En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 8

Publié le Mercredi 25 janvier 2017


Giotto 1267/6- 1337 (ou atelier) : Scènes de la vie de Marie Madeleine : « Noli me tangere », détail. 1320s. Fresque. Assise, église inférieure Saint François, chapelle sainte Madeleine

 

Giotto est célèbre en particulier pour les fresques peintes dans la basilique d’Assise, notamment pour la décoration de l’église supérieure sur la vie de saint François. Une des chapelles de l’église inférieure est consacrée à Marie Madeleine.ces fresques ont été nettoyées et restaurées au 20e, ce qui permet d’en admirer les détails.

 

On voit Marie Madeleine reconnaissant Jésus son Seigneur qu’elle croyait mort. Il est ressuscité, elle le voit, elle tend les mains vers lui pour le retenir, et le garder. Les mains ouvertes, le regard intense, elle est bien ancrée sur la terre, son corps agenouillé vêtu d’un épais manteau marron.

 

Jésus, lui, tout de blanc vêtu entouré d’une mandorle de rayions dorés, est léger. Il regarde Marie Madeleine, la prie de ne pas le toucher. Il se retire et envoie Marie. Sa foi doit lui suffire pour partir en mission annoncer aux disciples la bonne nouvelle : il est ressuscité ! Il est parmi nous pour toujours.



Le texte biblique

 Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau.

Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.

 Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »

Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.

Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. »

Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.

Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

 Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

 

 

Jn 20, 11-18 



Commentaires

Que se passerait-il… ? Que se passerait-il si les prophéties bibliques se réalisaient vraiment ? Si cessaient les guerres entre les peuples et si à partir des armes étaient fabriqués des instruments porteurs de vie ? Si régnaient la justice et la paix de Dieu, une paix qui serait bien plus qu’une simple absence de guerre ? Si toute l’humanité se rassemblait en une célébration où plus personne ne serait laissé de côté ? Que se passerait-il si n’existaient vraiment plus la tristesse, les larmes et la mort ? Ce serait l’aboutissement de la réconciliation offerte par Dieu en Jésus Christ. Ce serait le paradis !

 

Psaumes, cantiques et hymnes chantent le jour où toute la création aura atteint enfin la plénitude, le jour où Dieu sera « tout en tous ». Ils racontent l’espérance chrétienne en l’avènement du règne de Dieu, quand les souffrances seront transformées en joie. Ce jour-là, l’Église se révélera dans toute sa beauté et toute sa grâce comme l’unique Corps du Christ. Partout où nous nous réunissons dans l’Esprit pour chanter ensemble l’accomplissement des promesses de Dieu s’ouvrent les cieux et nous commençons ici et maintenant à danser sur la mélodie de l’éternité.

 

Alors que nous pouvons dès maintenant goûter l’existence du paradis, ensemble prions et réjouissons-nous. Partager des images, des poèmes ou des chants de nos propres traditions pourrait insuffler une nouvelle ferveur à notre pratique. Ces ressources peuvent nous ouvrir à de nouveaux espaces où vivre notre foi commune et notre espérance en l’avènement du Règne de Dieu.

***

Prière

 

Ô Dieu Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, nous te rendons grâce pour cette semaine de prière, pour nous avoir rassemblés en frères et sœurs chrétiens, et pour toutes les manières dont nous avons vécu ta présence. Ensemble, louons éternellement ton saint nom pour que nous continuions à croître dans l’unité et la réconciliation. Amen. 

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