En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Fête de saint Denis

Publié le Mardi 9 octobre 2007


La décapitation de saint Denis
tympan du portail nord de la basilique Saint-Denis (dit Porte des Valois) fin XIIe siècle.


Cette sculpture du tympan de la basilique de saint Denis rappelle le martyre du saint. La tiare au sommet du tympan rappelle que le saint était évêque de Paris. Il aurait été ordonné par le Pape Clément 1er et envoyé évangéliser Paris vers l’an 100. (Grégoire de Tours situe pour sa part son martyre vers 280. Toutefois la légende la plus officielle est l'oeuvre de Hilduin, abbé de Saint-Denis au IXe siècle, qui voit en lui Denis l'Aéropagite, cité dans les Actes des Apôtres.)
Arrêté sur ordre de l'empereur Domitien, il subit tous les supplices réservés aux premiers chrétiens : il fut flagellé, rôti sur un gril, livré aux bêtes féroces, crucifié. Grâce à sa foi il est sorti indemne, lui et ses deux compagnons, le prêtre Eleuthère et le diacre Rustique.
Le tympan relate le martyre final : ils furent décapités à Montmartre (Paris). Mais après que le bourreau eut officié, saint Denis ramassa sa tête et se dirigea vers la ville appelé aujourd’hui saint Denis. Sainte Geneviève aurait reconnu la sépulture du saint et aurait fait construire une basilique dans la deuxième moitié du 5e siècle.
Denis a répondu à l’appel de Dieu, et sa vie exemplaire et sa prédication aboutit à la conversion du peuple parisien.



Le texte biblique

Le livre de Jonas est l'un des plus courts de la Bible ; de plus, en comparaison des autres livres de la Bible, son genre romancé ne fait pas très sérieux ! Et pourtant, ce livre a eu dans l'histoire de l'interprétation une fécondité extraordinaire. L’Evangile, en utilisant la figure de Jonas comme une préfiguration de la pâque du Christ, n'est certainement pas étranger à ce succès.
Dieu envoie à nouveau Jonas vers la très « grande ville » de Ninive (cf. Genèse 10: 12; Jonas 1:2; 3:2; 3:3; 4:11)., qui prend des proportions énormes. En fait Ninive est une ville symbolique, elle est la ville du péché, elle est le symbole du monde païen.
Conduit par Dieu jusqu’à Ninive, Jonas finit par obéir et par remplir sa mission, il prophétise : « encore 40 jours et Ninive sera détruite », la menace divine pèse sur Ninive comme sur Sodome (Gn 19)
A Ninive, on assiste à une véritable cérémonie pénitentielle : le roi édicte un décret, les habitants de Ninive doivent se détourner de leur conduite mauvaise et Dieu renoncera au châtiment. Hommes et bêtes entament un jeûne collectif. Mais il n’y a pas de marchandage entre Dieu et la ville de Ninive :le pardon de Dieu est libre ( « qui sait ? »)et dépasse toujours infiniment la conversion des hommes qu’il suscite et accueille.
La fin montre Dieu retirant sa menace de destruction. La tendresse et la pitié du Dieu d’Israël s’étendent à la ville païenne et pécheresse qu’est Ninive.



Commentaires

La parole du Seigneur fut adressée de nouveau à Jonas :
« Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur elle.». Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur.
Or, Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la traverser. Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! » Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, prirent des vêtements de deuil. La chose arriva jusqu'au roi de Ninive. Il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d'un vêtement de deuil, et s'assit sur la cendre. Puis il fit crier dans Ninive ce décret du roi et de ses grands : « Hommes et bêtes, gros et petit bétail, ne goûteront à rien, ne mangeront et ne boiront pas. On se couvrira de vêtements de deuil, hommes et bêtes, on criera vers Dieu de toute sa force, chacun se détournera de sa conduite mauvaise et de ses actes de violence. Qui sait si Dieu ne se ravisera pas, s'il ne reviendra pas de l'ardeur de sa colère ? Et alors nous ne périrons pas ! » En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.
Jonas 3, 1-10

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