En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 6

Publié le Lundi 23 janvier 2017


Georges de la Tour, 1593-1652) adoration des bergers, vers 1645 musée du Louvre

 

 

Ce fameux tableau de La Tour de l’adoration des bergers, regroupe un certain nombres de personnages autour de l’enfant Jésus qui par la lumière qui émane de lui, unit chacun. Le fond du tableau est neutre, perdu dans la pénombre. Les personnages sont tout proches les uns des autres, autour de l’enfant. Ainsi une grande force est donnée à la composition et au sens donné à la peinture.

Jésus est au centre des regards, il le centre lumineux . Sa lumière rayonne sur le rouge éclatant de la robe de Marie. L’enfant est bien le centre et la lumière du monde venu pour unir tous les hommes dans son amour. L’agneau qui se faufile entre la mère et le berger vient rappeler que l’enfant est l’agneau qui porte, enlève le péché du monde, apporte la, paix, la réconciliation.

 

Tous les visages qui le contemplent sont intériorisés, et adoptent, chacun différemment, selon sa personnalité, une expression d’émerveillement, d’adoration.



Le texte biblique

 Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.

L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte.

 Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple :

 Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur.

Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »

Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant :

 « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

 

 

 

Lc 2, 8-14



Commentaires

La réconciliation est ambivalente : elle peut être à la fois fascinante et terrifiante. Elle nous attire si puissamment que nous désirons qu’elle s’instaure en nous-même, entre les uns et les autres et parmi les différentes traditions confessionnelles.

Cependant, nous voyons quel en sera le coût et en sommes effrayés. Car se réconcilier signifie renoncer à notre désir de puissance et de reconnaissance.

Avec bienveillance, Dieu nous réconcilie avec lui en Christ même quand nous nous sommes détournés de lui.

Mais l’action divine ne s’arrête pas là : avec l’humanité, c’est toute la création qui est réconciliée en Dieu.

Le Dieu de l’Ancien Testament est fidèle et miséricordieux envers le peuple d’Israël avec lequel il a établi une alliance. Celle-ci demeure « car les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables » (Rm 11, 29).

Jésus, qui par son sang a inauguré la nouvelle alliance, est un fils d’Israël et trop souvent nos Églises ont oublié d’en tenir compte.

Après l’Holocauste, les Églises allemandes ont pour tâche spécifique de combattre l’antisémitisme. De même, toutes les Églises sont appelées à promouvoir la réconciliation au sein de leurs sociétés et à résister à toutes les formes de discrimination humaine, car nous sommes tous appelés à vivre de l’Alliance avec Dieu


***

Prière

Dieu de miséricorde, par amour de ton peuple tu as établi une alliance avec lui. Donne-nous la force de résister à toutes les formes de discrimination. Fais que le don de ton Alliance d’amour nous remplisse de joie et nous fasse rechercher une unité plus profonde. Par Jésus Christ, notre Seigneur ressuscité, qui vit et règne avec toi et le Saint-Esprit pour les siècles des siècles. Amen.

 


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