En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

La Toussaint

Publié le Jeudi 1er novembre 2007


Fra Angelico, (1400- 1455 ) le jugement dernier, 1430, San Marco, Florence

Le Jugement dernier réalisé par Fra Angelico, montre Dieu en gloire au centre d’une mandorle faite d’une multitude d’anges. En prolongement du cercle une autre multitude, celle de saints, connus ou inconnus, qui intercèdent pour nous. Aux extrémités on reconnaît facilement saint Dominique et saint François d’Assise. Au-dessous est représenté le monde terrestre, les hommes à droite de Dieu les élus et à gauche les damnés. Du côté des élus, déjà en adoration les yeux et les mains tournés vers le Seigneur, un ronde d’anges guide la procession vers la Jérusalem céleste que l’ensemble de la multitude est appelée à constituer. De l’autre, les damnés sont attirés par des diables vers l’enfer.

Aujourd’hui nous fêtons cette multitude de saints qui vivent de la vision de Dieu et de son amour à laquelle nous sommes conviés, dans le royaume ouvert à tous ceux qui vivent selon les Béatitudes (Mt 5,1-12). Ce bonheur auquel chacun est invité, invitation si précieusement représentée par Fra Angelico qui fait intervenir les anges, procède de Dieu, le seul saint, unique au sommet de tout.



Le texte biblique

L’ange dont Jean parle ici est le deuxième de sa vision, son rôle est d’assurer un délai de grâce avant que ne soit accomplie la tâche des quatre anges qui doivent dévaster la terre. Il doit marquer du sceau le front des serviteurs de Dieu. Cette marque renvoie à l’Exode (Ex 12,13.21-24) ; elle annonce la libération prochaine de la servitude ; elle évoque Ezéchiel (Ez 9,4-6) où tous ceux qui sont marqués échappent à la destruction de la ville.

Que de chiffres ! l’Apocalypse est le livre du Nouveau Testament qui fait le plus appel aux chiffres et à leur valeur symbolique : 12 tribus d’Israël, chiffre par excellence du peuple de Dieu, 144 est le carré de 12, et 1 000 a valeur de multitude. On a ici l’idée d’une multitude idéale.

Après avoir dénombré une foule sur le plan terrestre (les douze tribus d’Israël,comme en Ap 7,3-8), Jean décrit la foule céleste, qui complète et prolonge la foule terrestre.

Tous se tiennent debout devant le trône, en vêtements blancs et les palmes à la main. Cette indication est d’ordre liturgique, renvoyant à la fête des Tentes où les pèlerins en procession devant le Temple brandissaient des palmes.

Cette multitude adore Dieu et proclame d’une voix forte, qui vient contrer celle de l’annonce des malheurs. La foule proclame le don du salut par Dieu et par l’Agneau et son hommage est rendu à Dieu.
Puis retentit une question dramatique, tous ces gens vêtus de blanc, qui sont-ils ? d’où viennent-ils ? Jean, transcrivant le savoir du Seigneur, répond que la foule innombrable vient de la grande épreuve. Pour savoir qui ils sont, Jean décrit leur condition glorieuse. Le sang de l’Agneau les a purifiés. Ils font désormais partie intégrante du concert de louange devant le trône de Dieu. Ils bénéficient de la présence de Dieu et ils sont protégés contre tout danger.

En la fête de la Toussaint, cette vision de gloire nous invite à vivre dans l’espérance du renouveau par delà la mort, gloire promise à la multitude appelée à vivre dans la proximité de Dieu et de son amour dans la Jérusalem d’en haut.



Commentaires

Moi, Jean, j'ai vu un ange qui montait du côté où le soleil se lève avec le sceau qui imprime la marque du Dieu vivant ; d'une voix forte il cria aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de dévaster la terre et la mer : « Ne dévastez pas la terre, ni la mer, ni les arbres, avant que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu.» Et j'entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau : ils étaient cent quarante-quatre mille, douze mille de chacune des douze tribus d'Israël.

Après cela, j'ai vu une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, races, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l'Agneau, en vêtements blancs, avec des palmes à la main. Et ils proclamaient d'une voix forte : « Le salut est donné par notre Dieu, lui qui siège sur le Trône, et par l'Agneau ! » Tous les anges qui se tenaient en cercle autour du Trône, autour des Anciens et des quatre Vivants, se prosternèrent devant le Trône, la face contre terre, pour adorer Dieu. Et ils disaient : « Amen ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen !»

L'un des Anciens prit alors la parole et me dit : « Tous ces gens vêtus de blanc, qui sont-ils, et d'où viennent-ils ? » Je lui répondis : « C'est toi qui le sais, mon Seigneur. » Il reprit : « Ils viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs vêtements, ils les ont purifiés dans le sang de l'Agneau. »

Ap (7,2-4;9-14)

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