En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Saint Benoît

Publié le Samedi 11 juillet 2009


  

Giovanni Antonio Bazzi (1477-1549)  dit le Sodoma, Vie de saint Benoit, 1505,  monastère Monte Oliveto Maggiore, Italie

 

En ce jour de la fête de saint Benoît, il est proposé d’utiliser une fresque de l’abbaye de Monte Oliveto Maggiore, (pays siennois), pour méditer sur le texte de Matthieu. Qu’adviendra-t-il à ceux qui abandonnent tout pour suivre Jésus ?
L'abbaye a été fondée par un riche siennois, Jean Tolomei, qui s'installa sur des terres familiales. Il devint abbé en 1321 et trouva la mort au temps de la peste de 1348. L'abbaye, de règle bénédictine, fut le point de départ de la congrégation des Olivétains qui comptait 23 monastères en 1400.

Le Grand Cloître fut construit dans les années 1426 - 1443. L'Abbaye chargea d'abord Luca d'Egidio di Luca di Ventura, dit  Luca Signorelli (1450 - 1524) en 1495, puis Giovanni Antonio Bazzi (1477-1549)  dit le Sodoma en 1505, de réaliser un cycle de fresques représentant les scènes de la vie de saint Benoît qui, vers 529, avait écrit sa Règle au Mont-Cassin. Les peintres étaient guidés par la biographie du moine par Grégoire le Grand. 

 

Après avoir montré Benoît, bellement et richement vêtu,  abandonner sa famille mais encore accompagné de sa servante, le Sodome montre plusieurs épisodes de la vie de saint Benoit  vivant en ermite.

Le saint vit dans une caverne isolée, d’accès difficile et reçoit sa nourriture quotidienne  d’un moine nommé Romain qui  attachait un pain à une longue corde, et le lançait ainsi à Benoît du haut de la montagne.

Peu à peu des hommes viennent le voir pour lui demander de s’associer à eux pour suivre le chemin qu’il a choisi pour suivre Jésus. Un jour il se montre plus décidé à accéder aux désirs des moines. Benoît s'est levé et donc est tout prêt à suivre les ermites venus à sa rencontre.

Il est de blanc vêtu, ceinture à la taille et bâton à la main.

Les moines en tenue plus sombre, s’agenouillent  en signe de respect pour Benoît.

Le paysage est stylisé, rochers, arbres frêles, et  campagne au loin.   Un platane sur la rive de la rivière  où une ville est indiquée. Là un autre groupe attend le résultat de l'entrevue.
Le ciel est clair sauf un nuage sombre a travers lequel un rayon de soleil passe et atteint la grotte de Benoît. Dieu veille sur celui qui a tout quitté pour lui



Le texte biblique

  Pierre prit la parole et dit à Jésus: "Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre: alors, qu'est-ce qu'il y aura pour nous?"

 Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : quand viendra le monde nouveau, et que le Fils de l'homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m'avez suivi, vous siégerez vous-mêmes sur douze trônes pour juger les douze tribus d'lsraël.
  Et tout homme qui aura quitté à cause de mon nom des maisons, des frères, des soeurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra beaucoup plus, et il aura en héritage la vie éternelle.

Mt 19, 27-29



Commentaires

 Matthieu décrit la longue montée de Jésus vers Jérusalem, puis arrivé dans la ville, Jésus appelle à l’engagement absolu de ses disciples ; cet appel chemine douloureusement au cœur des libertés humaines jusqu’au choix décisif : l’accueil ou le refus.

Notre passage se situe juste après l’épisode bien connu du jeune homme riche, à qui Jésus propose la pauvreté. Les disciples s’étonnent encore, alors Jésus renverse la perspective du jeune homme : il ne faut pas faire quelque chose pour avoir la vie éternelle, mais abandonner pour recevoir.

 

C’est Pierre qui intervient. Qu’adviendra-t-il de ceux qui ont abandonné leur sécurités humaines pour suivre le Christ ?

Quand viendra le monde nouveau, littéralement la « régénération », l’éclosion finale du Royaume, alors le Fils de l’homme sera révélé dans sa pleine stature et les Douze formeront une cour associée à son pouvoir. Ils siégeront sur douze trônes  pour « juger », c'est-à-dire  pour gouverner parce que la tache principale des chefs  de tribus consistait en fait à juger les conflits. De quel jugement s’agit-il ? Sans doute celui qui consiste à condamner le péché et la mort pour reconnaître et accueillir les hommes de bonne volonté. Paul lui-même déclare que la communauté chrétienne participera au jugement du monde (1Co 6,2), comme d’autres textes juifs anciens associent les justes au jugement final des impies. Mais il faut comprendre que ce jugement passe à l’intérieur de chacun de nous, de chacun des hommes,  pour éliminer tout ce qui nous sépare de Dieu et de son amour

 

Au tribunal du Fils de l’homme comparaîtront les douze tribus d’Israël. En choisissant 12 apôtres Jésus entendait restaurer le peuple de Dieu dans sa totalité.  Au-delà ce rassemblement inaugure celui de l’humanité toute entière.

En effet, dans le dernier verset Matthieu souligne que les Douze n’ont pas seuls le privilège de la pleine vie éternelle. La promesse vaut pour tous ceux qui auront consenti à s’arracher à toute mainmise sur le monde,  à se dépouiller en vue de s’attacher au Christ. Le détachement peut être différent pour l’un ou pour l’autre, il doit toucher ce qui empêche une relation vivante avec le Christ. 

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