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Saint Joseph

Publié le Mardi 1er mai 2007



Georges de La Tour, 1593-1652, Saint Joseph charpentier, 1642, Louvre
Joseph le père nourricier du Christ, dans son atelier de charpentier, est occupé à percer une pièce de bois avec une tarière. L’enfant assis près de lui, l’éclaire de la flamme d’une bougie qu’il tient à la main. La pièce de bois évoque la croix de Jésus. Trois dimensions fortes de l’humanité de Jésus sont ainsi présentes dans ce tableau : Joseph, père et éducateur, Jésus enfant, et la croix déjà suggérée. On y ressent l’amour protecteur et inquiet d’un père, l’amour du travail, et, éclairant ceux-là, l’amour filial porteur de lumière, qui donne à voir, au-delà du visible, que l’amour est don total de la vie.
La simplicité de la scène, dans son humanité, transfigurée par la lumière, donne toute la beauté de ce tableau, où se rencontrent la puissance humble du vieil homme, et la grâce et la force de l’enfant, à la fois protégé et protecteur, source de toute lumière.



Le texte biblique

Paul met en valeur le travail des chrétiens des premières communautés chrétiennes à qui il s’adresse dans ses lettres. Il les sait soucieux de leur vie quotidienne. Mais il souligne ce qui en fait le centre vivant : les croyants sont aimés de Dieu, ils doivent en communauté répondre à l’amour premier du Seigneur. Cet éloge de l’amour (agapè) rejoint l’hymne à l’amour de la première Lettre aux Corinthiens, (1 Cor 13) où rien ne vaut devant Dieu sans l’amour.
Un peu plus loin dans la lettre, Paul s’adressera directement aux différentes catégories de personnes qui constituent la « maison », épouses, maris, enfants et parents, esclaves et maîtres. Le travail de tous est pris en considération. Paul y ajoute la joie qu’apporte le travail fait de bon cœur, qui transforme la vie en louange de Dieu, en action de grâce envers le Seigneur qui fera de nous ses héritiers.
Dans l’après-midi du dimanche 1er mai 1955, recevant à Rome, sur place Saint-Pierre, le congrès des Associations chrétiennes des travailleurs italiens, Pie XII leur déclara : « Nous avons le plaisir de vous annoncer Notre détermination d’instituer - comme, de fait, nous instituons - la fête liturgique de Saint Joseph Artisan, en la fixant précisément au premier mai. » Les textes de la messe et de l’office de Saint Joseph Artisan furent publiés le 24 avril 1956 par la Sacré Congrégation des Rites.
L’Eglise entend donner toute sa dignité au travail. Et la figure de saint Joseph y contribue largement. Ouvrier toute sa vie, il rendit grâce à Dieu le Père en son labeur quotidien, modeste artisan choisi par Dieu pour veiller sur l’enfance du verbe incarné venu sauver le monde par l’humilité de la croix.
Joseph apparaît comme le modèle de l’ouvrier accomplissant sa tâche avec le désir d’accomplir la volonté de Dieu, selon les exhortations de Paul. Paul « christianise » les motivations du travail : celui-ci devient le lieu social où se vivent la foi, l’espérance et la charité afin de permettre une transfiguration divine des besognes ordinaires



Commentaires

Par-dessus tout cela, qu'il y ait l'amour : c'est lui qui fait l'unité dans la perfection.
Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés pour former en lui un seul corps.
Vivez dans l'action de grâce.
Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus Christ, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père.
Quel que soit votre travail, faites-le de bon cœur, pour le Seigneur et non pour plaire à des hommes :
Vous savez bien qu'en retour le Seigneur fera de vous ses héritiers. Le maître, c'est le Christ : vous êtes à son service.
(Col 3,14-24)

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