En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Saint Augustin

Publié le Mardi 28 août 2007


(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Benozzo Gozzoli. 1420 ou 1424 - 1497). Augustin enseignant à Rome. Détail. 1464-65 . Fresques de l’abside de la Chapelle de Saint Augustin, San Gemignano, Italie

.
Saint Augustin (354-430) est au centre du tableau, installé dans une chaire surélevée, impressionnante ; il enseigne une assemblée de disciples à partir d’un livre, certainement la Bible . L'homme fait preuve une formidable présence. On connaît à peu près 500 sermons de saint Augustin, essentiellement sur les Psaumes, grâce aux notes que prenaient les auditeurs (éventuellement des corrections ultérieures étaient apportées). Augustin prêchait essentiellement autour de Hippone. Les auditeurs sont nombreux et attentifs, Augustin mentionne même leur ferveur et loue la patience que l’on peut lire sur les visages ! « Votre ferveur m'y excite, et j'ai droit de plaindre un peu moins la peine que vous avez de m'écouter puisque vous êtes témoins vous mêmes de mes sueurs et du travail que je souffre pour vous parler». Dieu le met à l’épreuve, mais ici il prêche avec assurance, il sait que « Dieu vient à son secours ».
L’espace du tableau est organisé autour du prédicateur. Il est au centre, les rangées d’auditeurs convergent vers lui, tout comme les lignes de fuite du carrelage. Le peintre a montré la rayonnement de saint Augustin, combien il cherche à partager les fruits de sa recherche de Dieu, à être au service de l’Eglise, qui pour lui est à la fois la communauté des chrétiens d’Hippone et le Corps du Christ répandu à travers le monde, évoqué par les espaces ouverts à travers les fenêtres : campagne et ville.
Le chien, au centre du tableau, a été diversement interprété, soit négativement par rapport à la Bible, soit au contraire comme fidèle chien berger, symbole du prédicateur !
Le bâtiment est décoré à la romaine, il évoque la puissance et la richesse de Rome : C’est dans ce contexte que Saint Augustin, dans la Cité de Dieu, s’attache à l’examen des dieux choisis de la théologie civile, Janus, Jupiter, Saturne et les autres ; il démontre que le culte rendu à ces dieux n’est d’aucun usage pour acquérir la félicité éternelle.



Le texte biblique

Paul raconte combien l’évangélisation est difficile. Lui et ses compagnons ont souffert et ont été insultés et pourtant ils continuent leur route missionnaire, trouvant leur audace et leur courage en Dieu lui-même, parce que c’est lui qui les envoie. Paul exhorte chacun pour annoncer l’Evangile, la Bonne Nouvelle de Dieu, avec les exigences éthiques qui en découlent.
Paul oppose sa prédication à celles des nombreux philosophes itinérants, vendeurs de doctrines nouvelles, qui cherchaient à séduire leurs interlocuteurs par les illusions et les flatteries de la rhétorique, ou à celles des guérisseur, vendeurs de magie qui les attiraient par leurs promesses. Lui n’use ni de ruse ni de piège pour attirer les païens. Ce qui le guide, c’est avant tout la conscience d’avoir été choisi et envoyé par Dieu. Les conditions difficiles de la vie apostolique, les souffrances et les persécutions authentifient les apôtres comme véritables ministres de l’Evangile. Dieu continue à tester de cette manière ses apôtres, il ne cesse de créer en eux cette aptitude à proclamer le Christ mort et ressuscité en les rendant participants de sa Passion.
Mais Paul insiste sur la douceur qui caractérise son apostolat, comme la douceur d’une mère pour ses enfants, tant il a d’affection pour ses disciples. Les apôtres ont voulu donner le meilleur d’eux-mêmes, de leur vie intérieure, de ce qui anime leur mission. Ce qui les motive c’est l’amour véritable qui va jusqu ‘à risquer sa vie, jusqu’à « donner sa propre vie ». Rappelons le climat de persécutions et de risques de mort dans lequel se déroule la mission paulinienne.



Commentaires

Frères, vous le savez bien vous-mêmes, notre venue chez vous n'a pas été inutile. Nous venions de souffrir et d'être insultés à Philippes, comme vous le savez ; nous avons cependant trouvé en notre Dieu l'assurance qu'il fallait pour vous annoncer, au prix de grandes luttes, l'Évangile de Dieu. Et quand nous vous exhortions, nous n'étions pas au service de doctrines fausses, nous n'avions pas de motifs impurs, nous n'agissions pas par ruse. En effet, pour nous confier l'Évangile, Dieu nous a mis à l'épreuve ; de même, aujourd'hui, il continue de mettre notre cœur à l'épreuve, si bien que nous parlons pour plaire non pas aux hommes, mais à Dieu. Jamais, vous le savez, nous n'avons eu un mot de flatterie, jamais de motifs intéressés, Dieu en est témoin ; jamais nous n'avons recherché les honneurs, ni auprès de vous ni auprès des autres hommes, alors que nous aurions pu nous imposer en qualité d'Apôtres du Christ. Au contraire, avec vous nous avons été pleins de douceur, comme une mère qui entoure de soins ses nourrissons. Ayant pour vous une telle affection, nous voudrions vous donner non seulement l'Évangile de Dieu, mais tout ce que nous sommes, car vous nous êtes devenus très chers.
1 Th 2,1-8

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