En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Dimanche de l’Epiphanie

Publié le Dimanche 7 janvier 2007

Giotto (1266-1337), Epiphanie (1320-25). L’adoration des “mages” est liée à l’annonce des bergers : La bonne nouvelle est pour tous. Le roi le plus âgé, agenouillé devant l’enfant, a retiré sa couronne.



Le texte biblique

Que les mages soient des astrologues babyloniens rappelant ceux que Nabuchodonosor avait interrogé (Dn2,1-11), qu’ils soient des prêtres perses venus de Médie dont Hérodote parle dans son histoire (1,101) ou encore qu’ils soient des sages venus d’Arabie ou de Syrie, semblables à ces fils de Massa dont parlent les Proverbes (3à,1 et 31,1), ce qui importe c’est que ce sont des personnages, païens, venus de loin, et cela prouve la volonté de Dieu de se manifester à tous les hommes quelles que soient leurs origines.
Tout le récit souligne le contraste entre l'attitude des mages et celle d'Hérode et des scribes de Jérusalem devant la manifestation divine.. En effet entre le roi Hérode, entouré des chefs religieux de Jérusalem et le roi qui vient de naître, se joue déjà tout le drame de la vie de Jésus et de sa mission : les autorités de son peuple le refusent et les plus lointains païens l’adorent comme le fera la communauté rassemblée autour du Ressuscité (Mt 26,6). Au moment où Matthieu écrit son évangile (entre 80 et 90), beaucoup de païens se convertissaient à la foi chrétienne et par contre la majorité des juifs rejetaient l’Evangile et persécutaient les chrétiens. Ainsi se réalise l’oracle d’Isaïe entrevoyant la multitude des païens entrant dans cette Jérusalem illuminée de la gloire de Dieu (Is 60 et 62).
Les Mages qui étaient sans doute des astrologues, suivent une étoile inconnue, mais certainement annonciatrice d’un événement extraordinaire. Ecoutons le commentaire de saint Auigustin : Ces étrangers le reconnaissent dans le ciel et ils le cherchent sur la terre. Il crée une lumière dans les hauteurs du ciel et il se cache lui-même dans l'humilité. Les Mages voient une étoile en Orient et ils comprennent qu'un roi est né en Judée. Quel est donc ce roi à la fois si grand et si petit, qui sur terre ne parle pas encore et qui dans le ciel rend des édits ? (...) Celui qui vient de naître d'une femme, et qui est né du Père a créé le ciel et la terre, fait apparaître du ciel sur terre un astre nouveau. Quand il naît, cette lumière nouvelle est annoncée par une étoile, le soleil en s'éclipsant signale la disparition de la lumière éternelle (Saint Augustin : sermon CXCIX).



Commentaires

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui » En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple ». Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; puis, il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui ». Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui . Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. (Mt 2,1-12)

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