En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Comment reconnaître Jésus ?

Publié le Mercredi 17 septembre 2014


 

Jacob Jordaens, 1593-1678, trois musiciens, 1620 environ, Musée du Prado Madrid.




Jordaens est un peintre anversois du 17ème siècle, contemporain de Pierre Paul Rubens et Antoine Van Dyck. Il eut une longue carrière, toujours dans sa ville natale sans voyage en Europe ou en Italie, touchant à divers genres de peintures, depuis la mythologie jusqu'à des sujets populaires de la vie quotidienne, en passant par la peinture religieuse. Ses productions sont toujours placées sous le signe de l'abondance et de la splendeur des coloris. Les tons sont toujours saturés. Pour ses grandes réalisations Jordaens fait de nombreuses esquisses à l'huile, a partir de modèles qui posent dans son atelier.

 

Ce tableau présente de manière vigoureuse et expressive trois jeunes musiciens, dont l'un joue de la flûte, les joues visiblement gonflées. Ils sont entièrement pris par la musique, jouent de la flûte, chantent, dansent avec énergie, sont-ils entraîneurs ? Les grands tableaux, comme son œuvre la plus connue, le roi boit du Louvre, montrent combien la compagnie s’adonne à la fête.

 



Le texte biblique

  À qui donc vais-je comparer les gens de cette génération ? À qui ressemblent-ils ?

 Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s’interpellent en disant : “Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré.”

 Jean le Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites : “C’est un possédé !”

 Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et vous dites : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.”

 Mais, par tous ses enfants, la sagesse de Dieu a été reconnue juste. »

 

Lc 7 31-35



Commentaires

Luc consacre tout son chapitre 7 de son évangile à la manière dont les disciples peuvent reconnaître Jésus le prophète.

Ce passage manifeste l'attitude des contemporains face à Jésus et Jean le Baptiste, son précurseur. Le judaïsme était alors très divisé ; aux yeux de Jésus, les responsables du peuple ont rejeté le dessein de Dieu en refusant d’emblée le baptême de conversion donné par Jean Baptiste pour le pardon des péchés.

En répondant positivement à l'appel du Baptiste, le peuple et les publicains ont dit oui à ce dessein divin, ils ont reconnu que Dieu était juste et leur pardonnait.

Une fois encore, Jésus se sert d'une parabole pour se faire comprendre.

Il compare les contemporains qui rejettent le dessein divin à des gamins qui se reprochent mutuellement de ne pas entrer dans le jeu qu'ils désirent ; on joue de la flûte et on ne danse pas, on chante des lamentations aux funérailles et on ne se lamentent pas. Chacun se plaint que l'autre n'agit pas selon sa propre attente.

Ainsi Jean l'ascète prêche la pénitence en annonçant la mort du pécheur, et on estime que son comportement anormal d'ascète est l’œuvre des forces du mal.

Si Jésus, « le fils de l'homme », ne pratique pas le jeûne, afin de signifier par le repas de fête, l'ouverture des noces messianiques, il est traité de glouton et d'ivrogne. Les hommes de cette génération refusent l'attente messianique, le repentir et la joie caractéristique de la venue du Règne.

Mais l'essentiel a été dit dans les versets précédents :« Tout le peuple est venu l’entendre, même les collecteurs de l’impôt : ils ont confessé leurs fautes et reçu le baptême de Jean »

 

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