En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

l'Avent : saint Joseph, l'adoptant silencieux (3)

Publié le Jeudi 19 décembre 2013


Hugo van der Goes(1440-1482),triptyque Portinari, det volet gauche, 1475, musee des offices, Florence

 

3e semaine de l'avent

 

Naissance à Bethléem pour le recensement

 
On ne peut te louer comme il convient, illustre et saint Joseph, tu as servi Jésus et sa Mère, attaché à eux jour et nuit.

En tes bras tu as porté celui qui porte les créatures, tu as nourri celui qui pourvoit à la nourriture de tous, tu as parlé avec le Verbe éternel, et fus le gardien de sa Mère, la Vierge bienheureuse, ta pure fiancée.

Que tu es heureux parmi les saints et illustre parmi les chastes ! Aussi te disons nous en mémoire de ta fête:



"Salut, ange qui as accompagné le sauveur et en écarté tout malheur !

Salut, chaste qui as protégé la Vierge, fille du Père et épouse de l'Esprit!

Salut, astre qui illumines le ciel de l'Église et guides ses enfants dans la bonne voie!

Salut, gloire des justes et honneur des élus.

Et maintenant nous te supplions, ô juste, d'intercéder pour nous, qui aujourd'hui fêtons ta mémoire, demandant au Seigneur que tu as servi toute ta vie durant qu'il dirige notre vie sur terre et nous protège de tout ce qui nuit à l'âme et au corps, qu'il accepter notre prière (et notre encens) pour les vivants et les morts, et nous élèverons la gloire à la Trinité vivifiante, maintenant et à jamais.

Amen.



Priere maronite, Dimanche de la révélation à Joseph (suboro) prière du croyant selon la liturgie maronite



Le texte biblique

 En ces jours-là, parut un édit de l'empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre —

 ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. —

 Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d'origine.

 Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David.

 Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte.

 Or, pendant qu'ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter.

Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune.

Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.

L'ange du Seigneur s'approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d'une grande crainte,

mais l'ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple :

 Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur.

 Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »

 Et soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant :

 « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. »

 

Lc 2,1-14



Commentaires

Aquoi me sert ce récit qui raconte à la fois «le premier recensement» de l'univers entier au temps de l'empereur César Auguste, le voyage de «Joseph, accompagné de Marie son épouse enceinte», allant, au milieu de tout le monde se faire inscrire lui aussi sur les listes du cens et la venue au monde de Jésus, avant la fin du recensement?

 

Pour qui y regarde de plus prés, ces événements sont le signe d'un mystère: il a fallu que le Christ aussi f?t recensé dans ce dénombrement de l'univers, parce qu'il voulait être inscrit avec tous pour sanctifier tous les hommes, et être mentionné sur le registre avec le monde entier pour offrir à l'univers de vivre en communion avec lui; il voulait, après ce recensement, recenser tous les hommes avec lui sur «le livre des vivants», et tous ceux qui auront cru en lui les «inscrire dans les cieux» avec les saints de Celui «a qui appartiennent la gloire et la puissance dans les siècles des siècles.

 

Amen.»

 

Origène (185-253), homélie 11 sur saint Luc

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