En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Solennité du sacré Cœur de Jésus

Publié le Vendredi 7 juin 2013


Le bon berger, catacombe sainte Priscille, Rome 3 ème siècle

 

La catacombe de Priscille est l'une des plus anciennes et des mieux conservées des catacombes de Rome, via Salaria. Elle a du être fondée par dame Priscille, propriétaire du terrain.

Le cœur des catacombes primitives date de la fin du 2e siècle, comme en témoigne la présence de nombreuses inscriptions avec les noms de Pierre et de Paul.

La partie la plus ancienne, appelée « chapelle grecque » servait à l'origine d'abri lors des chaleurs estivales. On y trouve des scènes peintes de l'Ancien et du Nouveau Testament. Au 3e siècle un deuxième niveau de galeries fut creusé et au 4e siècle une basilique saint Sylvestre fut construite au-dessus de la catacombe.

 

Le thème du bon pasteur est une des images les plus représentées dans cet art dit des catacombes. Cette représentation est construite à partir du schéma de la culture païenne, assumant immédiatement une signification christologique, et s'inspirant de la parole de la brebis perdue.

Le berger porte une brebis sur ses épaules, il l'a retrouvée et revient vers le reste de son troupeau. La simplicité et la joie transpirent de cette fresque avec des arbustes légèrement esquissés, des oiseaux perchés dans les branches.. on pourrait entendre leurs chants de joie !

 



Le texte biblique

  Alors Jésus leur dit cette parabole :

« Si l'un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve ?

 Quand il l'a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules,

et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins ; il leur dit : 'Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !'

Je vous le dis : C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion.

Luc 15,3-7

 



Commentaires

Dans le chapitre 15 de Luc sont racontées une série de paraboles, dites « de miséricorde », la brebis retrouvée, la veuve qui perd une drachme et la parabole dite du fils prodigue. Ces trois paraboles répondent aux paraboles rapportés dans le chapitre précédent, qui traitaient du thème des invités au festin, rappelant les exigences demandées pour suivre Jésus.

 

La parabole de la brebis retrouvée part d'une situation coutumière et met l'auditeur en situation de pouvoir réagir, d'approuver. Chacun peut se reconnaître, lorsqu'il a perdu quelque chose il part à sa recherche. Et quand il retrouve ce qu'il a perdu, c'est la joie des retrouvailles, et cette joie se partage.

 

Jésus tire une leçon non attendue : « il y a plus de joie dans les cieux pour un seul pécheur qui se convertit. » ! La brebis perdue est identifiée au pécheur. L’important est de souligner que la brebis est incapable de revenir d’elle-même, et que de même le repentir du pécheur ne pourrait se produire si Dieu préalablement n'allait pas à sa recherche.

Que sont ces 99 justes qui n'ont pas besoin de se convertir? Est-ce une ironie à l'adresse des pharisiens et des scribes qui devaient savoir que nul n'est juste devant Dieu et qu'ils ont besoin eux aussi de se convertir ? Ce peut aussi être une manière de montrer le prix que Dieu attache à chaque individu qui se tourne vers lui.

 

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