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Saint Vincent de Paul

Publié le Mardi 27 septembre 2011


Van Gogh, 1853-1890, Maison blanche, la nuit. 1890, Musée de l'Ermitage, saint Petersbourg

Après de nombreux échecs dans l'orientation de sa vie, Van Gogh se tourne vers la peinture.

Il travaille beaucoup pour se former mais sa vie est parsemée de crises psychologiques et son déséquilibre ira grandissant. Il finira par se suicider à 37 ans. Ce mal être se ressent dans ses tableaux.

Cette maison blanche la nuit, peinte peu avant son suicide, montre cette maison peu accueillante, cachée derrière un rideau d'arbres. Un passant passe son chemin, les deux personnes rentrant dans la maison lui tournent le dos.

C'est la nuit. Le ciel est mouvementé, Van Gogh montre dans le ciel une étoile bien visible, entourée d'une auréole jaune : il a été établi qu'il s'agit de l'étoile Venus, très brillante le soir du 16 juin 1890, date de la création de ce tableau. Van Gogh basait ses travaux sur la réalité.

Il se complait dans cette atmosphère nocturne,  « Souvent, il me semble que la nuit est bien plus vivante et richement colorée que le jour ». Il est fasciné par la réalité vespérale et nocturne. La disparition progressive de la lumière, un coucher de soleil intense, le crépuscule avec l'apparition des lumières artificielles des maisons et le scintillement des étoiles et de la Lune dans un ciel sombre, nourrissent son imagination et sa créativité.

Van Gogh a souvent montré son sentiment de n'être pas accueilli et sa solitude et son incompréhension atteint son paroxysme dans son tableau de champ de blé avec des corbeaux inquiétants et un chemin qui ne mène nulle part.



Le texte biblique

 

Comme le temps approchait où Jésus allait être enlevé de ce monde, il prit avec courage la route de Jérusalem.

Il envoya des messagers devant lui ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue.

Mais on refusa de le recevoir, parce qu'il se dirigeait vers Jérusalem.

Devant ce refus, les disciples Jacques et Jean intervinrent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions que le feu tombe du ciel pour les détruire ? »

 Mais Jésus se retourna et les interpella vivement.

 Et ils partirent pour un autre village

Lc 9,51-56 



Commentaires

Luc commence ici un long épisode de son Évangile relatant le voyage de Jésus vers Jérusalem au cours duquel nombre d'enseignements, d'exhortations sont dispensés. Cette marche vers Jérusalem est celle vers sa mort et sa gloire. Ainsi les enseignements donnés prennent une résonance nouvelle, ils préparent le temps de l'Eglise, au-delà du mystère de Pâques.

 

Ce passage commence avec la révélation de l'enlèvement de Jésus à Jérusalem. Ce mot, du grec analempsis, signifie à la fois « la montée », « l'élévation » et « l'enlèvement ». Donc est ici signifié à la fois la montée de Jésus depuis la Galilée jusque Jérusalem, et aussi la montée ou l'élévation de Jésus sur la croix, et enfin sa montée ou son enlèvement dans la gloire lors de l' Ascension.

Jésus prend avec courage la route, en grec on dit qu'il durcit son visage : ce sont les termes que le prophète Isaïe, dans le troisième chant du Serviteur, utilise : le serviteur est appelé pour que le salut atteigne les extrémités de la terre, mais il affronte outrages et crachats qu'il ne ressent pas car Dieu est avec lui et il rend son visage plus dur que pierre.

Ainsi le courage de Jésus, son visage durci, signifie qu'il va affronter les outrages, qu'il va aller jusqu'au bout pour accomplir la mission que Dieu lui a confiée, en mettant toute sa confiance en Dieu.

 

Jésus envoie en avant ses disciples, et la question de l'accueil est immanquablement, profondément posée. Elle sera présente dans toute la suite du chapitre. Les villes de Samarie n'accueillent pas Jésus mais il refuse de les punir. L'annonce de la Bonne Nouvelle qui va être confiée aux disciples, exclut toute violence, et à la fin du chapitre un double modèle d'accueil sera donné par les deux femmes Marthe et Marie.  

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