En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Bonne Année !

Publié le Vendredi 1er janvier 2016


 

BONNE ANNÉE DE LA MISÉRICORDE




Marko Ivan Rupnik, né en 1964, visuel pour l'année de la miséricorde

Le Christ est vêtu de blanc, symbole de la lumière du Ressuscite. Ses pieds et ses mains portent les stigmates de la passion. 
Il est représente dynamique, en mouvement, victorieux de la mort. 
Il porte, en bon pasteur, sa brebis perdue sur les épaules, rappelant le texte d'Evangile (Jn 10,11) commenté par Origène " pour une seule brebis qui s'était égarée, il est descendu sur la terre, il l'a trouvée, mise sur ses épaules et l'a remportée dans les cieux. (Sur Josue 7,16).

Déjà dans l'Ancien Testament le Seigneur s'est lui même présenté comme le berger de son peuple (texte ci joint Ez 34,11-12,15-16). Les psaumes chantaient le Seigneur comme le berger protecteur : "si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal car tu es avec moi, ton bâton me guide et me rassure" ( ps 22).

Plus qu'une image pastorale le berger est vraiment la figure de la miséricorde du Père car Il est pris de compassion pour sa brebis, descend du ciel, passant du monde de Dieu au monde des hommes, c'est ce que symbolise la mandorle dessinée autour du Christ, de trois bleu différents suggérant la Trinité d'Amour révélée en Jésus.

La brebis est un homme représenté confiant sur les épaules de Jésus, comme dit saint Ambroise : "c'est dans les bras de la croix que j'ai déposé mes péchés, c'est sur noble vous de ce gibet que j'ai reposé " (Sur l'Évangile de Luc 7,209 ).

Jésus à les yeux grand ouverts, et sa joue est collée à celle de l'homme qu'il porte. Ils ont un oeil en commun. Ils se ressemblent et partagent le même regard.

Le modèle de la miséricorde est le Christ qui charge l'homme blessé sur ses épaules, Il nous sauve et nous redonne vie dans la puissance d'amour de sa résurrection.



Le texte biblique

 Car ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis, et je veillerai sur elles.

Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis, et j’irai les délivrer dans tous les endroits où elles ont été dispersées un jour de nuages et de sombres nuées.

Je les ferai sortir d’entre les peuples, je les rassemblerai des différents pays et je les ramènerai sur leur terre ; je les ferai paître sur les montagnes d’Israël, dans les vallées, dans les endroits les meilleurs.

Je les ferai paître dans un bon pâturage, et leurs prairies seront sur les hauteurs d’Israël. Là, mes brebis se reposeront dans de belles prairies, elles brouteront dans de gras pâturages, sur les monts d’Israël.

 C’est moi qui ferai paître mon troupeau, et c’est moi qui le ferai reposer, – oracle du Seigneur Dieu.

 La brebis perdue, je la chercherai ; l’égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la panserai. Celle qui est malade, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître selon le droit.

 

Ez 34,11-12,15-16



Commentaires

Chaque année, l’évêque de Rome, aujourd’hui François, propose un thème de réflexion, de prière et d’apostolat aux Eglises catholiques et universelles. Pour l’année 2015 ce fut, de manière inattendue pour certains, « la vie consacrée », occasion de multiples publications au large panorama sans peut-être suffisamment d’analyse critique (cf. CETAD, « Madeleine Delbrêl », 02/11/2015 ; « Voile et visage de la vie religieuse », 01/09/2015). Pour l’année 2016, le thème proposé se veut plus profond et plus large, avec un enracinement biblique essentiel, « la miséricorde ».

A titre d’ouverture, voici une prière qui veut manifester qu’il ne saurait y avoir de miséricorde de qui donne, sans le rappel de ce qui a été reçu, qui demande la gratitude du merci. Le jour de son ordination, un jeune dominicain ne voulut pas bénir ceux-là mêmes qui lui demandaient sa bénédiction, comme c’était la coutume. Il inventa alors une autre formulation, posant la main sur le front incliné tourné vers lui : « Ce que j’ai reçu gratuitement, je vous l’offre en action de grâce » (08/07/1962).

C’est tout au long d’une vie de baptisé que nous avons à ressourcer ce que nous avons reçu pour vivre la foi. Alors, à notre tour, nous pouvons ouvrir cœur et entrailles, afin de faire œuvre de miséricorde.

 

Eucharistie du Forum des Communautés Chrétiennes

 

MERCI quand chair et esprit ne font qu’un ; quand corps et cœurs s’aiment ;

quand les vies communes osent être différentes.

MISERICORDE pour les amours qui se cherchent en vain ;

les couples qui se déchirent, les enfants du divorce.

 

MERCI pour les médiations dans les quartiers ;

pour les bénévoles des associations, pour les urbanismes humains.

MISERICORDE quand les violences explosent ; pour les exclus dans les villes,

pour les déracinés de leur terre.

 

MERCI quand les enfants grandissent épanouis ;

pour les convictions contagieuses dans les cités et les églises ;

pour les liens tissés entre les générations.

MISERICORDE pour tous les handicapés de la vie ;

quand la maladie ne peut être encore guérie ;

quand l’éducation échoue à la maison et à l’école.

 

MERCI pour le juste temps de travail ; pour l’apprentissage des loisirs ;

pour le bon usage de la retraite.

MISERICORDE pour le chômage qui reste à vaincre

pour les horaires et les cadences qui écrasent ;

pour les heures vides, déprimantes.

 

MERCI pour le métissage des costumes et des coutumes ;

pour les techniques de communication ;

pour les églises qui se reconnaissent.

MISERICORDE pour le refus de l’étranger ;

pour les conflits des intérêts mondiaux ;

pour les intolérances jusque dans les églises.

 

MERCI pour les initiatives dans les nouvelles cités ;

pour les combats des militants ; pour la réhabilitation politique.

MISERICORDE pour les exclu(e) s des responsabilités civiques ;

pour les négociations échouées qui découragent ;

pour les affaires qui corrompent le vivre ensemble citoyen.

 

Patrick JACQUEMONT

 

 

 

 

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