En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Assomption de la Vierge Marie

Publié le Vendredi 15 août 2014


Dormition de la mère de Dieu, icône du monastère de Pskovo, 15e

 

L’icône de la fête de la Dormition (mot orthodoxe pour l'Assomption) de la mère de Dieu, montre Marie sur son lit de mort, entourée par les apôtres. Le Christ est debout au centre et regarde sa mère. Il tient un petit enfant vêtu de blanc qui représente l'âme de la Vierge Marie. Il est représenté dans sa gloire divine, vêtements d'or, anges au-dessus de sa tête, mandorle.

Les apôtres sont captivés par la Vierge. A droite saint Pierre encense le corps de la Mère de Dieu, sur la gauche Paul s'incline respectueusement vers elle.

Il n'y a pas que les apôtres, mais aussi des évêques, traditionnellement Jacques, Hiérothée, Timothée, Denys l'aéropagite, qui portent des vêtements episopaux, et des femmes de l'église de Jérusalem.

Au-dessus du Christ les portes du ciel sont ouvertes prêtes à recevoir la Mère de Dieu, dans la joie des anges.

La fête de la Dormition célèbre la foi en la résurrection du corps, ainsi c'est une fête de l'espoir, l'espoir en la résurrection et en la vie éternelle.



Le texte biblique

Le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.

Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts.

En effet, de même que tous les hommes meurent en Adam, de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie,

mais chacun à son rang : en premier, le Christ, et ensuite, lors du retour du Christ, ceux qui lui appartiennent.

Alors, tout sera achevé, quand le Christ remettra le pouvoir royal à Dieu son Père, après avoir anéanti, parmi les êtres célestes, toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance.

Car c’est lui qui doit régner jusqu’au jour où Dieu aura mis sous ses pieds tous ses ennemis.

Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort,

car il a tout mis sous ses pieds.

 

2Cor 15,20-27a



Commentaires

Office orthodoxe des éloges funèbres de la Mère de Dieu, célébré à la fête de la Dormition, célébrée à l'Eglise de Jérusalem . Première stance :



Les orthodoxes célèbrent l'Assomption de la Vierge Marie sous le vocable de la Dormition qui évoque la mort et la montée au ciel de Marie. Ce terme de « dormition » insiste plus que la mort effective de la Mère de Dieu, désignant la fin de la vie terrestre, la mort, considérée comme un sommeil paisible précédant la résurrection. Pour Marie il est question de sa résurrection corporelle.



En ce jour dans le sépulcre tu fus déposée, ô Vierge immaculée dont le sein a pu loger le Verbe infini et l’a mis au monde sans qu’on puisse l’expliquer.

Tant les hommes que les Anges, Vierge Mère, furent pris au dépourvu en présence du mystère qui te concernait : ton illustre et ineffable sépulture.

Souveraine de la terre, toi qui règnes également dans les cieux, à l’étroit dans une tombe tu es enfermée, mais la chose fut notoire dans le monde entier.

Elle est élevée de terre, cette passerelle ayant fait passer de la mort sans espérance à l’éternelle vie ceux que fit mourir Adam par sa faute.

En amères larmes et thrènes tes amies toutes ensemble ont éclaté, ne pouvant souffrir l’idée qu’il puisse t’advenir de passer par le trépas qui mène en terre.

Pourtant les Esprits célestes d’allégresse ont exulté en t’accueillant lorsque tu fus enlevée de terre et transférée, Vierge pure, jusqu’aux divins tabernacles.

Toi qui vis, ô Vierge pure, véritablement au plus haut des cieux, pour nous tous tu intercèdes afin que nous puissions mériter à notre tour la joie suprême.

Toi la lampe divine qui fis luire l’ineffable Clarté, rayonnant depuis le ciel sur nous tes serviteurs, n’oublie pas, dans ta bonté, ceux de la terre.

Vierge pure, Souveraine, toi le trône du Très-Haut, notre Dieu, de la terre vers le ciel tu as été portée, passant de la mort à l’éternelle vie.

Toi la gloire des pontifes, la fierté de ceux qui aiment le Christ, de l’Église tu te montres le meilleur soutien, le secours des vénérables ascètes.

Toi la bienheureuse Échelle que Jacob a vue jadis bien clairement et par où est descendu du ciel le Dieu très-haut, vers le ciel tu es montée depuis la terre,

Le Fils du Très-Haut, le Verbe qu’ineffablement tu as enfanté, ô divine Génitrice, t’a fait traverser de la condition terrestre à l’immortelle vie’

Comment descends-tu sous terre, comment subis-tu la mort, ô Marie, toi la Mère de celui qui nous donne la vie et qui a ressuscité de tombe tous les morts ?

Du Très-Haut tu es l’épouse, nous reconnaissons en toi clairement la très-pure Génitrice du Verbe divin, bien que tu t’exposes à nos regards dans le tombeau.

Il est vrai que les fidèles contemplèrent ton étrange enfantement ; maintenant c’est vers le ciel qu’ils tournent leur esprit, se faisant comme étrangers au monde d’ici-bas.

Comme un autre ciel, ô Vierge, s’est montré en vérité Gethsémani, ce jardin qui a reçu ton corps immaculé et qui pour cela s’est vu rempli de sainteté.

Du salut tu es la porte et pour nous, ô Vierge Mère, tu deviens la première en qui notre être se voit recréé, toi pourtant soumise à la mortelle condition.

Le bâton qui a fait croître cette fleur au doux parfum qu’est le Christ au sépulcre maintenant se trouve enseveli pour que puisse éclore comme fruit notre salut.

Tu es bien la seule au monde véritablement parmi les mortels en qui brille tout l’éclat de la résurrection et pour les déchus la seule expiatrice.

C’est la tombe qui recouvre, pure Mère, l’enveloppe de ton corps et ton Fils tient dans ses mains ton âme sanctifiée que ses bras vont élever vers la lumière.

Par des hymnes angéliques le ciel a chanté ta mise au tombeau, célébrant la tombe vide le troisième jour, Vierge pure, et magnifiant ta sainte gloire.

Toi qui as reçu, ô Vierge, la lumière qui nous vint depuis le ciel, tu nous as comblés de grâces, nous qui t’honorons et qui glorifions ta vénérable Dormition.

Toi, la terre ayant fait place à ce Dieu que nul espace ne contient, ô Marie, toi le saint temple de mon divin Roi, à Gethsémani te couvre un peu de terre.

Célébrant, ô Vierge pure, ton enfantement divin, nous les croyants, nous chantons et glorifions en toi le temple saint, le vivant palais de notre divin Maître.

Ô merveille inexplicable qui dépasse les merveilles de jadi s: celle qui a mis au monde le Donneur de vie est ensevelie sans vie dans le sépulcre.

Gloire au Père...

Nous te célébrons, ô Verbe, seul Seigneur et Dieu de tout l’univers, avec toi nous célébrons le Père et l’Esprit Saint, tous ensemble rendant gloire à notre divin Roi.

Maintenant...

Ô très-pure Vierge Mère, tu es bienheureuse et nous te magnifions, vénérant fidèlement ta sainte Dormition et ton Assomption depuis la terre jusqu’au ciel.

En ce jour dans le sépulcre tu fus déposée, ô Vierge immaculée dont le sein a pu loger le Verbe infini et l’a mis au monde sans qu’on puisse l’expliquer.

.........

Car à ton nom convient la bénédiction, comme à ton règne la gloire, Père, Fils et saint Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

 

Amen.

 

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