En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Vent, esprit, feu et parole

Publié le Dimanche 8 juin 2014


Reginald Pavamani, 1941-1999, Pentecôte, temple de l’Eglise Réformée de Corbeil.

 

Pavamani est un artiste indien de confession protestante.

Pavamani montre un magnifique sens des couleurs, à la fois occidental et indien, son langage des formes est original, entre l'abstrait et le figuratif.

« Entre l’Inde et la France, il eut assez d’amour pour son pays d’origine et son pays d’adoption qu’il traduisit merveilleusement dans sa peinture. Un artiste de la vie, des couleurs, de la ligne ; un artiste curieux, qui aimait les êtres et les choses." (catalogue d'exposition Corbeil Essone 2009).

 

Cette réalisation prouve une fois de plus à quel point l'art peut être un lieu de passages multiples dans le respect des différentes croyances et cultures. N'est-ce pas là le message de la Pentecôte ? Chacun comprend et accueille l'autre dans sa différence et sa spécificité.

 

Le ciel est bleu, la terre est verte ou jaune avec quelques maisons. Et une foule, des hommes, des femmes, peut-être des enfants, sont vêtus de toutes les couleurs.

Et venant du ciel, comme un souffle de feu, orange, semble pénétrer les personnages. « ils furent tous remplis de l'Esprit Saint » (Ac 2,4). c'est aujourd'hui la Pentecôte.. le feu de l'Esprit se communique pour la joie de Dieu.



Le texte biblique

Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours, ils se trouvaient réunis tous ensemble.

Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière.

 Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux.

 Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit.

 Or, il y avait, résidant à Jérusalem, des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel.

 Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient en pleine confusion parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte ceux qui parlaient.

 Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient : « Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ?

 Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans son propre dialecte, sa langue maternelle ?

 Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie,

 de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage,

 Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu. »

 

Ac 2,1-11

 

 



Commentaires

« Cet Esprit, Dieu avait promis par les prophètes de le répandre dans les derniers temps sur ses serviteurs et ses servantes afin qu’ils prophétisent. Et c’est pourquoi cet Esprit est descendu sur le Fils de Dieu devenu Fils de l’homme : par là, avec lui, il s’accoutumait à habiter dans le genre humain, à reposer sur les hommes, à résider dans l’ouvrage modelé par Dieu ; il réalisait en eux la volonté du Père et les renouvelait en les faisant passer de leur vétusté à lanouveauté du Christ.

 

C’est cet Esprit que David avait demandé pour le genre humain (…) C’est encore cet Esprit dont Luc nous dit qu’après l’Ascension du Seigneur il est descendu sur les disciples, le jour de la Pentecôte, avec pouvoir sur toutes les nations pour les introduire dans la vie et leur ouvrir le Nouveau Testament : aussi est-ce dans toutes les langues que, animés d’un même sentiment, les disciples célébraient les louanges de Dieu, tandis que l’Esprit ramenait à l’unité les tribus séparées et offrait au Père les prémices de toutes les nations. C’est pourquoi aussi le Seigneur avait promis de nous envoyer un Paraclet qui nous accorderait à Dieu. Car, comme de la farine sèche on ne peut, sans eau, faire une seule pâte et un seul pain, ainsi nous, qui étions une multitude, nous ne pouvions non plus devenir un dans le Christ Jésus sans l’eau venue du ciel. Et comme la terre aride, si elle ne reçoit de l’eau, ne fructifie point, ainsi nous-mêmes, qui n’étions d’abord que du bois sec, nous n’aurions jamais porté du fruit de vie sans la pluie généreuse venue d’en haut. »

Irénée de Lyon, Contre les hérésies III, 17, 1-2

 

 

 

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