En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Dieu miséricordieux dans l'Ancien Testament (5)

Publié le Mercredi 9 mars 2016


Son nom est miséricorde

Dieu nous aime comme une mère aime son nourrisson



Femme allaitant, bas relief de scène de la vie quotidienne, Tello, sud de la mésopotamie, 3e millénaire av JC

 

Cette plaquette représentant une scène de la vie quotidienne, de la vie privée toute simple montrant la beauté de l'amour maternel, devait servir à la dévotion privée.

Le femme allaite son enfant, elle porte une longue tunique à manches courtes maintenue par un châle, à la mode mésopotamienne, ses cheveux coiffés en chignon sont élégamment tenus par des rubans.

L'enfant repose ses pieds sur un panier tressé à partir des abondants roseaux issus des marécages de la partie sud de la Mésopotamie.

Une mère pourrait elle oublier d'allaiter son bébé ?

Et pourtant Dieu «  aime plus qu'une mère »; le prophète se sert de l'amour maternel pour parler de l'amour de Dieu ce qui est assez inhabituel pour les Israélites.

Le prophète compare Dieu à une mère qui chérit le fils de ses entrailles. Nous sommes plus habitués à une image de Dieu Père.

Dieu est toujours là prêt a prendre soin de son peuple, comme il a pris soin des Hébreux lors de l'Exode. Au temps de l'exil, Dieu est présent par l'intermédiaire du Serviteur. Par les images des chemins remblayés , le texte évoque l'annonce du joyeux retour. Bonheur et cris de joie pour manifester la consolation que Dieu offre à son peuple !

Le Seigneur aime tellement qu'il écrit sur sa propre main le nom de celle qu'il aime avec tendresse, Sion, sa ville. Il la regarde sans cesse, comme la mère regarde avec tendresse l'enfant qu'elle allaite.

Le Seigneur n'oublie pas.

 



Le texte biblique

 De toutes mes montagnes, je ferai un chemin, et ma route sera rehaussée.

 Les voici : ils viennent de loin, les uns du nord et du couchant, les autres des terres du sud.

 Cieux, criez de joie ! Terre, exulte ! Montagnes, éclatez en cris de joie ! Car le Seigneur console son peuple ; de ses pauvres, il a compassion.

 Jérusalem disait : « Le Seigneur m’a abandonnée, mon Seigneur m’a oubliée. »

 Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas.

 Car je t’ai gravée sur les paumes de mes mains, j’ai toujours tes remparts devant les yeux.

 Ils accourent, tes bâtisseurs ; tes démolisseurs, tes dévastateurs, ils s’éloignent de toi.

Lève les yeux alentour et regarde : tous, ils se rassemblent et viennent vers toi. Par ma vie – oracle du Seigneur –, tous, ils seront comme une parure que tu revêtiras, autour de toi, comme la ceinture d’une jeune mariée.

 

Isaïe 49, 11-18



Commentaires



Cours aux source, aspire aux fontaines,

En Dieu jaillit la source de la vie,

une vie qui ne peut tarir.
Dans sa lumière se trouve une lumière

que rien ne pourra obscurcir.
Que ton désir aille à cette lumière

que tes yeux ne connaissent pas.
L'oeil intérieur se prépare à voir la lumière,

A la source la soif intérieure brûle de s'abreuver.


Augustin d'Hippone

Commentaire du Psaume 41, 2

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