En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Saint Thomas

Publié le Mardi 3 juillet 2007


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Andrea del Verrocchio (1435-1488 ) Christ et saint Thomas. 1467-83. Bronze. Orsanmichele, Florence, Italie.

Thomas s’approche de Jésus. Touche-t-il la plaie de Jésus ? Rien ne le dit ni le prouve. Mais il voit et reconnaît Jésus, et il le nomme « son Seigneur et son Dieu ». Sa foi est encore plus grande , l’homme qu’il a suivi en Palestine, qu’il a vu cloué sur la croix, est son Dieu.
Jésus le bénit, d’un geste qui est le même que le geste du baptême ; autrement dit, un geste qui marque l’adhésion au Christ ressuscité, et qui envoie pour témoigner de ce que Thomas et les apôtres ont vu. Le personnage de Thomas est en mouvement : il s’approche et déjà il repart ! Son geste, son adhésion et sa foi sont à l’origine de la foi de tous les chrétiens, qui se reconnaissent dans la béatitude prononcée par Jésus : « heureux ceux qui croient sans avoir vu »



Le texte biblique

L’incroyance de Thomas est fortement soulignée, le texte rappelle les paroles de Jésus quand il a guéri le paralytique « si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croirez donc jamais » (Jn 4,48). Thomas avait invité ses compagnons à suivre Jésus dans sa mort (11,16), et pourtant il répugne à les accompagner dans leur foi en Jésus ressuscité, il doute à la fois du témoignage des apôtres et de Jésus ressuscité.

Jésus revient deux fois. Jean ainsi insiste sur les plaies, ce qui lui permet d’accentuer la continuité entre Jésus crucifié et Jésus glorifié. C’est la croix qui est la révélation suprême de l’amour du Père et la glorification du Fils. Thomas n’a pas cru, mais, devant les plaies il retrouve la foi et s’écrie « Mon Seigneur et Mon Dieu » ! C’est le titre le plus haut donné à Jésus dans tout l’Evangile. Aucune définition dogmatique ultérieure ne dépassera cela.

Dans le prologue Jésus était dit « le Verbe était Dieu » (1,1), maintenant il est confessé « Seigneur et Dieu », tout est dit. Il est révélateur que celui qui témoigne de cette vérité soit celui qui ne voulait pas croire au témoignage des apôtres.

Le passage se termine par une « béatitude » : « heureux ceux qui croient sans avoir vu » ; cela constitue une conclusion pour tout l’évangile. Même ceux qui ont vu, doivent croire au-delà de ce qu’ils voient. Le Verbe devenu chair n’a laissé voir que son humanité, sa chair, auprès des disciples ; or, en lui, il fallait voir Dieu manifesté dans sa gloire. Nous sommes heureux, nous les destinataires de l’Evangile qui n’avons pas vu, si, par le témoignage des apôtres, nous adhérons au Christ et devenons croyants.

Cette foi nous ne pourrions pas y adhérer si l’Esprit n’avait pas été envoyé comme le commente saint Augustin (sermon 247) :
Nous n’aurions pas le bonheur de croire sans voir si nous ne l'avions reçu du Saint-Esprit. C'est donc avec raison que le Maître a dit : Il faut que je m'en aille. Si je ne m'en vais pas, le Paraclet ne viendra pas à vous ; mais si je m'en vais, je vous l'enverrai. Sans doute, par sa divinité, il est toujours avec nous, mais s'il n'avait pas disparu corporellement à nos yeux, nos yeux l'auraient toujours contemplé corporellement et nous n'aurions jamais cru spirituellement. C'est par cette foi que nous mériterons de contempler un jour, avec un cœur purifié, le Verbe lui-même, Dieu en Dieu, par qui tout a été fait et qui s'est fait chair pour habiter parmi nous. La foi qui mène à la justice ne s'obtient pas par le toucher de la main, mais par la foi du cœur.



Commentaires


C'était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient. Car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : La paix soit avec vous ! Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit à nouveau: La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle, et il leur dit : Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus.
Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n'était pas avec eux, quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : Nous avons vu le Seigneur ! Mais il leur déclara : Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas.
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : La paix soit avec vous ! Puis il dit à Thomas : Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. Thomas lui dit alors : Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit : Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu
Jn 20,24-29

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