En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Présentation du Seigneur

Publié le Jeudi 2 février 2017


Émail byzantin, musée de Berlin, Kunstgewerbemuseum Berlin

 

L’émail cloisonné est une tradition de l’art byzantin du 6e au 12 e siècle. C’est une technique du travail du métal et du verre. Les byzantins ont perfectionne une forme d’émaillage appelée cloisonnée  où des bandes d'or soudées à une plaque de base métallique forment les contours de l'image et les espaces creux sont ensuite remplis de pâte de verre colorée.

 

On peut admirer le travail minutieux dans cette belle plaque représentant la présentation de Jésus au temple. Même les visages sont expressifs.

Marie entoure de ses bas tendrement son enfant et son regard est triste.

Syméon a gardé ses mains couvertes en signe de respect et sa joie est lisible dans ses yeux.

Jésus semble prévoir son destin. De sa main il bénit les spectateurs que nous sommes et il tient le rouleau de la Parole dans son autre main.

Les vêtements aux multiples plis sont raffinés tant dans les couleurs que dans les formes.

 

Le fond or est la marque du milieu divin.



Le texte biblique

 Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,

 selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.

 Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.

 Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui.

Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.

 Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,

 Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :

 « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole.

 Car mes yeux ont vu le salut

 que tu préparais à la face des peuples :

 lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »

 Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui.

 Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction

 – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »

 Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage,

 demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.

 Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.

 L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.


 

 

(Lc 2, 32)



Commentaires

Paraissez, ô très sainte Vierge ! Paraissez, ô divin Jésus ! et fléchissez par votre exemple nos cœurs indomptables. Qui peut être exempt d’obéir, puisqu’un Dieu lui-même se soumet ? Quel prétexte pourrons-nous trouver pour nous dispenser de la loi, après que la Sainte Vierge elle-même se purifie, et ne se croit point affranchie par sa pureté angélique du joug d’une loi servile, de laquelle elle est formellement exceptée ?

Votre âme, ô Marie sera percée d’un glaive. Ce qu’on lui prédit lui fait tout craindre, ce qu’on exécute lui fait tout sentir. Voyez cependant sa tranquillité par le miracle de son silence, … et elle nous apprend par cet exemple les deux actes de résignation par lesquels nous devons nous immoler à Dieu : nous préparer de loin à tout ce qu’Il veut ; nous soumettre humblement à tout ce qu’Il fait.

Si nous nous abandonnons entièrement à la sainte volonté de Dieu, nous y trouverons la paix de nos âmes. Nous ressemblerons au bon Siméon. La vie n’aura rien qui nous attache, et la mort, tout odieuse qu’elle est, n’aura rien qui nous épouvante : nous attendrons humblement et tranquillement, l’ordre de la Providence éternelle pour décider de notre départ. Et quand nous aurons accompli ce que Dieu veut que nous fassions sur la terre, nous serons prêts à dire, à l’imitation du saint vieillard : Seigneur, laissez maintenant mourir votre serviteur en paix.

 

Bossuet, Sermon pour la présentation de Jésus au temple, Oeuvres complètes, tome 4

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