En lien avec l'Institut Catholique de Paris et la Conférence des Évêques de France

Publié le Mardi 23 mai 2017


Masaccio, 1401-1428, la Trinité, 1425-28, sainte Marie Nouvelle, Florence

 

Nous admirons ici une représentation type du trône de grâce : la Trinité avec Dieu le Père, soutenant la croix de son Fils Jésus et le saint Esprit, sous la forme d’une colombe entre eux deux.

Marie et Jean sont à leurs pieds, ainsi que les commanditaires. En dessous un sarcophage comprenant le squelette d’Adam est représenté, avec l’inscription « J’étais ce que vous êtes ; vous serez ce que je suis ».

Cette fresque est surtout connue en raison de la mise en place d’une perspective tout a fait originale.

La structure est pyramidale : chaque personnage est représenté en fonction de son importance, depuis la tombe, le sol terrestre, et le paradis avec Dieu, tandis que son Fils est entre les deux mondes manifestant son caractère à la fois humain et divin .

Il y a là un rappel de la spiritualité proposée à chacun pour accéder à Dieu, Père, Fils et Esprit, en passant par le sacrifice du Christ.

 

Jésus en croix occupe la place la plus importante, il regarde le monde, les bras largement étendus ; argumente-t-il pour juger le monde et le racheter ? Il offre son sacrifice à Dieu son Père qui le soutient avec amour. Sa mort sur la croix est due au péché de toute l’humanité depuis Adam ; mais il annonce la venue du Saint Esprit représenté sous la forme de la colombe qui fait le lien entre Dieu et lui. Le monde est sauvé par l’intercession du Saint Esprit annoncé par Jésus dès avant sa mort.



Le texte biblique

Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?”

Mais, parce que je vous dis cela, la tristesse remplit votre cœur.

Pourtant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai.

Quand il viendra, il établira la culpabilité du monde en matière de péché, de justice et de jugement.

En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi.

En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus.

En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé.

 

Jn 16, 5-11



Commentaires

Nous poursuivons la lecture du discours d’adieu de Jésus tel que Jean le déploie dans son évangile.

 

Jésus explique maintenant que c’est pour ses disciples qu’il vaut mieux qu’il parte. Ainsi ils auront un défenseur, et un interprète qui leur permettra de mieux comprendre ce qu'il a vécu et voulu pour eux. Sans l’Esprit les disciples sont incapables d’avoir une pleine intelligence de Jésus.

Mais pour que vienne l’Esprit, il faut que Jésus s’en aille.

 

l’Esprit poursuit l’oeuvre de Jésus, il assure à l’Église qu’elle est dans le vrai et lui permet de faire face aux forces hostiles du monde.

 

Jésus du temps de sa présence terrestre, révélait le péché des hommes et le jugeait.

 

L’Esprit continue la tâche de Jésus en inspirant la communauté : il prouve que le monde est dans le péché, le péché suprême étant la mise à mort de Jésus ; il fait justice en faveur de Jésus, sa mort étant exaltation par son Père ; enfin il porte sentence contre le monde coupable d’avoir condamné Jésus.

Ainsi l’Esprit vivant dans l’Église atteste que la condamnation et la mort de Jésus ont débouché sur sa glorification auprès de Père.

 

Ainsi l’évangéliste Jean fait le lien entre la venue de l’Esprit et la mort en croix de Jésus.

 

Voilà ce qui est révélé aux croyants : Jésus le condamné est le Fils totalement offert à l’amour des hommes et du Père. Alors le monde découvre qu’il est pécheur, parce qu'il a refusé l’amour offert ; mais il découvre aussi que dans la puissance de l’Esprit une conversion est possible, qu’il peut refuser la puissance du mensonge, de la haine, pour se laisser conduire vers la vérité d’un don inouï.

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