En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

La Jérusalem céleste

Publié le Dimanche 13 mai 2007


Paris, BNF, Manuscrits néerlandais .L'Apocalypse figure en bonne place derrière le psautier parmi les livres de la Bible qui, les premiers, firent l'objet d'une traduction en langue vernaculaire. Les manuscrits de l'Apocalypse ont en général fait l'objet d'une riche décoration historiée.

Comme commentaire de l’image, reprenons le texte même de l’Apocalypse, que le texte liturgique de ce dimanche n’a pas cité, où une description précise de la ville est donnée, grâce à l’ange qui tient le roseau pour mesurer la cité, ses portes et ses murailles :

Celui qui parlait avec moi avait un roseau d'or
pour mesurer la cité, ses portes, et sa muraille. La cité est disposée en carré :
sa longueur est égale à sa largeur.
Il mesura la cité avec le roseau :
douze mille stades ;
sa longueur, sa largeur et sa hauteur sont égales. Puis il mesura sa muraille :
cent quarante-quatre coudées,
suivant les mesures communes des hommes qu'employait l'ange. Le matériau de la muraille était du jaspe,
et la cité était en or pur
semblable à du cristal pur. Les assises de la muraille de la cité
étaient ornées de toutes sortes de pierreries.
La première assise était de jaspe,
la deuxième de saphir,
la troisième de calcédoine,
la quatrième d'émeraude, la cinquième de sardoine,
la sixième de cornaline,
la septième de chrysolithe,
la huitième de béryl,
la neuvième de topaze,
la dixième de chrysoprase,
la onzième d'hyacinthe,
la douzième d'améthyste. Les douze portes étaient douze perles,
chaque porte faite d'une seule perle,
et la place de la cité était d'or pur comme du cristal transparent.

La splendeur et la profusion des matériaux et des pierres précieuses confirme le caractère idéal de la cité ; ses dimensions évoquent la totalité : la Jérusalem céleste rassemblera le peuple élu, aimé de Dieu, c’est-à-dire l’humanité toute entière.



Le texte biblique

Le livre de l’Apocalypse décrit avec minutie la Jérusalem céleste montrée à Jean par l’un sept anges qui détiennent « les sept coupes remplies des sept dernières plaies » (v. 9). Ainsi l’auteur accentue le contraste entre la chute de Babylone et la consécration de Jérusalem. Les dernières plaies annoncées plus haut, sont maintenant renversées par l’œuvre de salut opérée par Dieu.
La cité est située sur une grande et haute montagne, elle descend du ciel d’auprès de Dieu. Maintenant la nouveauté de Jérusalem est présentée sous l’éclat et le resplendissement de sa gloire. La cité est parfaite, dans sa construction (Ez 48, 31-34). Les trois portes à chacun des quatre points cardinaux montrent le caractère universel de la cité, tandis que sa disposition en carré vise à en souligner le caractère idéal. La Jérusalem a des assises apostoliques et se réclame aussi du peuple de la première alliance.
Tout le « peuple de Dieu » est concerné par cette Jérusalem céleste, représentation parfaite de l’Eglise terrestre, que l’on risque d’oublier en lisant cette description merveilleuse et étincelante. Ici est visé le modèle céleste. L’Eglise de la terre porte en elle l’image de la Jérusalem céleste parce qu’elle participe à son mystère : elle est cette Ville sainte que les païens foulent aux pieds par la persécution (11,2). En même temps les promesses appellent une autre Jérusalem, revêtue de la perfection finale, patrie définitive de tous les rachetés : « Jérusalem, cité du ciel, heureuse vision de paix » (Hymne de la dédicace des églises).



Commentaires

Moi, Jean, j’ai vu un ange qui m'entraîna par l'esprit
sur une grande et haute montagne ;
il me montra la cité sainte, Jérusalem,
qui descendait du ciel, d'auprès de Dieu . Elle resplendissait de la gloire de Dieu,
elle avait l'éclat d'une pierre très précieuse,
comme le jaspe cristallin. Elle avait une grande et haute muraille,
avec douze portes gardées par douze anges ;
des noms y étaient inscrits :
ceux des douze tribus des fils d'Israël. Il y avait trois portes à l'orient,
trois au nord,
trois au midi,
et trois à l'occident. La muraille de la cité reposait sur douze fondations
portant les noms des douze Apôtres de l'Agneau.Dans la cité, je n'ai pas vu de temple,
car son Temple,
c'est le Seigneur, le Dieu tout-puissant,
et l'Agneau. La cité n'a pas besoin de la lumière du soleil ni de la lune,
car la gloire de Dieu l'illumine,
et sa source de lumière, c'est l'Agneau.
(Ap 21, 10…23)

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