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La naissance de la Vierge, le salut promis

Publié le Mardi 8 septembre 2015


Bartolome Murillo, 1618-1682, La naissance de la Vierge, 1661, musée du Louvre

 

Murillo est le dernier des grands peintres espagnols du siècle d'Or.

 

Il a souvent peint des tableaux ayant pour sujet la Vierge au cours de sa carrière.

 

Ici, il représente la naissance de Marie de manière surnaturelle. Le nouveau né, Marie, est sorti du bain par des servantes. Au fond de la toile sainte Anne, sa mère, se repose et Joachim son père est à côté d'elle.

Au premier plan la Vierge Marie est représentée rayonnante de lumière. Les servantes s'occupent d'elle avec l'aide de putti qui leur tendent une serviette qu'ils ont prise dans une corbeille en osier. D'autres servantes et d'autres anges qui s’agenouillent participent aussi à la scène et au-dessus une nuée d'anges descend. D'autres servantes sèchent des langes près de la cheminée.

Murillo introduit des figures divines dans une scène tout à la fois pleine d'humanité.

Il témoigne d'une foi populaire et tendre qui correspond à la mentalité des Sevillanos de l'époque. Cette œuvre baroque est animée de mouvements et obliques, le jeu des lumières et du clair obscur, autour du groupe central, ce qui souligne la mise en place de la gloire de Marie et la louange d'action de grâce 



Le texte biblique

Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Car il m’a vêtue des vêtements du salut, il m’a couverte du manteau de la justice, comme le jeune marié orné du diadème, la jeune mariée que parent ses joyaux.

Comme la terre fait éclore son germe, et le jardin, germer ses semences, le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange devant toutes les nations.

Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas, et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse que sa justice ne paraisse dans la clarté, et son salut comme une torche qui brûle.

 Et les nations verront ta justice ; tous les rois verront ta gloire. On te nommera d’un nom nouveau que la bouche du Seigneur dictera.

 Tu seras une couronne brillante dans la main du Seigneur, un diadème royal entre les doigts de ton Dieu.

 

Is 61,10-11,62,1-3

 



Commentaires

Ce cantique de joie rappelle le cantique d'Anne, la mère de Samuel (1 S,2,1) que Luc remet dans la bouche de Marie lors de la Visitation (Lc 1,46).

Ces cris de joie dans la la fin du livre d'Isaïe, peuvent aussi bien être ceux de Sion (Jérusalem) que ceux du prophète qui parle de sa mission reçue pour réaliser le salut de Dieu.

 

La prière que le prophète avait énoncée plus haut appelle la libération d’Israël avec des chants de louange : la création sera ransformée par le salut et la justice de Dieu. Ici surgit ce germe de justice tant espéré. Car la justice de Dieu, c'est son salut, fidélité à sa promesse d'amour ! Elle fait jaillir la louange devant toutes les nations. Dès lors, le temps du salut est ouvert pour tous, temps de justice et de bonheur de Dieu.

 

Le chant continue à la fois calme, clair et tenace, il se poursuivra jusqu'à la restauration de Jérusalem.

Des relations nuptiales sont nouées entre Jérusalem et Dieu ; la ville sainte devient comme un relais joyeux pour annoncer la venue de son Dieu qui sauve.

 

Non, le prophète ne se taira pas, ne prendra pas de repos tant sa volonté est forte pour voir naître en Sion la justice et le salut.

Cette justice qui est l’œuvre de Dieu resplendira pour les nations, épanouissement de sa promesse.

Sion resplendira d'un nom nouveau donné par Dieu, signe de sa présence et de sa bénédiction.

Ce don consacre la fin du passé de douleur et le début de temps nouveaux marqués par la préférence de Dieu pour elle.

 

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