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La Visitation

Publié le Jeudi 31 mai 2007


Maître de la Visitation, La visitation, 1506, Musée National hongrois, Budapest.
Les deux femmes , Marie et Elisabeth, se rencontrent dans une intimité poétique qui appelle la joie. Elisabeth reconnaît en Marie la mère de son Seigneur et lui baise la main. Le paysage idyllique en harmonie avec les personnages, renforce cette atmosphère de joie poétique. Les fleurs d’iris et de pivoines sont les symboles de Marie.
Dans cette fête de la Visitation, il faut véritablement nous réjouir : "Toutes les générations te diront bienheureuse". "Pousse des cris de joie, fille de Sion, tressaille d’allégresse " annonce déjà Sophonie.



Le texte biblique

Le prophète Sophonie, à la fin du VII ème siècle av. J.C., exerce son activité au début du règne de Josias dans le pays de Juda. Dans le désordre religieux et moral, le peuple adorait les baals et autres idoles et oubliait son Dieu. Le prophète annonce l’imminence du châtiment, et appelle à la conversion. Alors intervient l’oracle annonçant le ralliement des nations au Seigneur, et le retour du peuple à la fidélité. C’est un poème d’exultation qui célèbre la fille de Sion, la Jérusalem restaurée, et Dieu présent au milieu d’elle en héros sauveur qui jubile pour elle avec des cris de joie.
Ces versets, probablement une addition postérieure au reste du livre, sont porteurs des grandes espérances de ceux qui venaient rebâtir Sion au retour de l’Exil. Sophonie les invite au courage et à la vaillance : « Que tes mains ne faiblissent pas ! » Les mains qui faiblissent sont le signe du découragement inspiré par l'effroi et l'angoisse. La présence du Seigneur àà Jérusalem pour partager son bonheur avec le peuple, son ardent amour, tout invite à la confiance et à la joie. Le Dieu Saint n’est plus une autorité jalouse de son prestige : c’est le jeune amoureux qui entre le premier dans la danse.
Le prophète invite à une joie s'élevant jusqu'aux tressaillements d'allégresse. Quand les deux femmes, Marie et Elisabeth se rencontrent, une allégresse soudaine les fait tressaillir à cause du mystère qui se prépare sur la terre à travers elles. Les cris de joie poussés par Jérusalem expriment la pensée de n’avoir plus aucun danger à redouter. Marie appelle tous ceux qui craignent Dieu à écouter ce qu’elle veut proclamer, tout ce que le Seigneur a fait pour elle.
La rencontre de Marie et d'Élisabeth est tout entière placée sous le signe de l'exultation. Exultation des croyants de la première Alliance qui accueillent l'accomplissement de la Promesse dans le Seigneur venu visiter Élisabeth au sein de sa mère Marie. Exultation de Jean-Baptiste, qui reconnaît celui qu'il va annoncer. Exultation de Marie, qui décrit, en composant un Cantique à partir de prières éparses dans l'Ancien Testament, mais principalement à partir du Cantique d'Anne, l'exultation de celle qui est rendue mère par l'intervention et la puissance de Dieu. Exultation de la foi qui reconnaît les fruits de l'Esprit à travers les événements de l'existence humaine.



Commentaires

Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Éclate en ovations, Israël ! Réjouis-toi, tressaille d'allégresse, fille de Jérusalem ! Le Seigneur a écarté tes accusateurs, il a fait rebrousser chemin à ton ennemi. Le roi d'Israël, le Seigneur, est en toi. Tu n'as plus à craindre le malheur. Ce jour-là, on dira à Jérusalem : « Ne crains pas, Sion ! Ne laisse pas tes mains défaillir ! Le Seigneur ton Dieu est en toi, c'est lui, le héros qui apporte le salut. Il aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour ; il dansera pour toi avec des cris de joie, comme aux jours de fête. »
Soph3 14-18a

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