En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

St François d’Assise

Publié le Jeudi 4 octobre 2007


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Giotto di Bondone (1267-1337), Eglise san Francesco, Assise (1296-0299)

Sur la route de Spolète François rencontra, rassemblés par bandes entières, des oiseaux de tous genres : ramiers, corneilles et freux. Quand il les vit, François laissa ses compagnons et courut vers les oiseaux. François témoignait à tous, même aux créatures inférieures et privées de raison un amour débordant, une grande affection et une grande douceur.
Arrivé près des oiseaux, François constata que les oiseaux l’attendaient, il les salua et s’émerveilla que les oiseaux ne s’étaient pas envolés. Il leur dit qu’ils devaient écouter la parole de Dieu.

Il leur dit, entre autres choses :

« Mes frères les oiseaux, vous avez bien sujet de louer votre créateur et de l’aimer toujours ; Il vous a donné des plumes pour vous vêtir, des ailes pour voler et tout ce dont vous avez besoin pour vivre.
De toutes les créatures de Dieu, c’est vous qui avez meilleure grâce ; il vous a dévolu pour champ l’espace et sa simplicité ;
Vous n’avez ni à semer, ni à moissonner ; il vous donne le vivre et le couvert sans que vous ayez à vous en inquiéter. »

À ces mots, les oiseaux exprimèrent à leur façon une admirable joie ; ils allongeaient le cou, déployaient les ailes, ouvraient le bec et regardaient attentivement.

François n’était pas simple d’esprit, mais il avait la grâce de la simplicité. Et cette harmonie profonde avec toute la création aimée de Dieu. Il sait apporter le réconfort, faire supporter le joug qui devient léger :
« Là où est le désespoir, que je mette l'espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie. »



Le texte biblique

Nous lisons ici une hymne de louange dont la formulation est empruntée à la Bible ainsi qu’aux prières juives contemporaines. C’est une sorte de psaume jailli des lèvres mêmes de Jésus.
Les sages et les savants à qui Dieu cache son mystère, sont déjà désignés dans le livre du Deutéronome (Dt 1,13.15), ce groupe de personnes est opposé à une seule catégorie, les « simples » : il est formé de ceux qui, en Israël, revendiquaient la « sagesse », la science de la vie identifiée à la science de la Loi, science détenue par les docteurs de la Loi.
Quant aux simples, ce sont les tout-petits. Ils ne sont pas opposés aux adultes, mais aux des savants. Le mot grec (nepios) signifie d’abord « petit enfant », mais il a aussi le sens figuré d’homme inintelligent et inexpérimenté (nepios désigne en grec celui qui ne sait pas encore parler, et il pourrait être la traduction du terme hébreu pèti, simple, simplet). Ces simples représentent souvent le petit peuple d’Israël, les anawin, les humiliés, objet de la sollicitude attentive de Dieu. Il s’agit de désigner ceux qui vivent dans la dépendance et attendent tout de Dieu.
Dieu dans sa bonté leur offre son amour, il se livre à eux. Tel est le don de la grâce que Jésus proclame : Dieu se donne et se révèle sans présupposé humain, sans discrimination, sans retour. Dieu donne, non en fonction de quelque vertu particulière, mais simplement parce qu’il est Dieu.
Quel est l’objet de cette révélation ? ce sont les mystères du règne des cieux, le dessein de salut éternellement conçu par Dieu, révélé par Jésus. De tous les hommes et d’abord des plus petits et des plus méprisés, Dieu veut faire ses fils.
Ce don, Dieu le rend présent en Jésus,le Fils qu’il envoie aux hommes. Dieu connaît le Fils , connaître au sens biblique signifie que Jésus fait du Père l’expérience intime dans la fidélité
Enfin Jésus lance un appel : « venez à moi vous qui peinez et peinez sous le poids du fardeau. » Jésus offre un joug qui est commode, bien ajusté, qui ne blesse pas et dont le fardeau sera léger. Le Christ ne propose ni une religiosité confortable, ni une ascèse insupportable, ni l’arrogance des performances religieuses ou morales, il propose la confiance et la fidélité, la totale remise de soi à Dieu ; et par là, au milieu des difficultés de la vie qu’il ne supprime pas et ne minimise pas, le « repos » promis, la paix et la liberté qu’éprouvent les fidèles du maître doux et humble de cœur.





Commentaires


En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
Mt 11, 25-30

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