En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Sainte Catherine de Sienne

Publié le Lundi 29 avril 2013


Heitor da Silva Costa, Albert Caquot, Paul Landowski, le Christ rédempteur, Rio de Janeiro, 1926-1931

 

C'est la grande statue qui domine la ville de Rio de Janeiro au Brésil en haut du mont du Corcovado à 710 m d'altitude, qui a fêté ses 80 ans en octobre 2011.

 

A l'origine un concours a été organisé par l’Église catholique en 1921 afin de construire un monument religieux pour le centenaire de l'indépendance du Brésil (1822). En 1973 il a été déclaré monument historique et en 2007 l'une des sept merveilles du monde moderne. Elle mesure 38 m de haut, pèse 1200 tonnes, et a une envergure de 28 m.

La statue est montée sur une armature en béton armé, et est recouverte de stéatite, roche tendre mais très résistante (notamment aux intempéries et aux variations de température)

 

L'idée de construire un monument religieux au sommet du Corcovado, dont la vue exerça une fascination extraordinaire sur les premiers colons portugais, a été suggérée une première fois en 1859 par le père lazariste Pedro Maria Boss. Ce mont avait été nommé le « pic de la tentation » par les premiers colons portugais pour rappeler la montagne biblique où Jésus fut tenté par Satan.

 

La statue a une forme de croix, l'objectif d'un tel monument est clair : montrer un Christ en pleine lumière, et soutenir les efforts d'évangélisation du pays. Le jour de l'inauguration, le cardinal Dom Sebastião Leme déclarait « que cette image sacrée soit le symbole de votre lieu de vie, de votre protection, de votre prédilection, de votre bénédiction qui rayonne sur le Brésil et les Brésiliens ». Elle veut accueillir tout le monde comme dans un accolade de bienvenue, d'amour et de miséricorde, quelle que soit la vie menée par tous les hommes dans la ville.

Il semble « tenir une croix immense au-dessus de Rio et bénir la ville comme un prêtre tenant l'ostensoir au-dessus de ses fidèles agenouillés », écrit l'écrivain autrichien Stefan Zweig (1881-1942) lors de sa première visite au Brésil, qui suit de peu l'inauguration de la statue. Trois quarts de siècle plus tard, la magie opère toujours.

 



Le texte biblique

  Voici le message que Jésus Christ nous a fait entendre et que nous vous annonçons : Dieu est lumière,il n'y a pas de ténèbres en lui.

 Si nous disons que nous sommes en communion avec lui,alors que nous marchons dans les ténèbres,nous sommes des menteurs,nous n'agissons pas selon la vérité ;

 mais, si nous marchons dans la lumière,comme il est lui-même dans la lumière,nous sommes en communion les uns avec les autres,et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.

 Si nous disons que nous n'avons pas de péché,nous nous égarons nous-mêmes et la vérité n'est pas en nous.

 Si nous reconnaissons nos péchés,lui qui est fidèle et juste nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout ce qui nous oppose à lui.

 Si nous disons que nous ne sommes pas pécheurs,nous faisons de lui un menteur et sa parole n'est pas en nous.

 Mes petits enfants, je vous écris pour que vous évitiez le péché.Mais, si l'un de nous vient à pécher,nous avons un défenseur devant le Père :Jésus Christ, le Juste.

 Il est la victime offerte pour nos péchés,et non seulement pour les nôtres,mais encore pour ceux du monde entier.

 

1 Jean 1, 5 à 2, 2



Commentaires

Et voilà Jean commence sa lettre en affirmant que Dieu est lumière ! Mais tout de suite après il développe la notion de péché qui se comprend alors dans l'opposition lumières/ténèbres. Il dénonce une fausse conception de la foi en Jésus Christ qui consisterait à renier la condition de pécheur.

Les chrétiens sont convaincus que Dieu est lumière et qu'en lui il n'y a pas de ténèbres. Et par voie de conséquence il en va de même pour ceux qui se réclament du Christ.

L'auteur de l’épître reprend l’évangile de Jean, en énonçant que le péché consiste à ne pas « croire en Christ ». La foi en Jésus Christ n'est pas quelque chose d'acquis une fois pour toute, elle est mouvement, elle met en route.

 

L'auteur s'adresse à une communauté réelle, qui peut être jugée comme hypocrite s'il y a discordance entre parole et pratique. Ainsi la vérité ne se fait pas, et dans la tradition juive « faire la vérité » signifie orienter concrètement sa vie vers des actes de vérité en accord avec la Parole de Dieu à laquelle on adhère.

 

L'auteur dénonce l'attitude de ceux qui, se prétendant en communion avec Dieu, considèrent que leurs actions mauvaises sont de peu d'importance. Dire « nous n’avons pas de pé» désigne une attitude fondamentale, une non-reconnaissance de l'état de pécheur. Si nous refusons ponctuellement de reconnaître le péché dans la mauvaise action que nous avons commise, nous commençons par nous égarer nous-mêmes. Peu à peu le mensonge envahit jusqu'à notre conception de Dieu, « nous faisons de lui un menteur ». Nier l'état de pécheur peut conduire à nier la vérité de la Parole de Dieu.

 

Ne pas reconnaître son péché s'oppose à le confesser, le reconnaître n'a rien de culpabilisant , mais introduit dans le monde du pardon donné par Jésus Christ.

 

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