En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Noel avec l'adoptant silencieux

Publié le Mercredi 25 décembre 2013


Fra Angelico (vers 1400- 1455), la présentation (1430-1435) , couvent saint Marc, Florence

 

Il y a des personnes qui savent être tout à la fois très présentes et très discrètes, si bien que l’on pourrait presque ne pas les remarquer… N’est-ce pas un peu ton cas, saint Joseph ? Tout au long de cet Avent, tu as accompagné la Vierge Marie, ton épouse, vers le lieu de la naissance de son enfant, dont tu vas prendre soin en tant que père.

Nul doute que tu as su accompagner aussi chacun de nous sur son chemin vers Noël, en marche vers la lumière de Bethléem, car tu ne cesses de prendre soin du Corps du Christ qu’est l’Église, et de chacun de ses membres. En cette nuit de Noël, nous nous rapprochons de toi.

 

Dans la pauvreté de Bethléem, ton regard de père se pose sur l’Enfant qui dort dans les bras de sa mère. Dans la foi, tu reconnais la venue de Dieu dans la nuit du monde : le Sauveur tant attendu est arrivé, d’une façon si déroutante !

 

Accompagne-nous ! obtiens-nous la grâce d’un cœur silencieux comme le tien, qui sache se tourner souvent vers la présence intérieure du Seigneur ! La rencontre avec lui, à la crèche de Bethléem.

 

fr. Anthony-Joseph Pinelli, ocd

 



Le texte biblique

  Souvent, dans le passé, Dieu a parlé à nos pères par les prophètes sous des formes fragmentaires et variées ;

mais, dans les derniers temps, dans ces jours où nous sommes, il nous a parlé par ce Fils qu'il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes.

Reflet resplendissant de la gloire du Père, expression parfaite de son être, ce Fils, qui porte toutes choses par sa parole puissante, après avoir accompli la purification des péchés, s'est assis à la droite de la Majesté divine au plus haut des cieux ;

et il est placé bien au-dessus des anges, car il possède par héritage un nom bien plus grand que les leurs.

En effet, Dieu n'a jamais dit à un ange :Tu es mon Fils,aujourd'hui je t'ai engendré. Ou bien encore :Je serai pour lui un père,il sera pour moi un fils.

 Au contraire, au moment d'introduire le Premier-né dans le monde à venir, il dit : Que tous les anges de Dieu se prosternent devant lui.

 

Hb 1,1-16



Commentaires

Homme, éveille-toi : pour toi, Dieu s'est fait homme. Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d'entre les morts, et le Christ t'illuminera. Pour toi, je le répète, Dieu s'est fait homme.

Célébrons dans la joie l'avènement de notre salut et de notre rédemption. Célébrons le jour de fête où, venant du grand jour de l'éternité, un grand jour éternel s'introduit dans notre jour temporel et si bref. 

 

Dieu a fait de nous des justes par la foi, soyons donc en paix avec Dieu, parce que justice et paix se sont embrassées. Par notre Seigneur Jésus Christ : car la Vérité a germé de la terre. C'est lui qui nous ouvre l'accès au monde de la grâce dans lequel nous sommes établis, et notre orgueil, c'est d'avoir part à la gloire de Dieu. Paul ne dit pas : « à notre gloire » ; mais à la gloire de Dieu parce que la justice n'est pas sortie de nous mais s'est penchée du ciel. Donc, celui qui cherche la gloire, qu'il mette sa gloire non en lui, mais dans le Seigneur

 

En effet, d'où vient la paix sur la terre, sinon de ce que la Vérité a germé de la terre, autrement dit, que le Christ est né de la chair ? Et c'est lui qui est notre paix, lui qui des deux a fait un seul peuple, pour que nous soyons des hommes pleins de bienveillance, tendrement attachés les uns aux autres par le lien de l'unité. 

En ce jour de grâce, réjouissons-nous, pour trouver notre gloire dans le témoignage de notre conscience ; alors, ce n'est pas en nous, mais en Dieu que nous mettrons notre gloire. C'est pour cela qu'il est dit : Seigneur, tu es ma gloire, tu me tiens la tête haute. Dieu pouvait-il faire briller sur nous une grâce plus grande que celle-ci : son Fils unique, il en fait un fils d'homme et, en retour, il transforme des fils d'hommes en fils de Dieu ?

 

Cherche où est le mérite, où est le motif, où est la justice, et vois si tu découvres autre chose que la grâce.

 

Sermon de saint Augustin pour Noël, sermon 185

Partagez cette page :

Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux

© Cetad 2020 - Tous droits réservés