En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Assomption

Publié le Samedi 15 août 2009


 Icône de la Dormition, 20e

 Le type classique de l’icône orthodoxe de la Dormition montre  la Mère de Dieu couchée sur son lit de mort, au milieu des Apôtres, et le Christ en gloire reçoit dans ses bras l’âme de sa Mère.

 Le Christ glorieux est entouré d’une mandorle, il  regarde le corps de sa Mère étendu sur un lit de parade. Il tient sur son bras gauche une figurine enfantine revêtue de blanc et couronnée de nimbe : c’est « l’âme toute lumineuse » de Marie qu’il vient de recueillir.

 La multitude d’anges présents à la Dormition forme  une bordure extérieure autour de la mandorle du Christ.  Les vertus célestes qui accompagnent le Christ sont signalées par un séraphin à six ailes

Les douze Apôtres « se tenant autour du lit, assistent avec effroi »   au trépas de la Mère de Dieu. On reconnaît facilement, au premier plan, S. Pierre et S. Paul, des deux côtés du lit. Ils sont réunis par l’Esprit Saint qui les fit converger vers le lieu où résidait Marie. Ce rassemblement est représenté de manière imagée dans le haut de l’icône où l’on voit les 12 Apôtres conduits chacun par un ange vers la couche mortuaire de Marie.

 Trois évêques nimbés se tiennent derrière les Apôtres. Ce sont St Jacques, « le frère du Seigneur », premier évêque de Jérusalem, et deux disciples des Apôtres : Hiérothée et Denys l’Aréopagite, venus avec St Paul

 Un peu en arrière, deux groupes de femmes représentent les fidèles de Jérusalem qui, avec les 633 évêques et les Apôtres, forment le cercle intérieur de l’Église où s’accomplit le mystère de la Dormition de la Mère de Dieu.

 Dans  la partie supérieure de l’icône, la Mère de Dieu est représentée  assise sur un trône dans une mandorle, et deux anges  la portent vers les cieux. Elle est déjà penchée vers les hommes, pour fortifier leur foi, car elle n’abandonne pas le monde.

  « Au terme de sa vie terrestre l’immaculée marie Mère de Dieu, a été élevée en son corps et en son âme à la gloire du ciel » ( Pie XII, 1950). L’assomption de Marie inaugure l’assomption de toute l’humanité en Dieu. Marie partage le triomphe du Christ et règne pour toujours avec lui. Comme Marie nous portons en nos corps, temples de l’esprit Saint,  des germes d’éternité.



Le texte biblique

   Le Christ est ressuscité d’entre les morts pour être parmi les morts le premier ressuscité.

 Car, la mort étant venue par un homme, c'est par un homme aussi que vient la résurrection.
 En effet, c'est en Adam que meurent tous les hommes ; c'est dans le Christ que tous revivront,
  mais chacun à son rang : en premier, le Christ ; et ensuite, ceux qui seront au Christ lorsqu'il reviendra.

  Alors, tout sera achevé, quand le Christ remettra son pouvoir royal à Dieu le Père, après avoir détruit toutes les puissances du mal.

  C'est lui en effet qui doit régner jusqu'au jour où il aura mis sous ses pieds tous ses ennemis.
  Et le dernier ennemi qu'il détruira, c'est la mort,


  car il a tout mis sous ses pieds.

 

1 Cor 15,20-27



Commentaires

 Paul rappelle que Jésus est le premier ressuscité . Il utilise l’image des « prémices », les premiers, les meilleurs fruits de la récolte, objets d’une offrande à Dieu. En Jésus ressucité, la résurrection des morts attendue en Israël a commencé,  elle se continuera par la résurrection de ceux qui lui sont unis.

 Paul met en parallèle Adam et le Christ, principes, l’un  de mort, l’autre de résurrection et de vie pour l’humanité. Mais l’œuvre du Christ est la plus importante : le Christ non seulement subit la mort mais il introduit la vie nouvelle et définitive dans l’histoire. A ce titre il est le dernier Adam ; le Christ est ressuscité comme créateur d’une humanité renouvelée : il est le premier, la cause, le principe, celui qui en fait l’unité.

Quand il reviendra, ceux qui seront au Christ, ceux à qui Paul s’adresse, les Corinthiens, revivront.

 Puis tout sera achevé, alors viendra la fin. On peut comprendre que la fin sera la résurrection de tout le reste des hommes,  même ceux qui n’appartiennent pas au Christ.

L’achèvement du dessein de Dieu, la fin, sera la remise de toutes choses à son Père par le Christ, quand il aura vaincu toutes les puissances du mal, dont la principale, la mort, et que toutes choses lui seront soumises. Alors «Dieu sera tout en tous ».

 Or, ce temps du combat contre les puissances du mal et de la mort est notre temps : c’est le temps entre la résurrection du Christ et la résurrection finale de tous. C’est le temps de l’Eglise et de la mission. Christ déjà est vainqueur du mal et de la mort, mais nous avons à l’annoncer à tous les hommes, et à nous unir au Christ, chaque jour, dans ce combat final, jusqu’à ce que tous et tout soient rassemblés en Dieu.

 Marie, fêtée en ce jour de l’Assomption, est la première à ressusciter pleinement corps et âme. En accueillant Marie, la mère du ressuscité, tout entière dans la lumière, Dieu assume notre chair et nous montre ce que sera notre assomption personnelle ainsi que celle de toute l’humanité.

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