En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Le Seigneur tarde a venir, appel à la vigilance et à la fidélité

Publié le Mercredi 21 octobre 2015


Diego Velasquez, 1599-1660, Les ivrognes, le triomphe de Bacchus, 1629, Musée du Prado, Madrid

 

 

Portraitiste du roi Philippe IV au XVIIème, Vélasquez peint les fastes du Siècle d’or espagnol, la beauté et la fragilité de la vie humaine.

Cette oeuvre est considérée comme un œuvre maîtresse de la jeunesse de Velasquez, ce fut la première composition mythologique de Velasquez pour laquelle il reçut en 1629 cent ducats de la maison du roi.

 

Cette toile représente Bacchus offrant aux hommes le vin qui les libère temporellement de leurs problèmes. Dans la littérature baroque, Bacchus est le dieu mythologique qui offre la libération de l'homme de l'esclavage de son quotidien.

 

A gauche les figures de Bacchus et celle de son acolyte, d'un ton laiteux, sont très illuminés avec leur peau claire. Le dieu couronne un jeune homme

A droite un groupe de paysans à la peau tannée , vêtus de haillons, contemporains du spectateur, trinquent joyeusement avec du vin. Ils sont modelés avec une pâte dense dans une couleur intense qui correspond à la période de jeunesse de Velasquez

 



Le texte biblique

 

 Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.

Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »

Pierre dit alors : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tous ? »

 Le Seigneur répondit : « Que dire de l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de son personnel pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?

 Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !

Vraiment, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens.

 Mais si le serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde à venir”, et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer,

 alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des infidèles.

 Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups.

 Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, celui-là n’en recevra qu’un petit nombre. À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage.

 

Lc 12,3948



Commentaires

Nous poursuivons la lectures des enseignements de Jésus à ses disciples pour qu'ils sachent adopter la bonne attitude pour la venue du Royaume, à eux qui attendent la venue de Jésus dans la gloire.

 

Jésus est parti, les premiers apôtres sont morts et bon nombre se demandent pourquoi le Seigneur ne vient pas comme il l'a promis. Est-ce que cela vaut la peine de l'attendre encore ? L'évangéliste Luc donne la parole à Jésus dans une série de paraboles dont vigilance et fidélité sont les maîtres mots.

 

Il invite en effet ses disciples à se tenir prêts, en se comparant au voleur dont on ne peut savoir quel jour ni à quelle heure il viendra. Il est donc nécessaire de toujours se tenir sur ses gardes. Et cela vaut pour tous les membres de l’Église en tout temps, dans l'attente de la Parousie, de la venue du Fils de l'Homme.

 

Mais Pierre cherche à savoir à qui s'adresse cette parabole, à tous ou aux disciples seuls ?

Alors Jésus continue. Il met en scène un serviteur que son maître à son retour trouvera au travail et il le déclare bienheureux. Ce serviteur est un serviteur intendant chargé de fournir de la nourriture aux autres serviteurs. Accomplir sa tâche est être fidèle, digne de confiance, c'est savoir que la vie éternelle se joue dans le quotidien. En récompense cet homme se verra confier une tâche plus considérable, l'administration de tous les biens de son maître.

 

Prenant conscience que le maître tarde, le serviteur intendant en profite pour abuser de sa position d'autorité. Le temps est long entre l'Ascension et la Parousie, la venue du Seigneur à la fin des temps. Il fait bonne chère et s'enivre, il maltraite ceux qu'il était chargé de nourrir.

 

Mais voilà que le maître rentre, alors vient le temps du châtiment : le maître cassera le serviteur et le placera parmi les infidèles, hors de la communauté des croyants. C'est la punition envers l'homme qui a agi de manière délibérée. Celui dont la négligence, involontaire, révèle de l'incompétence, subira une peine moindre.

 

Jésus montre ici combien il attend des responsables de communauté. Étant donné les fonctions que Dieu leur confie, ils doivent sans cesse, plus que les autres croyants être prêts à répondre de leur comportement devant le Maître qui viendra à l'improviste.

 

 

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