En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Férie Jean de Capistran

Publié le Mardi 23 octobre 2007


Bartolomeo Vivarini, Saint Jean de Capistran, 1495, (Paris, musée du Louvre).

Franciscain, disciple de saint Bernardin de Sienne, Jean de Capistran (mort en 1456) combattit les Hussites en Bohême, prêcha la croisade contre les Turcs et prit part au siège de Belgrade.

Extrait de « miroir des clercs » par S. Jean de Capistran »
« C’est pourquoi, de même que le soleil se lève pour le monde dans les hauteurs de Dieu, que la lumière du clerc » brille devant les hommes afin qu’en voyant ce que font de bien ces serviteurs de Dieu, les hommes rendent gloire au Père qui est aux cieux.
Voue êtes la lumière du monde. Non seulement la lumière se manifeste elle-même, mais en répandant ses rayons tout autour d’elle, elle illumine les objets qu’elle touche ; de même la vie lumineuse des clercs irréprochables, par le rayonnement de leur sainteté, éclaire et apaise ceux qui les regardent. Chargé de s’occuper des autres ,le clerc doit montrer en lui-même comment les autres doivent vivre dans la maison du Seigneur » »



Le texte biblique

Dans son chapitre 12 Luc montre Jésus prenant à part ses disciples : il leur donne toute une série d’enseignements qui portent sur l’attitude requise pour la venue du Royaume. Il insiste sur la vigilance et la fidélité.
Jésus commence par inviter tous les disciples à rester en tenue de travail. «Tenez vos reins ceints». , c’est la préparation normale d’un ouvrier pour un travail ardu : on se passe à la taille une ceinture ou un cordon quelconque pour empêcher sa tunique flottante de nuire à la liberté de mouvement. Les lampes allumées seront utilisées pour guider le maître dans l’obscurité; ces lampes sont de première importance la nuit, et l’on ne peut rien faire sans elles, pas même ouvrir la porte d’entrée d’une maison. Les disciples doivent donc être comme des serviteurs dont le maître, parti à une noce, peut revenir à n’importe quel moment de la nuit.
Jésus déclare heureux les serviteurs que le maître trouvera vaillants ; ce bonheur a une dimension éternelle, car ils auront part à sa table, ce qui est une allusion au banquet eschatologique que Dieu a prévu pour son peuple (Is 25 ;6-8). Au Moyen-Orient les rôles traditionnels de maître et de serviteur sont bien définis, qu’un maître serve ses propres serviteurs est quelque chose d’absolument inédit – et cependant, Jésus inverse les choses : c’est le maître qui, renversant les rôles, prend la tenue de service pour les servir. Jésus se fera le serviteur des hommes pour leur dire jusqu’où va l’amour de Dieu pour eux (voir Lc 22:27 et Jn 13:3-5).
.



Commentaires

Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour. S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils !

Luc 12,35-38

Partagez cette page :

Méditations récentes

Carême : esperance joyeuse de la resurrection (6)
Carême : esperance joyeuse de la resurrection (5)
Carême : esperance joyeuse de la resurrection (4)
L'Annonciation
L'Annonciation
Publié le Lundi 25 mars 2019
Toutes les méditations
cours en ligne

Pour aller plus loin, participez à nos cours en ligne

Voir les cours

Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux

© Cetad 2019 - Tous droits réservés