En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

L'arche de Noé

Publié le Mercredi 15 février 2017


Arche de Noé, mosaïque du narthex de la Venise, de la basilique Saint-Marc de Venise, 13e siècle

 

La basilique saint Marc à Venise fut construite en 828, pour recevoir les reliques de l’évangéliste saint Marc rapportées par des marchands vénitiens d’un petit port proche d’Alexandrie.

Elle fut reconstruite après un incendie en 976.

les murs de l’intérieur est couvert de mosaïques sur fond d’or, réalisées à partir du début du 11e siècle pour se poursuivre jusqu’au 13e.

 

Le programme iconographique des mosaïques couvre toute l’histoire de la chrétienté, avec des événements particuliers liés à la sensibilité politique de la République Sérénissime.

La mosaïque de l’abside montre le fameux Christ Pantocrator et les quatre patrons de la ville.

Le narthex est décoré de mosaïques du 13e représentant des scènes de l’Ancien Testament, de la création à l’exode.

L’histoire de Noé est représentée en plusieurs épisodes . Nous le voyons ici à l’intérieur de son arche, observant les phénomènes atmosphériques extérieurs.

L’arche est représentée comme une grande embarcation carrée en bois. On n’aperçoit que l’extérieur, seul Noé apparaît à une fenêtre.

La figure de Noé semble confiante, apaisée malgré les circonstances difficiles de l’inondation. Il a confiance.

Les flots l’entourent, occupant toute la moitié de la surface.

Le corbeau, bien noir, est loin de lui, s’attaquant à un animal au-dessus des flots, il est parti de la nef de Noé et ne revient pas, Jérôme de Stridon le surnomma « infect oiseau de corruption ».

 

La colombe toute blanche lâchée par Noé, qui apportera une branche d’olivier en viendra à symboliser le Saint Esprit, l’espoir du salut et finalement la paix.



Le texte biblique

 Au bout de quarante jours, Noé ouvrit la fenêtre de l’arche qu’il avait construite,

 et il lâcha le corbeau ; celui-ci fit des allers et retours, jusqu’à ce que les eaux se soient retirées, laissant la terre à sec.e

 Noé lâcha aussi la colombe pour voir si les eaux avaient baissé à la surface du sol.

 La colombe ne trouva pas d’endroit où se poser, et elle revint vers l’arche auprès de lui, parce que les eaux étaient sur toute la surface de la terre ; Noé tendit la main, prit la colombe, et la fit rentrer auprès de lui dans l’arche.

Il attendit encore sept jours, et lâcha de nouveau la colombe hors de l’arche.

Vers le soir, la colombe revint, et voici qu’il y avait dans son bec un rameau d’olivier tout frais ! Noé comprit ainsi que les eaux avaient baissé sur la terre.

 Il attendit encore sept autres jours et lâcha la colombe, qui, cette fois-ci, ne revint plus vers lui.

C’est en l’an six cent un de la vie de Noé, au premier mois, le premier jour du mois, que les eaux s’étaient retirées, laissant la terre à sec. Noé enleva le toit de l’arche, et regarda : et voici que la surface du sol était sèche.

 Noé bâtit un autel au Seigneur ; il prit, parmi tous les animaux purs et tous les oiseaux purs, des victimes qu’il offrit en holocauste sur l’autel.

 Le Seigneur respira l’agréable odeur, et il se dit en lui-même : « Jamais plus je ne maudirai le sol à cause de l’homme : le cœur de l’homme est enclin au mal dès sa jeunesse, mais jamais plus je ne frapperai tous les vivants comme je l’ai fait.

Tant que la terre durera, semailles et moissons, froidure et chaleur, été et hiver, jour et nuit jamais ne cesseront. »

 

 

Gn 8,6-13.20-22



Commentaires

Nous en arrivons à la fin du déluge qui consiste en une décrue progressive .

Les lâchers d’oiseaux étaient une pratique courante des navigateurs anciens.

Le récit biblique, après le lâcher du corbeau, rapporte un triple lâcher de colombe. L’animal se comporte en collaborateur de l’homme.

Chaque scène est différente. D’abord la colombe rentre sans avoir pu se poser. Sept jours plus tard, temps de Dieu, la colombe rentre le soir venu comme si elle retrouvait son nid, rapportant un rameau d’olivier. La troisième fois la colombe disparaît. ,

 

Dans la tradition ce rameau d’olivier a symbolisé la vie après le passage de la mort, puis la possibilité de paix après le déchaînement de la violence des eaux.

Partie sans retour, la colombe devient messagère d’espérance pour les hommes.

 

La première action de Noé revenu sur terre est d’offrir un sacrifice d’action de grâce.

C’est un événement que l’on retrouve dans tous les récits de déluges anciens.

Le sacrifice sent bon et plaît au Seigneur ; la promesse de Dieu sera exaucée, plus jamais le Seigneur ne frappera tous les vivants. Le devenir de la terre est clairement dissocié des actes des hommes, à la différence des récits précédents où le péché d’Adam et Eve, puis le crime de Caïn entraînaient la malédiction de la terre :

 

« Jamais plus je ne frapperai tous les vivants » ! C'est une nouvelle création, un nouveau dé part, le chapitre suivant de la Genèse évoquera une alliance perpétuelle (Gn 9,16). 

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