En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Prendre soin de tous, Avent 3

Publié le Mardi 6 décembre 2022


Rosa Bonheur, 1822-1899, Berger des Pyrénées, 1864, Musée Condé, Chantilly

 

Rosa Bonheur


Rosa Bonheur est une des femmes artistes les plus renommées du 19e siècle. Elle devint peintre sur les traces de son père et réalisa essentiellement des peintures animalières.

Elle connut rapidement le succès après ses deux spectaculaires compositions Le labourage nivernais (1849, Musée d'Orsay) et Le marché aux chevaux (1853, Metropolitan Museum of Art, New York) ; elle s'est installée à By, près de Fontainebleau, où elle peint et élève de nombreux animaux qu'elle observe méticuleusement et peint ainsi d'après nature.

Ses tableaux ont la dimension des "peintures d'histoire", les animaux sont considérés comme de véritables personnages. Pour apprécier ses œuvres il faut aller au-delà de la virtuosité d'exécution zoologique, Rosa Bonheur parle elle-même de « portrait animalier », elle permet de rencontrer « quelqu'un ».

Le berger des Pyrénnées

Dans cette toile le berger des Pyrénées, les divers éléments sont indissociables, les moutons, le paysan, le ciel, le sol.

Le berger, assis sur un rocher, parle à ses brebis, elles se pressent autour de lui, le regard tendu, il en prend soin. L'une d'elle vient lui lécher la main où est déposée le sel qu'il lui offre. Les brebis au loin reviennent vers lui, sûres qu'elles auront aussi leur part de sel.

Le cadre est somptueux, à l'arrière-plan, dans le ciel surgissent des nuages, les reliefs accidentés et sauvages des Pyrénées, et au premier plan une pente douce, enherbée, où se déroule la scène intimiste du berger et des brebis.

La lumière est douce, celle d'une journée qui se termine, temps de quiétude et d'amitié.



Le texte biblique

Lecture de l'Evangile selon MATTHIEU (Mt 18,12-14)


En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Quel est votre avis ?
Si un homme possède cent brebis
et que l’une d’entre elles s’égare,
ne va-t-il pas laisser les 99 autres
dans la montagne
pour partir à la recherche de la brebis égarée ?
Et, s’il arrive à la retrouver,
amen, je vous le dis :
il se réjouit pour elle
plus que pour les 99
qui ne se sont pas égarées.
Ainsi, votre Père qui est aux cieux
ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu.

Mt 18,12-14



Commentaires

Jésus, le bon pasteur

 

Cette parabole éclaire d'abord sur Jésus le bon pasteur, qui connaît chacune de ses brebis par son nom, qui en prend soin, quel que soit leur nombre. 

L'histoire racontée par Jésus oppose l'une des brebis qui trace seule son chemin, et les 99 autres qui sont regroupées. Le berger exprime son souci démesuré pour cette seule brebis qui n'est plus avec lui. Elle prend une grande importance à ses yeux, et il laisse son troupeau et part à sa recherche.

Jésus est envoyé par son Père pour tous les hommes, spécialement ceux qui n'ont pas pris le droit chemin, ceux qui sont jugés comme petits. 

Le discours ecclésiastique


Or, ce chapitre 18, souvent appelé « le discours ecclésiastique », est tout entier consacré aux conseils donnés aux disciples comme pasteurs à la suite de Jésus. 


Jésus insiste en demandant à ses disciples d'avoir une attention toute particulière pour ceux qui se sentent « méprisés » comme Matthieu les caractérise au verset précédent notre passage; « gardez vous de mépriser un seul de ces petits », qui pourrait se perdre, s'égarer loin de Dieu (v 10).


Le Père qui est aux cieux veut qu'aucun homme ne soit perdu.

 

Posez-nous votre question

Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux

© Cetad 2023 - Tous droits réservés