En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

semaine de l'Unité des chrétiens (7) : L'hospitalité dans la prière

Publié le Dimanche 24 janvier 2016



L'hospitalité dans la prière



Fra Angelico, 1395-1455, Gethsemani ; fresque couvent saint Marc à Florence, 1438-1445

Tant que le peuple reste divisé et que les chrétiens ne se reconnaissent pas entre eux, nous sommes tout comme Jésus en Samarie, des étrangers en terre inconnue. Les Juifs ne fréquentaient pas les Samaritains. Jésus brise les barrières !

Il appelle la femme de Samarie comme il a appelé ses disciples.
Les uns et les autres auront à répondre à cet appel : où trouver la force pour cela, sinon dans la prière ?

Le Seigneur nous appelle a la prière comme il demandait aux apôtres à Gethsemani de veiller et de prier. Mais accablés par le sommeil, les disciples dorment et laissent Jésus seul.

 

Fra Angelico représente Jésus laissé seul ; il est loin au fond du tableau en prière, il va falloir qu'il boive le calice apporté par l'ange. Jésus n'ignore pas que la volonté de Dieu son Père est qu'il rassemble dans l'unité les enfants de Dieu dispersés et que cela doit passer par l’accomplissement ce ce que prophétisaient les pages mystérieuses d'Isaïe sur la Serviteur.

 

Fra Angelico a introduit une grande nouveauté dans la cellule où il a représenté la scène. Il y place dans une maison voisine deux femmes, Marthe et Marie de Béthanie, sœurs de Lazare. A la maison Marie lit la Bible tandis que Marthe les mains jointes écoute la lecture faite par sa sœur. Que lisent elles ? Sans doute les paroles des prophètes qui annoncent par le chemin de la Passion : la vie sera donnée au peuple, selon ce qui est écrit par le prophète Isaïe du Serviteur souffrant.

Les femmes veillent et prient avec Jésus, elles seront au pied de la croix et les premières à être témoins de la résurrection, les premières à être envoyées.



Le texte biblique

 Or, il lui fallait traverser la Samarie.

 Il arrive donc à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.

 Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi.

 Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. »

En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions.

La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.

 Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. »

 Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ?

 Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »

 Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ;

 mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. »

 

Jn 4,4-14



Commentaires

Prière

 

Seigneur Jésus, tu as demandé à tes apôtres de veiller et de prier avec toi.
Fais que nous puissions offrir au monde des temps et lieux privilégiés qui lui permettent de se ressourcer et de trouver la paix, afin qu’en priant avec d’autres chrétiens, nous parvenions à te connaître davantage. Amen.

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