En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Dédicace de saint Jean de Latran

Publié le Mardi 9 novembre 2010


Saint Jean de Latran, abside, mosaïque 4e, refaite en 1290 par Torritu. et restaurées au 19e. (det)

La croix glorieuse (vision de Constantin lors de sa victoire sur Maxence au pont Milivius et victoire de la Croix sur le paganisme) est plantée sur une montagne. Au-dessus de la croix, apparaît le symbole de la colombe de qui procèdent les flots de la vie. Ces flots descendent, par delà les bras de la croix, qui porte en son centre une représentation du baptême de Jésus jusqu'à la montagne où ils se divisent en quatre fleuves.

Des cerfs et des agneaux viennent s'abreuver aux eaux vives.

Au pied de la montagne, entre les fleuves, voici la Cité sainte aux murs d'or. Un ange en garde la porte, et Pierre et Paul viennent aux créneaux.

Au centre de la cité, un phénix, symbole de l'immortalité , est perché sur la plus haute branche d'un palmier.

La montagne est située au bord du Jourdain dans un merveilleux jardin de verdure et de fleurs.

Les deux intercesseurs de part et d'autre de la croix sont Marie et Jean Baptiste.



Le texte biblique

 L'homme qui me guidait me fit revenir à l'entrée du Temple, et voici : sous le seuil du Temple, de l'eau jaillissait en direction de l'orient, puisque la façade du Temple était du côté de l'orient. L'eau descendait du côté droit de la façade du Temple, et passait au sud de l'autel.

L'homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l'extérieur, jusqu'à la porte qui regarde vers l'orient, et là encore l'eau coulait du côté droit.

 L'homme s'éloigna vers l'orient, un cordeau à la main, et il mesura une distance de mille coudées ; alors il me fit traverser l'eau : j'en avais jusqu'aux chevilles.

Il mesura encore mille coudées et me fit traverser l'eau : j'en avais jusqu'aux genoux. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser : j'en avais jusqu'aux reins.

 Il en mesura encore mille : c'était un torrent que je ne pouvais traverser, car l'eau avait grossi, il aurait fallu nager : c'était un fleuve infranchissable.

Alors il me dit : « As-tu vu, fils d'homme ? » Il m'emmena, puis il me ramena au bord du torrent.

 Et, au retour, voici qu'il y avait au bord du torrent, de chaque côté, des arbres en grand nombre.

Il me dit : « Cette eau coule vers la région de l'orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux.

 En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu'elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent.

Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d'arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède. »

Ez 47, 1-12



Commentaires

Le prophète Ézéchiel était prêtre à Jérusalem entre 593 et 571 av JC, période tragique pour l'histoire d'Israël, période de la chute de Jérusalem en 587, et de l'exil à Babylone.

Dans ce dernier chapitre du Livre d'Ézéchiel est décrite la grande vision d'Ézéchiel, au cours de laquelle un mystérieux guide fait visiter au prophète tous les recoins d'un Temple idéal, visite qui s'achève par la découverte d'un courant d'eau.

La ville de Jérusalem était alimentée au sud par la source Guilhom dont un tunnel menait les eaux à l'intérieur de la ville, notamment dans le bassin de Siloé. C'est là que Salomon reçut l'onction royale. Dans la vision d'Ézéchiel la source jaillit de la batisse centrale du Temple, du lieu où le Seigneur a promis d'établir sa présence à jamais. La tradition du courant qui sort du paradis et se divise en 4 fleuves (Gn 2, 10-14), s'applique maintenant au Temple, nouveau paradis où Dieu manifeste sa bienveillance.

Le guide prend des mesures des lieux et cela permet au prophète de se familiariser peu à peu avec la particularité de ces eaux qui sont de plus en plus abondantes, au point de devenir infranchissables., Ézéchiel s'y enfonce, expérience physique comme il avait évalué la réalité de la mort en arpentant la vallée des ossements (37,2). En même temps que les eaux s'accroissent les yeux des prophètes s'ouvrent à leur signification. : depuis ses débuts modestes, cette eau a une puissance et une fécondité qui ne se manifestent pas immédiatement.

Puis le guide décrit le parcours de l'eau : si on considère la géographie, on peut comprendre que l'on suit le cours du Cédron qui, partant de Jérusalem, traverse le désert de Juda et débouche directement dans la Mer Morte. Les régions nommées sont des lieux désolés : tant le désert que la Mer Morte, dont le taux de salinité rend toute vie impossible. Elles sont l'image du peuple abandonné et désespéré sur qui pèse le poids du péché.

L'eau venue du Temple a des effets bénéfiques sur les plantes, sur les animaux et par conséquent sur les hommes, qui vont ainsi trouver nourriture et remèdes.

L'eau assainit, elle guérit, elle apporte salut et vie, là où régnaient précarité et mort. Avant de trouver un autre guérisseur en la personne de Jésus.

C'est la parole prophétique et le souffle de l'Esprit qui avaient fait revivre et les ossements desséchés. C'est l'eau de la présence divine qui apporte de la vie à la Mer Morte et aux terres désertiques. Elle vient du sanctuaire et de la sainteté de Dieu qui s'y manifeste.

 

Ainsi Ézéchiel à la fin de son livre découvre encore la sainteté ouverte de Dieu, qui déborde du temple pour apporter salut et guérison là où agissent les ennemis de la vie.

Ces eaux de la vision, sorties du Temple, ont connu une grande postérité dans la suite des Ecritures jusqu'à l'Apocalypse, en passant par l' évangile de Jean : «  Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et que boive  celui qui croit en moi. Comme l'a dit l'Écriture , De son sein couleront des fleuves d'eau vive «  (Jn 7,37-38).

Le Dieu invisible se manifeste par la vie qu’il communique à son peuple. L’Esprit Saint, figuré par le fleuve d’eau vive, fait fleurir dans le monde tout ce qui veut vivre.

 

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