En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Avent : cheminement avec Isaïe : Dieu tout puissant, l\'Unique, créateur de l\'univers

Publié le Mercredi 15 décembre 2010


Michel Ange (1475 au 1564) , la création du soleil et de la lune, chapelle sixtine (1508-12), Vatican,

 

Michel Ange peint quelques épisodes de la création sur la plafond de la chapelle Sixtine à la demande du pape Jules II.

La deuxième scène dans l'ordre chronologique du récit représente la création du soleil et de la lune.

La scène est dominée par la figure du créateur qui, entouré par quatre enfants, se déplace impétueusement.

Dans cette scène Dieu est sur le point de donner la forme au disque incandescent du soleil et le froid de la lune ; son geste ample montre sa puissance, son mouvement comme l’ensemble des plis des vêtements produisent une étonnante impression de dynamisme et de progression.

Dieu est montré de face, son visage est contracté, ses sourcils froncés traduisent sa terrible autorité. Son corps indique toutes les directions de l'espace.

Boule de feu incandescent, le grand disque du soleil est le seul élément de couleur vive contrastant avec des tonalités plus pâles des vêtements, de la chair, et du fond blanc grisâtre du ciel. De, l'autre coté la lune apparaît comme une pâle sphère tachée de gris.

Dans l'autre partie de cette scène, Dieu est à nouveau représenté créant la terre et les herbes qui y poussent. Par ce dédoublement, la véhémence croissante de Dieu, chef d'orchestre de la création du monde, est encore accentuée.


 

 

 



Le texte biblique

Je suis le Seigneur, il n'y en a pas d'autre :

 je fais la lumière et je crée les ténèbres, j'établis la paix et je crée le malheur.

C'est moi, le Seigneur, qui fais tout cela.

 Que les cieux distillent la rosée, que les nuages répandent la justice, que la terre s'entrouvre et que le salut s'épanouisse, que la justice fasse éclater en même temps tous ses bourgeons.

Moi, le Seigneur, je crée tout cela.

 

 Ainsi parle le Seigneur, le créateur des cieux, lui qui est Dieu, lui qui a modelé la terre et l'a formée, lui qui l'a fixée ; il ne l'a pas créée comme un désert, il l'a formée pour qu'elle soit habitée : Je suis le Seigneur, il n'y en a pas d'autre.

 

 Il n'y a pas d'autre Dieu que moi ;un Dieu juste et sauveur, il n'y en a pas en dehors de moi.

 Tournez-vous vers moi pour être sauvés, habitants de la terre entière. Car c'est moi qui suis Dieu,

il n'y en a pas d'autre.

 Je le jure par moi-même : de ma bouche sortira le salut, cette parole ne reviendra pas en arrière ; devant moi toute créature tombera à genoux, par moi jurera toute langue

 en disant :« Au Seigneur seul la justice et la force ! » Vers lui viendront, couverts de honte, tous ceux qui s'étaient dressés contre lui.

 Et toute la descendance d'Israël trouvera dans le Seigneur sa justice et sa fierté.

 

Is 45, 6-2



Commentaires

Ce chapitre commence avec un oracle adressé au roi Cyrus, énonçant déjà le projet divin (versets précédant notre passage). : « je veux lui soumettre les nations et désarmer les rois, lui ouvrir les portes à deux battants ».

Cyrus, le roi perse, est présenté comme le vassal du Seigneur, appelé pour réaliser son dessein. Mais progressivement le texte montre qu’il est lui-même au service de cet autre serviteur choisi qu'est Israël. Cyrus est un païen et pourtant Dieu l'a appelé et lui a confié le salut de son peuple Israël. Israël doit apprendre les chemins surprenants de son Dieu. Dieu n'est pas assujetti aux chemins des hommes.

Il est le Dieu unique, absolument incomparable. Il est donc le créateur de tout ce qui arrive : lumière et ténèbres, paix et malheur. En hébreu ces termes qui expriment des contraires, le mal et le bien, signifient la totalité. Bonheur et malheur expriment tous les évènements que nous vivons.

Le prophète veut surtout éliminer tout rival à Dieu : il n'y a pas le Dieu du mal et le Dieu du bien, comme le penseront les Manichéens. Les dieux de Babylone, supposés redoutables ne comptent pas à côté de lui ! Dieu est le seul maître de l'histoire, maître du conquérant Cyrus.

 

La création est transformée par le salut et la justice de Dieu. Saint Jérôme lit ces versets d'Isaïe comme l'annonce de la venue du Christ lui-même, il en fait une traduction audacieuse ; « cieux, depuis la-haut donnez votre rosée » devient « que les nuées fassent descendre le Juste, que la terre s'ouvre et produise le Sauveur » !

 

La proclamation du Dieu unique est manifeste : toutes les créatures, toute la terre sont appelées à se tourner vers Dieu pour être sauvés, car il n'y a pas d'autre Dieu.

Tous ceux qui étaient dressés contre lui seront couverts de honte, et le peuple élu, toute la descendance d'Israël -et au-delà, toute l’humanité- trouvera dans le Seigneur sa justice et sa fierté.

 

 

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