En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Le curé d'Ars : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! 

Publié le Jeudi 4 août 2022


Fresque du sanctuaire d'Ars, Le jeune Jean-Marie Vianney prêchant devant ses camarades, 

Jean Marie Vianney


Jean Marie Vianney, ( 1786 – 1859 ) qu'on appelle le curé d'Ars, est né à l'époque de la Révolution Française. Ses parents étaient de fervents catholiques qui lui prodiguèrent une éducation chrétienne dans la clandestinité ( il recevra sa première confession dans la salle commune de sa maison natale et non dans l'église du village donnée par un prêtre clandestin).

A gagner des âmes au Bon Dieu

Dès l'âge de 17 ans il a entendu l'appel «  à gagner des âmes au Bon Dieu ».

Il connut de grandes difficultés lors de sa préparation au sacerdoce et dès 1818 il est envoyé à Ars où il réveille la foi des paroissiens par ses prédications, sa prière, sa manière de vivre et l'accueil des pauvres et des orphelins. Ses catéchismes et ses homélies parlent surtout de la bonté et de la miséricorde de Dieu. Sa réputation de confesseur a attiré de très nombreux pèlerins à Ars.

Béatifié le 8 janvier 1905, il est déclaré la même année « patron des prêtres de France » et est canonisé en 1925.

 


« La prière particulière ressemble à la paille parsemée çà et là dans un champ. Si on y met le feu, la flamme a peu d’ardeur, mais si on réunit cette paille éparse, la flamme est abondante et s’élève haut vers le ciel : ainsi en est-il de la prière publique. » JM Vianney

 



Le texte biblique

Lecture de l'évangile selon Matthieu (Mt 16 13 23)

 Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »

 Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »

Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »

 Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »

Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.

Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.

 Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »

Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne que c’était lui le Christ.

À partir de ce moment, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter.

 Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. »

 Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

 


Mt 16 13 23



Commentaires

A l’occasion du centenaire de sa mort, en 1959, le pape Jean XXXIII a donné une lettre encyclique. En voici quelques extraits. :

 


" Il n’y a pas beaucoup d’amour de Dieu dans cette paroisse, vous y en mettrez ", lui avait-on dit en l’y envoyant.

Apôtre infatigable, plein d’initiatives pour gagner la jeunesse et sanctifier les foyers, attentif aux soucis humains de ses ouailles, proche de leur vie, se dépensant sans compter pour l’établissement des écoles chrétiennes et en faveur des missions paroissiales, il fut en vérité pour son petit troupeau le bon pasteur, qui connaît ses brebis, les garde du danger et les conduit avec autorité et sagesse. Ne se louait-il pas à son insu par cette apostrophe d’un de ses sermons : " Un bon pasteur, un pasteur selon le cœur de Dieu : c’est là le plus grand trésor que le bon Dieu puisse accorder à une paroisse ! "

[...]

 


" Toujours prêt à répondre aux besoins des âmes ", saint Jean-Marie Vianney excella en vrai pasteur à leur procurer en abondance la nourriture première de toute vie chrétienne : il fut toute sa vie prédicateur et catéchiste.

 


On sait le travail acharné et persévérant qu’il s’imposa pour bien remplir ce devoir de sa charge, le premier et le plus grand des devoirs, selon le Concile de Trente.

Ses études, faites tardivement, furent laborieuses, et ses sermons lui coûtèrent au début bien des veilles. Mais quel exemple pour les ministres de la Parole de Dieu !

[…. ]

 


Jusqu’à sa mort, saint Jean-Marie Vianney fut ainsi fidèle à instruire son peuple et les pèlerins qui emplissaient son église, à dénoncer " à temps et à contretemps " (2 Tim 4, 2) le mal sous toutes ses formes, à soulever surtout les âmes vers Dieu, car " il préférait montrer le côté attrayant de la vertu plus que la laideur du vice " . 
Cet humble prêtre avait en effet compris à un rare degré la dignité et la grandeur du ministère de la Parole de Dieu : " Notre-Seigneur qui est la Vérité même, disait-il, ne fait pas moins de cas de sa Parole que de son Corps ". 

 

****

 

Un article art et méditation sur ce passage de l'évangile selon Matthieu est proposé sur le site du CETAD

 De plus le CETAD propose également une lecture de l'évangile de Matthieu, n'hésitez pas à vous inscrire !!

 

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