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La joie de la Resurrection

Publié le Dimanche 20 avril 2014


La joie de la Resurrection

Agnolo Bronzino (1503-1572), Résurrection, 1549-52, Chapelle Guadagni, église Santisssima Annunziata, Florence


Le Christ apparaît au centre du tableau, vainqueur de la mort, entraînant avec lui toute l'humanité, aussi bien les hommes représentés dans la partie basse du tableau, ils ont souffert, ils sont malheureux, pauvre humanité pécheresse, tandis queque les hommes représentés dans la partie centrale paraissent plus calmes et heureux. Le ciel participe à la joie de la résurrection, les anges acclament Jésus ressuscité.

 

 

C’est une grande joie pour moi de pouvoir vous faire cette annonce : le Christ est ressuscité ! Je voudrais qu’elle arrive dans chaque maison, dans chaque famille, spécialement là où il y a plus de souffrance, dans les hôpitaux, dans les prisons…

Surtout je voudrais qu’elle atteigne tous les cœurs, parce que c’est là que Dieu veut semer cette Bonne Nouvelle : Jésus est ressuscité, c‘est l’espérance pour toi, tu n’es plus sous la domination du péché, du mal ! L’amour a vaincu, la miséricorde a vaincu ! La miséricorde l’emporte toujours !

Nous aussi, comme les femmes disciples de Jésus, qui allèrent au tombeau et le trouvèrent vide, nous pouvons nous demander quel sens a cet événement (cf. Lc 24, 4). Que signifie : Jésus est ressuscité ? Cela signifie que l’amour de Dieu est plus fort que le mal et que la mort elle-même ; cela signifie que l’amour de Dieu peut transformer notre vie, faire fleurir ces zones de désert qui sont dans notre cœur. Et cela l’amour de Dieu peut le faire !

Ce même amour par lequel le Fils de Dieu s’est fait homme et est allé jusqu’au bout du chemin de l’humilité et du don de soi, jusqu’aux enfers, jusqu’à l’abîme de la séparation de Dieu, ce même amour miséricordieux a inondé de lumière le corps mort de Jésus, l’a transfiguré, l’a fait passer dans la vie éternelle. Jésus n’est pas retourné à la vie d’avant, à la vie terrestre, mais il est entré dans la vie glorieuse de Dieu et il y est entré avec notre humanité, il nous a ouvert à un avenir d’espérance.

Voilà ce qu’est Pâques : c’est l’exode, le passage de l’homme de l’esclavage du péché, du mal à la liberté de l’amour, du bien. Parce que Dieu est vie, seulement vie, et sa gloire c’est nous : l’homme vivant (cf. Irénée, Adversus haereses, 4, 20, 5-7).

Chers frères et sœurs, le Christ est mort et ressuscité une fois pour toutes et pour tous, mais la force de la Résurrection, ce passage de l’esclavage du mal à la liberté du bien, doit se réaliser en tout temps, dans les espaces concrets de notre existence, dans notre vie de chaque jour. Que de déserts, aujourd’hui encore, l’être humain doit-il traverser ! Surtout le désert qui est en lui, quand manque l’amour de Dieu et du prochain, quand manque la conscience d’être un gardien de tout ce que le Créateur nous a donné et nous donne. Mais la miséricorde de Dieu peut aussi faire fleurir la terre la plus aride, peut redonner vie aux ossements desséchés (cf. Ez 37, 1-14).

Alors, voici l’invitation que j’adresse à tous : accueillons la grâce de la Résurrection du Christ ! Laissons-nous renouveler par la miséricorde de Dieu, laissons-nous aimer par Jésus, laissons la puissance de son amour transformer aussi notre vie ; et devenons des instruments de cette miséricorde, des canaux à travers lesquels Dieu puisse irriguer la terre, garder toute la création et faire fleurir la justice et la paix.

Et demandons ainsi à Jésus ressuscité, qui transforme la mort en vie, de changer la haine en amour, la vengeance en pardon, la guerre en paix. Oui, le Christ est notre paix et par lui implorons la paix pour le monde entier !

Message du pape François



Le texte biblique

 

Nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême.

 Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts.

 Car, si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne.

 Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que le corps du péché soit réduit à rien, et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché.

 Car celui qui est mort est affranchi du péché.

 Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui.

 Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui.

 Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant.

 De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ.

 

Romains 6,3b-11



Commentaires

"Je suis le bon pasteur ! Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis." Pilate a vu ce pasteur, les juifs l’ont vu, conduit à la croix pour son troupeau, comme le chœur des Prophètes qui, bien avant la Passion, annonçaient clairement : "Comme un agneau il est conduit à la boucherie, comme devant les tondeurs une brebis muette." Il ne refuse pas la mort, il ne fuit pas le jugement, il ne repousse pas ceux qui le crucifient. Il n’a pas subi la Passion, il l’a voulue pour ses brebis : "J’ai le pouvoir de déposer ma vie, dit-il, et le pouvoir de la reprendre." Il détruit la passion par sa Passion, la mort par sa mort ; par son tombeau, il ouvre les tombeaux, il ébranle les enfers, il en fait sauter les verrous. Les tombeaux sont scellés et la prison fermée tant que le Berger ne descend dans la mort pour y annoncer la libération à celles de ses brebis qui sont endormies. On le voit aux enfers ; il donne l’ordre d’en sortir. On le voit renouveler là l’appel à la vie. "Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis" : c’est ainsi qu’il cherche l’amour de ses brebis. Aime le Christ celui qui sait entendre sa voix"

 

St Basile de Séleucie (mort après 468), Homélie 26 sur le Bon pasteur

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