranché en faveur d'un non châtiment. 
Puisqu' Israël ne revient pas sur ses fautes, le Seigneur « bouleverse » son cœur, renonce à sa colère et finalement ne châtie pas le coupable. La seule raison repose sur la sainteté divine, un Dieu qui aime sans condition. 
Dieu n'est pas conditionné par la conduite de l'homme, «  là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5,20) rappellera Paul.

 


N'hésitez pas a venir consulter le cours que le CETAD propose sur le,prophète Osée.  

 

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