En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Saint Marc, évangéliste. Les prodiges réalisés par les apôtres pour propager la Bonne Nouvelle

Publié le Jeudi 25 avril 2013


Le Douanier Rousseau (1844-1910), la bohémienne endormie, 1897, Musée d'art moderne de New York.

 

Henri Julien Felix Rousseau dit le Douanier Rousseau en raison de son poste à l'Octroi de Paris où il percevait les taxes des marchandises entrant dans Paris après la guerre de 1870, est un peintre français de la fin du 19e, généralement considéré comme représentatif des peintres naïfs.

Dans ses peintures il s'évertue à reproduire ce qu'il voit tout en considérant ce qu'il sait des choses. Beaucoup d'exotisme dans son travail, alors qu'il n'a jamais quitté Paris ; ses modèles il les prend au Jardin des Plantes ou dans les revues illustrées de botanique !.

 

Ici nous est livrée une représentation fantasmatique d'un lion et d'une femme endormie près de sa jarre d'eau et de sa mandoline, une canne à la main, un soir de pleine lune. Chef d’œuvre fascinant !

La femme sommeille les yeux à peine fermée, son vêtement rayé, sa chevelure, dessinée en longues stries roses encadrant son visage. Au dessus d'elle un lion au regard halluciné, curieux, reste pacifique, semble ne pas vouloir réveiller la femme. Il occupe le centre du tableau. La nature es t celle d'un ailleurs désertique, l'image du rêve, de l'impossible, univers magique.

La lumière de la lune, bleuâtre, donne une atmosphère de paix, d'harmonie entre animal et homme.

 



Le texte biblique

Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création.

 Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné.

 Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais ; ils parleront un langage nouveau ;

 ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s'ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s'en trouveront bien. »

Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s'assit à la droite de Dieu.

Quant à eux, ils s'en allèrent proclamer partout la Bonne Nouvelle. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l'accompagnaient.

 

Marc 16,15-20



Commentaires

Nous lisons aujourd'hui la fin de l'évangile de Marc. : Jésus envoie en mission ! C'est le but de toutes les apparitions de Jésus après sa résurrection. L’Église primitive prend alors conscience de son rôle extraordinaire : elle se sait appelée à porter l’Évangile à tous les hommes.

Jésus ajoute que la foi du baptisé le sauvera tandis que celui qui refuse de croire sera condamné. L'annonce de la Bonne Nouvelle doit conduire à la conversion, à la foi. Le baptême vient après, comme le couronnement naturel d'une démarche de croyant. La foi et le baptême ne peuvent être dissociés, ils engagent dans la voie du salut. Le refus libre et volontaire de la foi par ceux qui connaissent la Bonne Nouvelle est jugé comme leur propre condamnation.. peut-être Marc pense-t-il au drame du peuple qui a majoritairement rejeté Jésus ?

 

Les croyants sont crédibles par les signes qu'il leur a donné d'accomplir : chasser les esprits mauvais (Philippe en Samarie), nouveau langage (Pentecôte), prendre les serpents dans leurs mains ( Paul à Malte), imposition des mains sur les malades.

Durant sa propre mission Jésus avait déjà fait de nombreux signes pour accréditer son message. L'ensemble de ces signe veut manifester le pouvoir décisif du Ressuscité sur les forces du Mal et de la Mort. C'est le témoignage que l’Évangile se veut un message porteur de la force du salut.

 

Après cet envoi en mission Marc conclut son livre par une suite d'images parlantes. Le Christ ressuscité est enlevé au ciel, quitte la terre. L'enlèvement au ciel des hommes justes et saints qui ont marché vers Dieu durant leur vie terrestre est un thème courant de la tradition juive (cf Henok ou Elie). Pour Jésus c'est différent : Jésus est assis à la droite de Dieu, ce qui signifie que Jésus est pleinement devenu Messie et Seigneur par sa résurrection.

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