En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

La parole du Seigneur demeure pour toujours

Publié le Mercredi 25 mai 2016


Claude Monet (1840-1926), Coquelicots, 1873 Paris, Musée d'Orsay

 

Les coquelicots n'évoquent-ils pas l'éclat éphémère de l'été ? Ils ont une couleur flamboyante et appellent à la joie. Mais avec l'hiver ils disparaitront.

Les impressionnistes ont cherché à transcrire l'éphémère dans la nature.

 

Ce tableau est peint par Monet en 1873, alors qu'il connaît une période de plein épanouissement. Il habite alors à Argenteuil, où il trouve des paysages lumineux qui lui permettent d'explorer la peinture en plein air et de jouir des paysages colorés de la région. Il nous partage l'atmosphère vibrante de sa promenade à travers les champs lors d'une journée d'été.

 

Il rend cette gaîté du moment par l'évocation des coquelicots, de manière précise au premier plan puis par des taches colorées, les coquelicots n'existent plus pour eux mêmes mais pour leur couleur, ils disparaissent peu à peu, c'est le souvenir, l'impression qui restent. Cette joie ne durera que le temps de l'été.   

 



Le texte biblique

 Vous le savez : ce n’est pas par des biens corruptibles, l’argent ou l’or, que vous avez été rachetés de la conduite superficielle héritée de vos pères ;

 mais c’est par un sang précieux, celui d’un agneau sans défaut et sans tache, le Christ.

 Dès avant la fondation du monde, Dieu l’avait désigné d’avance et il l’a manifesté à la fin des temps à cause de vous.

 C’est bien par lui que vous croyez en Dieu, qui l’a ressuscité d’entre les morts et qui lui a donné la gloire ; ainsi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.

 En obéissant à la vérité, vous avez purifié vos âmes pour vous aimer sincèrement comme des frères ; aussi, d’un cœur pur, aimez-vous intensément les uns les autres,

 car Dieu vous a fait renaître, non pas d’une semence périssable, mais d’une semence impérissable : sa parole vivante qui demeure. 

C’est pourquoi il est écrit : Toute chair est comme l’herbe, toute sa gloire, comme l’herbe en fleur ; l’herbe se dessèche et la fleur tombe,

 mais la parole du Seigneur demeure pour toujours. Or, cette parole est celle de la Bonne Nouvelle qui vous a été annoncée.

 

1 P 1,18-25



Commentaires



Cette semaine, la liturgie nous propose de lire la lettre de Pierre.

C'est depuis son exil à Rome que Pierre vient témoigner de sa résistance au nom de sa foi.

L'auteur est sans doute un membre judéo-chrétien de la communauté de Rome, il écrit sous le nom de l’apôtre Pierre. En finale il est précisé qu'il est entouré de Silvain et de Marc, deux anciens collaborateurs de Paul.

 

Les destinataires sont qualifiés de gens de passage, sans statut politique, ce qui signifie qu'ils n'ont pas de protection légale, le vocabulaire est celui de l'immigration. La lettre s'attache à relire leur exil positivement, et à les aider à traverser tracasseries et persécutions.

Ce temps est décrit comme un nouvel exode sous le signe de la parole vivante, pour soutenir l'espoir au sein de la fraternité chrétienne.

 

Le texte reprend une confession de foi qui évoque le Christ comme un agneau livré au sacrifice..

Il renvoie au sang de l'agneau pascal (Ex 12, 5), dont la marque sur les portes sauve les Israélites de la mort. Il évoque aussi le sang versé pour le sacrifice de l'Alliance. Accomplissant toutes ces figures passées, le Christ mourant obtient le pardon de Dieu et scelle une alliance nouvelle en versant son sang pour notre délivrance.

Or, selon la tradition juive, le sang de l'agneau était préparé par Dieu, mis en réserve d'avance, de toute éternité. Il y a bien une "prédestination", un dessein de salut de Dieu, de toujours à toujours, et il passe par la venue du Christ, par sa vie livrée et relevée, pour que les hommes renaissent à cette vie nouvelle.

Ainsi la foi élargit-elle le regard aux dimensions de l'univers, elle voit l’agneau de Dieu connu dès avant la création du monde, mort pour nous et relevé par Dieu à la fin des temps.

Dieu n'a pas abandonné l'agneau dont le sang a coulé. A fortiori, il n'abandonnera aucun de nous. Notre foi et notre espérance ne seront pas trompées, Dieu tient toujours parole.

 

L'auteur cite un texte d'Isaïe :

Toute chair est comme l’herbe, toute sa grâce, comme la fleur des champs :

 l’herbe se dessèche et la fleur se fane quand passe sur elle le souffle du Seigneur. Oui, le peuple est comme l’herbe :

 l’herbe se dessèche et la fleur se fane, mais la parole de notre Dieu demeure pour toujours.

(Is 40,6-8)

Ainsi la Parole vive de Dieu ne tombe ni avec les saisons comme un fleur ni avec la mort comme toute chair. Elle demeure à jamais ; confiée aux hommes, cette Parole, la Bonne Nouvelle, doit être annoncée jusqu'aux extrémités de la terre.

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