En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Saint François Xavier

Publié le Lundi 3 décembre 2007


François Xavier au Japon.

Xavier et ses disciples ont gardé leur costume de religieux européens dans une maison japonaise, devant des disciples qui l’écoutent avidement. Problème de langue, de tradition, il continue malgré tout et l’Esprit fait son œuvre.

Un Japonais, Anjiro, pousse François à venir parler du Christ dans son pays,lui faisant espérer accueil, curiosité et même succès… Mais les épreuves l’attendaient. Pour commencer la barrière de la langue, des difficultés à comprendre une autre culture : "Je suis comme une statue au milieu des Japonais". Très peu s'ouvrent au message évangélique. « Il s’est fait tout à tous », proche de chacun, pauvre, incompris. Or cette pauvreté va devenir en lui le creuset de la grâce, le passage à une confiance plus totale.
"Je vous envoie l'alphabet du Japon. Les Japonais diffèrent beaucoup des autres par la manière d'écrire, car ils commencent par le haut et descendent vers le bas. J'ai demandé à Paul le Japonais pourquoi ils n'écrivent pas de notre façon. Il m'a répondu : pourquoi vous, n'écrivez-vous pas de notre façon ?… Et il m'a donné comme raison que, de même que l'homme a la tête en l'air et les pieds en bas, quand il écrit il doit écrire de haut en bas."Lettre du 15 novembre 1549

François Xavier fut un des premiers compagnons de la société de Jésus fondée par Ignace de Loyola en 1534.



Le texte biblique

« Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile ». L’apostolat est une nécessité qui est imposée à Paul, à lui qui a été saisi par le Christ Jésus (Ph 3,12). Tel est le motif d’orgueil, le titre de fierté de Paul, son titre de gloire devant Dieu. Vivre sa mission d’annoncer l’Evangile dans une attitude de désintéressement et de gratuité c’est la passion de Paul. Cette attitude reflète celle du Seigneur envers lui, attitude de don total de soi, que Paul à son tour imite pour en être le témoin. Paul annonce gratuitement l’Evangile car l’Evangile est pure grâce !

Tel Jésus, Paul se rend libre à l’égard de tous en se faisant l’esclave de tous. Paul développe sa pensée dans les versets suivants, véritable hymne en 5 strophes. Pour commencer, il définit son principe : libre à l'égard de tous, il s’est fait le serviteur de tous afin d'en gagner le plus grand nombre possible. Puis il énumère les différentes catégories de personnes qu’il a rencontrées au cours de sa vie : les juifs qui sont les sujets de la Loi, les païens qui sont les sans Loi, les faibles. Ce que Paul affirme ici, c’est qu’aucune discrimination humaine ne peut exclure quiconque de l’Evangile : la Bonne Nouvelle est pour tous, sans condition de performance religieuse, de statut social ou politique.

Plus encore, Paul insiste sur la tendresse particulière de Dieu pour les petits, les méprisés, ces faibles qui n’ont aucune considération aux yeux des hommes ; c’est à eux en particulier que Dieu donne son amour.

Comme le Christ, dont il est l’envoyé, et dont il s’est fait le serviteur, l’esclave, Paul a le souci d’être attentif à chacun, attentif au plus petit..

Et pourquoi ? à cause de l’Evangile, cœur du zèle apostolique de Paul, c’est un esprit missionnaire qui l’habite. Tout est fait pour l’Evangile.



Commentaires

En effet, annoncer l'Évangile, ce n'est pas là mon motif d'orgueil, c'est une nécessité qui s'impose à moi ; malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile ! Certes, si je le faisais de moi-même, je recevrais une récompense du Seigneur. Mais je ne le fais pas de moi-même, je m'acquitte de la charge que Dieu m'a confiée. Alors, pourquoi recevrai-je une récompense ? Parce que j'annonce l'Évangile sans rechercher aucun avantage matériel, ni faire valoir mes droits de prédicateur de l'Évangile. Oui, libre à l'égard de tous, je me suis fait le serviteur de tous afin d'en gagner le plus grand nombre possible. Et avec les Juifs, j'ai été comme un Juif, pour gagner les Juifs. Avec ceux qui sont sujets de la Loi, j'ai été comme un sujet de la Loi, moi qui ne le suis pas, pour gagner les sujets de la Loi. Avec les sans-loi, j'ai été comme un sans-loi, moi qui ne suis pas sans loi de Dieu, mais sous la loi du Christ, pour gagner les sans-loi. Avec les faibles, j'ai été faible, pour gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns. Et tout cela, je le fais à cause de l'Évangile, pour bénéficier, moi aussi, du salut.
1 Cor 9, 16..23

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