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Dieu notre seule assurance

Publié le Mardi 25 août 2015


Giovanni Panini (1692-1765), ruines avec l'apôtre prêchant, Musée de l'Hermitage, saint Saint-Pétersbourg

 

Panini est un peintre italien baroque du 18e qui a consacré sa carrière à la décoration des palais, comprenant des « vedute » et « capricci », vues imaginaires de ruines antiques. Il y manifeste de la fantaisie, un goût particulier pour l'irréel.

 

C'est dans un tel paysage qu'il plante saint Paul prêchant. L'apôtre est debout sur un rocher surplombant ses auditeurs. Sa robe jaune est la seule couleur claire qui illumine et s'oppose aux couleurs grises des nuages.

 

Ses auditeurs sont divers, hommes, femmes, soldats ; ils sont tous tournés vers lui et l’écoutent avec avidité.

 

Mais tout cela est prétexte à peindre des ruines. N'y a-t-il une idée que ce jeune homme fort, attirant est plus fort que la civilisation antique qui est en ruines ?



Le texte biblique

 Frères, vous le savez bien vous-mêmes, notre venue chez vous n’a pas été inutile.

Nous venions de souffrir et d’être outragés à Philippes, comme vous le savez ; nous avons cependant trouvé en notre Dieu pleine assurance pour vous annoncer, au prix de grandes luttes, l’Évangile de Dieu.

 Et quand nous vous exhortions, ce n’était pas avec des doctrines fausses, ni des motifs impurs, ni par ruse.

 En effet, pour nous confier l’Évangile, Dieu a éprouvé notre valeur, de sorte que nous parlons, non pas pour plaire aux hommes, mais à Dieu, lui qui met nos cœurs à l’épreuve.

 Jamais, nous n’avons eu un mot de flatterie, vous le savez, jamais de motifs intéressés, Dieu en est témoin ;

 jamais nous n’avons recherché la gloire qui vient des hommes, ni auprès de vous ni auprès d’autres personnes.

 Alors que nous aurions pu nous imposer en qualité d’apôtres du Christ, au contraire, nous avons été pleins de douceur avec vous, comme une mère qui entoure de soins ses nourrissons.

Ayant pour vous une telle affection, nous aurions voulu vous donner non seulement l’Évangile de Dieu, mais jusqu’à nos propres vies, car vous nous étiez devenus très chers.

 

1 Th 2,1-8



Commentaires

Paul continue et continue.. il rappelle ce que les chrétiens savent déjà, et se contente de faire revivre leur expérience.

Paul rappelle que ses actions et celles des apôtres n'a pas toujours été facile, mais a été utile, les résultats concrets sont là. Il a fallu souffrir, être insultés etc. le séjour à Philippes a été raconté en Ac 16, 16-40. Ces souffrances ont été endurées par Jésus lors de la Passion. Les apôtres ont du avoir une bonne dose d'assurance, de courage, de conviction pour mener à bien l'évangélisation.

 

Paul explique son évangélisation par des termes négatifs, pas de doctrines fausses, pas de motifs impurs, pas de ruse, cela pour s'opposer aux prédicateurs grecs ambulants.

 

Pour dire les choses positivement et utilise une double comparaison : il compare le moment de son appel et celui de l'exercice de sa mission. Dans les deux cas il est sous le regard de Dieu qui scrute les cœurs en les mettant à l'épreuve.

 

Paul compare aussi ses propres dispositions intérieures en ces deux moments : elles sont les mêmes, sa volonté de parler non pas pour plaire aux hommes mais à Dieu.

 

Paul continue de la même manière, pas de motifs intéressés, pas de recherches des honneurs, mais les apôtres, les « envoyés » offrent la présence du Christ. Au lieu d'exiger quelque chose, les apôtres étaient prêts à tout donner. Pour le faire comprendre, Paul utilise une comparaison familiale, la mère qui donne douceur et tendresse à son propre bébé. Il va encore plus loin au point d'accepter de donner sa vie conformément au commandement d'amour et à l'exemple du Seigneur.  

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